Canalblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Piano et entraînement de l'esprit
Publicité
A lire...
8 février 2017

Aimer les autres (suite)

(Nous devons aimer les autres)

Je me permets de mentionner ici mon article sur "qu'est-ce qu'aimer les gens" :
http://rudiswork.canalblog.com/archives/2017/01/16/34813318.html

Parce que c'est vrai, il faut aimer les gens, mais si on essaie d'aimer l'image qu'on se fait d'eux (et qui est totalement illusoire), on ne fait que rajouter une couche sur la couche précédente. Dans les faits, il faut commencer par aimer Dieu. Qu'est-ce que Dieu ? Pas un barbu, mais l'infinité des qualités possibles, qui pour les chrétiens se sont incarnées en Jésus. On ne peut pas "aimer Dieu" abstraitement chez les gens, du style "je reconnais la présence de Dieu en eux" ou "je reconnais leur âme immortelle" etc. C'est du bla-bla. J'ai eu un ami qui m'y a fait croire, à une époque. Mais il s'est avéré qu'au bout de trois ans de ce régime, et de retraites de Saint Ignace, et de retraites de discernement, il était encore plus cinglé (avec mon karma, il va tomber sur ce blog, et juste sur ce post). Cela a été prouvé le jour où il a rencontré un vrai père spirituel. Quinze jours plus tard il le vouait à l'enfer parce qu'il n'a pas supporté son énergie spirituelle qui a fait ressortir tout son merdier. Il avait juste tout caché sous le tapis en se disant qu'il voulait "aimer les autres", un leitmotiv qu'il me serinait à chacun de ses appels téléphoniques. Et puis sur un plan plus pratique, il est allé avec un ami au Mont Athos, et après des heures d'une ascension harassante, ils se sont retrouvés dans un petit ermitage, tous les deux dans la même chambre. Il s'est jeté sur le lit moelleux, en laissant à son compagnon de voyage plus âgé celui qui ressemblait à une pierre. Il n'a même pas discuté pour voir comment ils pourraient s'arranger.

Son erreur ? N'avoir jamais cherché à connaître la moindre des qualités divines en tant que telles, être resté toujours dans l'abstraction de "on aime les autres parce qu'on reconnaît Dieu en eux", Dieu en tant que Néant bien sûr, pas en tant que qualités. Bref, un certain vague à l'âme n'ayant rien à voir avec Dieu. Pour aimer Dieu, il faut donc commencer par aimer des qualités. Et ces qualités, qu'on le veