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Piano et entraînement de l'esprit
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24 août 2023

Au sujet du roman dharmique et de l'inconscient

Je lis les bouquins de Kyriacos Markides sur le "Fr Maximos" (futur metropolite Athanase de Limassol), j'ai l'impresssion qu'ils ont eu un grand nombre de discussions enregistrées au magnétophone, avec comme but l'idée de faire des bouquins exposant simplement non pas la théologie mais la pratique spirituelle, par exemple les 5 étapes des logismoi (entre parenthèses j'ai enfin compris ce qu'étaient les logismoi, ce n'est pas du tout équivalent à ce qu'on appelle "le mental" ou même l'émotionnel, alors même que c'est souvent traduit par "pensées"), les anges, les démons, et ainsi de suite, tout ça dans un langage simple mais sans trop simplifier. Mais surtout dans un langage déjà moderne, par exemple il explique que le but est d'éliminer le subconscient (on comprend que l'insconscient est également concerné), ce que finalement personne n'a jamais dit aussi clairement il me semble. Car ça n'est pas rien, comme nouvelle.
Bref, du coup on retombe sur la méthode Rudi qui dit que la pratique doit faire sortir des blocs d'inconscient qui sont de l'énergie cristallisée, et que ceux des vies antérieures sont autrement plus gros que ceux de la vie présente, mais en fin de compte on s'en fout d'où ça sort (dans l'hypothèse d'une reformulation du paradigme chrétien). Ce qui explique finalement le rôle du roman par rapport à celui de la théologie (en l'absence de Père spirituel). Quand on mène une vie monastique, le but n'est pas de se la couler douce en faisant ses offices et sa petite obédience, mais de vivre des événements qui vont faire ressortir tout l'inconscient caché, on comprend que ça consiste pour l'higoumène qui s'y connaît à appuyer précisément là où ça fait mal, par exemple à accuser injustement quelqu'un pour qui la justice est le pivot fondamental de sa personnalité, ou à traiter d'incapable quelqu'un qui fait justement tous les efforts pour être capable, ou à traiter de fillette un grand gars costaud qui a été malingre dans son enfance et s'est fait traiter partout de fillette etc... il faut en quelque sorte activer tous les traumatismes possibles et imaginables. On comprend que les austérités sont une bonne méthode, car justement ça met la pression sur le psychisme. Il faut bien sûr que le monastère concerné soit clairement enclavé dans le monde spirituel, sinon on va juste rendre les gens complètement fous.
Quoi qu'il en soit le roman est une autre méthode pour faire sortir l'inconscient, dans la mesure où on ne se méfie pas et on ne se rend pas compte qu'on est en train de le projeter. Tout ça pour en arriver à te dire qu'il y a pour moi deux étapes : 1) imaginer la scène 2) l'écrire. Quand on écrit, ça tourne souvent différemment de ce qu'on avait imaginé. De plus ça permet de développer les choses, en closant (participe présent du verbe clore...) les précédentes au fur et à mesure. Clore un traumatisme ou une tendance prend plus de temps que l'écriture d'un chapitre. En général ça prend une saison entière (genre 40 ou 50 "scènes" tournant autour d'un même thème). Quand j'en suis au chapitre 20 je peux réécrire le chapitre 1 et c'est d'ailleurs souvent ce qui se passe. Les choses ont suffisamment évolué pour que je reprenne tout depuis le début d'une façon moins grossière, chaque saison est donc écrite peut-être 3 fois, aussi en fonction des lectures. Là par exemple dans l'histoire entre le prêtre orthodoxe et la fille-garçon manqué, j'ai eu soudain l'idée que si la fille fait de l'occultisme et du new age avec des amis à elle, ça va fortement pimenter les choses, du coup je vais tout reprendre.
Quoi qu'il en soit je voulais dire que quand une saison est à peu près écrite, tout à coup à un moment précis on sent que c'est fini même si tout n'est pas finalisé, ça veut dire qu'on en a fini avec une certaine problématique générale. Il faut attendre un certain temps, et une autre se dessine, qui fait écrire une nouvelle "saison". Une saison prend généralement 1 an ou 2.

En ce qui me concerne, une saison est généralement initiée par une lecture (ou un ensemble de lectures) ou une série télé, qui soulèvent un gros bloc d'inconscient. A ce moment là il y a des personnages qu'on a envie de créer et de faire interagir. Pour te donner un exemple con, j'avais lu ce bouquin "la vieillesse ça n'existe pas" de Jeanne Liberman qui a commencé le judo à 58 ans et passé sa ceinture noire à je ne sais plus quel âge, elle est aussi allée au Japon pour rencontrer le grand maître d'aikido Ueshiba etc... Du coup ça m'a donné l'idée d'une inclusion d'une dizaine de chapitres dans une saison en cours. Maintenant je trouve toute cette histoire totalement ridicule, mais elle a eu son importance. En fait on inclut toutes ses lectures et rencontres dans le roman, et on s'en sert pour faire sortir de l'inconscient. En général quand on lit un bouquin ou qu'on voit une série, il n'y a que 10% de l'info énergétique qui remonte au conscient, et tout le reste est perdu. Je pense que tu aurais depuis longtemps les réponses à certaines questions que tu te poses si tu avais écrit des histoires correspondant à ton vécu, car le vécu, il passe vite, et on n'a pas le temps de voir ce qui se passe. Ou alors il faut une quantité énorme de matériau, comme Rudi avec son magasin, ses disciples, ses voyages etc. Là on peut en gâcher. Toi tu as une vie bcp plus trépidante que la mienne, et pas mal de lectures, on peut cependant supposer que beaucoup de choses très importantes sont perdues dans l'écume de ce grand fleuve... en sorte qu'il te faudra les revivre encore et encore. et la cerise sur le gateau bien sûr, c'est que la méthode développe énormément l'imagination. On ne le voit pas tout de suite. Mais j'ai l'impression que c'est le seul moyen pour avoir de fortes incursions du surnaturel dans sa méditation, vu le manque de pères spirituels, au moins dans ce pays.

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Commentaires
D
Wiki oublie simplement de définir les logismoi. Ce ne sont pas des "pensées tentatrices". Ce sont des "pensées qui ont une grande force", elles peuvent venir de Dieu ou du Démon. Mais en gros, c'est soi des trucs obsessifs, soit des trucs très forts. On peut avoir l'obsession de construire un monastère comme celle de coucher avec la femme du voisin. On peut aussi avoir peur des souris. On comprend en fait que les primaux qui sortent sont aussi des logismoi.
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D
Ok je pense que la référence est dans l'échelle sainte de St Jean Climaque<br /> <br /> https://fr.orthodoxwiki.org/Logismoi
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D
Du coup c'est quoi les 5 étapes des logismoi ?
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M
PS : <br /> <br /> - J’en profite pour vous mettre en lien un audiobook que je trouve génial : « The adventures of Sherlock Holms ». J’adore la voix du narrateur qui est très drôle. Je crois que c’est le meilleur audiobook que j’aie jamais écouté. Chaque aventure dure une heure d’audiobook environ. Mais c’est vrai qu’il faut écouter l’anglais : https://librivox.org/the-adventures-of-sherlock-holmes/<br /> <br /> <br /> <br /> Mes aventures préférées sont celles de « The Red-Headed League», et « The Man with the Twisted Lip ». À l’époque où j’écoutais cet audiobook, je ne comprenais absolument rien ou presque, mais à force de le réécouter sans cesse, j’ai bien compris le contenu.<br /> <br /> <br /> <br /> - Pour le Comte de Monte Cristo, il y a un feuilleton télé en trois parties sympa (une belle musique, des acteurs beaux et sympas, les scènes dans lesquelles Edmond Dantes est déguisé sont sympas):<br /> <br /> https://www.youtube.com/watch?v=vxSREphJHVU<br /> <br /> https://www.youtube.com/watch?v=qZYB6j6FvZg<br /> <br /> Pour le livre d’Alexandre Dumas:<br /> <br /> https://beq.ebooksgratuits.com/vents/Dumas_Le_comte_de_Monte_Cristo_1.pdf<br /> <br /> <br /> <br /> - Rabbi Nahman dans ses contes se base sur l’idée de la princesse et du héros qui traverse tout pour la retrouver (premier conte et avant-dernier je crois). Ses contes je crois sont des modèles un peu fous, mais qui me fascinent énormément. Je vous écris le passage des deux oiseaux séparés, je ne sais pas ce que vous en pensez, partagez vos idées si vous le voulez.<br /> <br /> C’est le conte des 7 mendiants, avec la partie du mendiant bossu, le cinquième mendiant. Cette partie est je crois celle qui me fascine le plus de tous les contes. Si vous pouvez m’aider à la déchiffrer (au moins en partie), je vous en serais reconnaissant :<br /> <br /> <br /> <br /> «En vérité j'ai un très beau cou, il est tout à fait normal, et j'ai aussi une bonne voix. Grâce à elle, je peux imiter tous les sons du monde, y compris le timbre d'une voix. J'ai un très bon cou et une très bonne voix, le pays peut en attester :En effet, il existe un pays où tout le monde connaît bien l'art musical. Tout ses habitants se consacrent à la musique, même les petits enfants. Il n'y a pas un seul enfant qui ne sache jouer de quelque instrument de musique. Le plus petit dans ce pays, serait le plus grand des musiciens dans un autre pays. Les sages et le roi de ce pays, ainsi que ceux qui jouent dans des orchestres, sont des musiciens extraordinaires. Un jour, les sages du pays s'étaient réunis, et chacun se vantait de son art. Celui-ci se vantait de savoir jouer d'un instrument, celui-là se vantait de savoir jouer d'un autre instrument. Un autre se vantait de savoir jouer d'un autre instrument encore. Un autre de savoir jouer de chacun de ces instruments. Un autre de savoir jouer de tous les instruments. Un autre encore se vantait de pouvoir imiter un instrument avec sa voix. Tel autre se vantait de pouvoir imiter un autre instrument. Un autre se vantait de pouvoir imiter chaque instrument. Il y en avait un qui se vantait de pouvoir imiter le tambour ; et un autre le bruit du canon. Et moi, qui étais présent, je m'écriai : Ma voix est meilleure que les vôtres. En voici la preuve : si vous êtes vraiment de grands musiciens, aidez ces deux pays : Il y a deux pays séparés par des milliers de milles . Lorsque vient la nuit, on ne peut pas dormir. A la nuit tombée, des lamentations se font en effet entendre. Les hommes, les femmes, les enfants entendent des plaintes lugubres et tous se mettent à se lamenter. Si l'on posait une pierre là-bas, elle fondrait. Voilà ce qui se passe dans ces deux pays. Dans le premier, on entend cette lugubre plainte et tous doivent se lamenter ; et c'est pareil dans le second. Des milliers de milles les séparent l'un de l'autre. Donc, si vous êtes experts dans l'art musical, aidez ces deux pays ou, du moins, imitez leurs lamentations. Ils me répondirent : Conduis-nous là-bas. <br /> <br /> - D'accord, je vais vous y conduire. Ils partirent tous, ils marchèrent et arrivèrent dans l'un des pays. Lorsque la nuit tomba, tout se passa comme d'habitude. Tous se lamentèrent y compris les sages. (Ils se rendirent compte qu'ils ne seraient d'aucune aide.) Le mendiant leur dit :<br /> <br /> - Quoi qu'il en soit, dites-moi d'où vient cette lamentation que l'on entend. D'où vient-elle ?<br /> <br /> - Mais tu le sais bien !<br /> <br /> - Oui, je le sais. Il y a deux oiseaux : un mâle et une femelle. Il n'existe qu'un couple de ces oiseaux au monde, et la femelle a disparu. Le mâle la cherche, et elle cherche le mâle. Cela fait longtemps qu'ils sont à la recherche l'un de l'autre et ils se sont perdus. Ils se sont rendus compte qu'ils ne pouvaient plus se retrouver. Ils sont restés là où ils étaient et ont construit un nid. Le mâle a construit son nid près de l'un des deux pays, mais pas trop près. Cependant, sa voix porte tellement que l'on croit qu'il a fait son nid tout près du pays et on y entend sa voix. La femelle a fait son nid près de l'autre pays. Lorsque vient la nuit, le couple se lamente. Il se lamente à cause d'elle, et elle se lamente à cause de lui. Ils le font avec une profonde tristesse. Et ce sont ces lamentations que l'on entend et qui font que tout le monde doive se lamenter et ne parvienne à dormir. Ils ne voulurent pas le croire et ajoutèrent :<br /> <br /> - Est-ce que tu nous conduiras là-bas, près des oiseaux ?<br /> <br /> - Je peux vous y conduire. Mais comment pouvez-vous y aller ? Si déjà vous ne pouvez pas supporter les lamentations et si vous êtes forcés de vous lamenter, lorsque vous arriverez là-bas, vous ne pourrez vraiment pas supporter les hurlements. D'autre part, lorsqu'il fait jour, la joie qui règne là-bas est insupportable. En effet, dans la journée tous les oiseaux se rassemblent autour du mâle et de la femelle, les consolent, et les réjouissent avec beaucoup d'allégresse. Ils leur adressent des paroles de consolation : Vous allez vous retrouver. Ils se réjouissent, et dans la journée, la joie n'est pas supportable. De loin, on n'entend pas les cris de joie ; on ne les entend que lorsqu'on est tout près. En revanche, les hurlements s'entendent de loin. Vous ne pouvez donc pas aller là-bas.<br /> <br /> - Ne peux-tu pas arranger cela ?<br /> <br /> - Si, je le peux, car je sais imiter tous les sons du monde. Je sais même émettre des sons, c'est-à-dire que je suis capable de lancer ma voix, de telle sorte que là où je suis, on ne puisse l'entendre, mais plus loin, il est possible de l'entendre. Ainsi je peux lancer une voix de elle à lui, c'est-à-dire que je peux imiter sa voix à elle et la faire parvenir près de l'endroit où lui se trouve. De même, je peux émettre sa voix à lui depuis l'endroit où il se trouve et la faire parvenir à elle. C'est ainsi que je vais les attirer l'un vers l'autre et tout arranger. Mais qui aurait pu le croire ? Il les emmena dans une forêt. Ils entendirent comme une porte que l'on ouvre et referme, et que l'on verrouille. Puis, le bruit d'un fusil qui tire un coup et celui d'un chien qui va chercher le gibier et se traîne dans la neige. Ils entendirent tout cela. Ils regardèrent mais ne virent rien. Ils n'entendirent pas le mendiant émettre quelque son que ce fût. (Cependant le mendiant avait lancé sa voix et ils se rendirent compte qu'il pouvait imiter tous les bruits et les envoyer quelque part.)(Le Rebbe n'en dit pas plus et omit volontairement une partie de l'histoire.)Le mendiant conclut : Par conséquent, ce pays peut attester que j’ai une bonne voix et que je sais imiter tous les sons. Aujourd'hui, je vous donne en droshe geshank d'être comme moi.” La joie et l'allégresse furent grandes.Le cinquième jour ils furent joyeux. Ils se souvinrent du mendiant bossu. »<br /> <br /> <br /> <br /> Liens : <br /> <br /> http://www.lesdouzemazaloth.com/contes_des_temps_anciens.pdf<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> J’en profite pour rajouter un autre point, celui des grands rois dictateurs de la bible qui sont bien intéressants : le plus grand d’entre eux est le roi Nimrod qui a présidé à la construction de la Tour de Babel. Il possédait une sagesse incroyable, ainsi que de grands et puissants artéfacts tel que la tunique d’Adam. Il avait le pouvoir de se retourner contre Dieu et d’aller contre lui. Il y avait aussi le roi Assuérus, avec l’histoire de la reine Ester qui est le plus grand agent secret de l’histoire biblique, et sans doute le plus grand héros de tout l’ancien testament. Il y a aussi l’histoire de Nabuchodonosor et de Daniel et Pharaon bien sûr. Tous ces grands dictateurs sont tombés ainsi que leur empire, il n’en est rien resté.<br /> <br /> <br /> <br /> J’aime bien Elon Musk, je trouve qu’il est bien intéressant, et on peut s’en inspirer dans bien des aspects, mais peut-être fait-il un bon roi dans la lignée de Nimrod.
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M
Bonjour, je me permets de réagir à votre article car il me donne beaucoup d'idées que j'aimerais partager ici.<br /> <br /> Il faudrait, d’après ce que vous écrivez, créer un petit théâtre dans lequel nous mettrions en scène toutes sortes de choses ; un peu comme un laboratoire ou un simulateur. On pourrait appeler cela « le théâtre, le laboratoire ou le simulateur des terres pures » (au choix).<br /> <br /> <br /> <br /> « mais de vivre des événements qui vont faire ressortir tout l'inconscient caché » ; « à appuyer précisément là où ça fait mal, par exemple à accuser injustement quelqu'un pour qui la justice est le pivot fondamental de sa personnalité, ou à traiter d'incapable quelqu'un qui fait justement tous les efforts pour être capable » ; « il faut en quelque sorte activer tous les traumatismes possibles et imaginables. » ; « Clore un traumatisme ou une tendance » ?<br /> <br /> <br /> <br /> Je ne sais même pas ce que peut signifier « clore un traumatisme ou une tendance ».<br /> <br /> <br /> <br /> Si on pense à ce que vous dites, alors le processus de réalisation serait en quelque sorte comme une accélération du processus des renaissances et des morts (des réincarnations). Dans le processus des réincarnations finalement, il ne se passe pas grand-chose de vie en vie si j’ai bien compris. C’est archi-lent. Quand un petit truc intéressant se passe, tout le monde s’excite un peu et tente plus ou moins de le faire tomber à l’eau. Notre simulateur ou laboratoire de terres pures va en revanche accélérer ce processus de façon exponentielle. Quand on comprend qu’il ne se passe dans une vie que 2 ou 3 évènements vraiment marquants (ainsi qu’une multitude de petites interactions d’âmes non-négligeables quand même je pense), il devient possible d’accélérer et d’augmenter le processus dans un espace protégé, au-delà de l’espace physique. <br /> <br /> <br /> <br /> « En général quand on lit un bouquin ou qu'on voit une série, il n'y a que 10% de l'info énergétique qui remonte au conscient, et tout le reste est perdu. » ; « et la cerise sur le gateau bien sûr, c'est que la méthode développe énormément l'imagination. »<br /> <br /> <br /> <br /> Le processus cognitif serait : repérer un fil, « a thread », un quelque chose intéressant, comme un détail spécial ou une ébauche de situation intéressante parmi le quasi-néant de la vie ordinaire. Ensuite, on attrape le bout du fil qui dépasse et on tire on tire on tire. De cette façon, on accède à des mondes d’imaginations nouveaux (mais réels aussi quelque part). Nous possédons en nous cette capacité souvent dans des domaines restreints, mais rarement dans une grande variété de domaines. C’est ce que je m’efforce souvent de répéter, on est en quelque sorte bon dans un domaine, et on a de l’imagination associé, on est « spécialiste », mais dans tout le reste, on est dans le grand noir. <br /> <br /> Pour donner un exemple plus « rationnel », on pourrait penser à Sherlock Holmes qui voit tout ce qu’il se passe à partir de l’observation de petits détails. Le petit détail est comme le fil qui dépasse. Ensuite Sherlock a le don d’attraper le fil qui dépasse (de le remarquer consciemment), puis de le dérouler, de le dérouler dans son esprit. En général, il n’a même pas besoin d’enquêter, un petit fil qui dépasse est suffisant pour dérouler toute l’enquête dans son esprit logique et de reconstituer la chaîne causale des évènements. Ensuite, Sherlock a déjà la réponse à l’enquête, il ne lui reste plus qu’à « cueillir » la preuve finale et le tour est dans le sac.<br /> <br /> <br /> <br /> Mais nous, notre travail en revanche serait de dérouler des fil d’évènements pour créer une histoire spéciale au travers laquelle nous vivons par procuration, un peu comme au travers d’un avatar. Ce serait un peu comme un générateur de vies (dans le sens de réincarnations). Le plus important finalement serait de trouver le fil essentiel, un peu comme l’aiguille dans la botte de foin, et ensuite le dérouler de manière habile. En fait, derrière le fil, ce qui se cache, c’est notre moi supérieur (le moi supérieur est comme caché dans notre vie ordinaire), c’est lui qui tire les ficelles de notre vie. Il voit ce qu’il se passe et manipule les fils de la destinée. <br /> <br /> On pourrait en quelque sorte penser à une « trame du destin » ou « trame de la destinée »<br /> <br /> <br /> <br /> Il est également possible de concevoir l’Histoire biblique en ces termes. D’ailleurs les kabbalistes voyaient chacun des personnages bibliques comme des morceaux d’âmes réincarnés (ils se réincarnent dans le temps et se réparent progressivement depuis la brisure des âmes d’Adam et d’Eve). <br /> <br /> Aujourd’hui, « l'Histoire biblique » et « l'Ancien Testament » sont remplacés par les « Avengers » et « Hollywood et compagnie », les gens ne connaissent plus cette histoire, qui est quand même à la fois riche, complexe et détient plusieurs sens et possibilités d’interprétations. Dans cette histoire biblique, il y a aussi des fils directeurs assez profonds je crois. C’est le berceau de notre culture, et ça peut aussi être considéré comme une forme de « roman dharmique » d’un certain point de vue. Les voies de narration empruntées par l’Ancien testament ne sont pas trop clichées, et en ce sens, elles sonnent plutôt justes. <br /> <br /> Peut-être que s’il est si difficile pour nous de générer des espaces tantriques (des embryons de terres pures), c’est parce que nous ne détenons pas les structures et les fils directeurs qui président à la génération de tels espaces. <br /> <br /> Les voix du seigneur sont impénétrables : les chemins de génération de ces espaces sont non-conventionnels, c’est-à-dire qu’ils sont inattendus, même pour notre moi supérieur. C’est notre moi supérieur qui en quelque sorte joue aux échecs ici-bas. On pourrait même se demander si un moi supérieur ne transcenderait pas notre vie et présiderait à de nombreuses réincarnations. (c’est juste une façon de parler)<br /> <br /> <br /> <br /> Les clichés des religions sont faux (ou plutôt pas assez vrais, pas assez précis), on dirait presque que ce clichés ne sont que des voiles disposés devant nos yeux pour ne pas nous faire distinguer la vérité. Notre mental (même pour des êtres évolués) n’est de toute évidence pas du tout capable de percer les voiles des clichés et des apparences pour percevoir les sillons réels du monde et du destin. Nous sommes fondamentalement des disciples claniques de religions et de groupes, et pas des disciples de la vérité. La vérité est située entre tous les clans, et je ne connais personne qui y adhère.<br /> <br /> Une définition du clan que l’on pourrait donner, c’est : des mecs qui suivent un mec qui a accès à de la vérité, mais qui déforment tout car ils ne sont pas capables de comprendre l’essence de ce que leur guide comprend, de ce à quoi il a accès. C’est un peu l’histoire triste de Moïse d’ailleurs, car finalement, personne n’a jamais compris Moïse, même s’il y avait des pratiquants très évolués parmi son entourage, ils étaient encore très loin de Moïse je crois. Il y avait même Korah qui voulait le remplacer. À la fin, Moïse a été obligé de briser les premières tables (la vérité), pour en transmettre une « version édulcorée » à son peuple (les deuxièmes tables). Finalement, Moïse a disparu dans le désert, et nul ne sait où réside sa dépouille (on ne sait même pas s’il a laissé une dépouille). Il n’a même pas pu rentrer en Terre Promise. Je crois que l’histoire de Moïse est vraiment triste en fait. Son peuple n’arrêtait pas de trébucher et de faire n’importe quoi, et il a dû se le coltiner tout du long. Il a fini par se mettre en colère en frappant le rocher et il a très sévèrement été puni pour cela. Il y a plein de niveaux d’interprétations à ces histoires. Ce que je dis là est un niveau encore très externe finalement.<br /> <br /> Par exemple, quand je raconte l’histoire de Moïse de cette manière, je me sens bien connecté. Je sens que je tire des fils, comme je le disais précédemment. Quand je pense à Moïse, c’est vrai que finalement, son histoire me rend un peu triste, je ne sais pas pourquoi. Quant à celle de Joseph en revanche, c’est beaucoup plus glorieux, avec son exode en Egypte, exilé par ses frères, ses 20 ans en prison dans un sous-sol égyptien, puis ensuite son règne sur l’Egypte, devenant « le nourrisseur du monde entier » (le pourvoyeur de nourriture du monde entier). Puis la visite de ses frères qui ignoraient son identité, tout cela est extrêmement glorieux je trouve.<br /> <br /> Pour David, c’est aussi intéressant, avec le fait que dans sa jeunesse tout le monde le considérait comme un bâtard, qui était à peine bon garder les moutons seul dans la montagne. Pendant toute sa jeunesse, il vivait en berger, seul avec ses moutons en chantant et jouant de la musique. Personne ne voyait aucun potentiel en lui. Ensuite, quand les envoyés l’ont désigné comme le roi légitime, les parents et la famille n’ont absolument rien compris. Ils ont toujours cru que c’était un débile à peine bon à garder les moutons. Ensuite, il y a les exploits guerriers de David, mais aussi son mode de vie incroyable et très particulier ; en tant que roi, il était constamment menacé d’être empoisonné, il ne mangeait le soir qu’un morceau de pain trempé dans ses larmes, il ne dormait presque pas non plus. Son fils Avshalom l’a trahi. Il était plutôt seul et en danger constant. Il vivait dans un dénuement complet malgré sa position de roi.<br /> <br /> Quand je pense à Joseph dans sa prison pendant 20 ans, ça me fait quelque chose, je ne sais pas vous.<br /> <br /> <br /> <br /> Bref, je crois que l’ancien testament est un modèle intéressant de roman dharmique également.<br /> <br /> <br /> <br /> La prison en effet est un espace intéressant je trouve pour le roman dharmique ; de nombreuses histoires commencent en prison, comme « Le comte de Monte Cristo » qui a passé 17 ans dans une prison abominable, trahi et laissé passer pour mort, revenant comme un fantôme oublié pour se venger, mais son cœur finit par s’attendrir (comme si Dieu le sauvait en quelque sorte). Ou même Matrix, qui est la prison virtuelle ou la prison métaphysique. Matrix me semble être un bon roman dharmique dans certaines de ses idées. L’Egypte dans l’ancien testament en fait, c’est la prison. Les murs de cette prison de l’Egypte avec tout son système d’esclavage résidaient en vérité dans « des murs magiques », car l’Egypte maîtrisait un système de magie extrêmement évolué qui mettait les gens en esclavage sans même qu’ils ne s’en rendent compte (ils croyaient tous qu’ils étaient libres, sauf Moïse, qui a pris conscience de la machination, et qui a pris à cœur de réveiller et libérer le peuple). <br /> <br /> Finalement, il y a de quoi piocher, et nous ne sommes pas obligés de nous contenter des images d'Épinal pour pénétrer dans une histoire trépignante.<br /> <br /> <br /> <br /> Je vais encore utiliser un autre vocabulaire, c’est « être unique », ça veut dire que les histoires que l’on va inventer vont être uniques, et ne seront pas des images d'Épinal. On veut réaliser en étant unique, en étant spécial, en étant différent. Cela étant, on devrait aussi suivre de grandes lignes dharmiques qui sont plus ou moins cachées. Le vrai mahayana, c’est cela aussi, c’est être unique, devenir unique, et aimer les gens et les choses en tant qu’ils sont uniques, et pas juste mouler les êtres à partir d’un modèle robotique simplifié. Quand on réfléchit, il y a un modèle-moule formé de règles et de lois (le modèle carré), et un modèle libre formé d’aucun moule et d’aucune loi en apparence, c’est-à-dire de liberté, mais d’une sorte d’inspiration et d’intuition du cœur (le cercle). Le système ultime et même la réalisation consiste je pense à trouver le carré dans le cercle, c’est-à-dire de trouver la loi qui fait qu’on est libre, un et unique, ou la loi derrière le fait d’être unique et libre. <br /> <br /> <br /> <br /> Bon, je résume : trouver le fil, le dérouler en quelque chose d’unique (on pourrait dire une sorte d’imagination vraie, ou d’imagination pleine de vie), et ensuite créer progressivement des modèles de terres pures uniques à partir des sillons formés par ce fil déroulé.
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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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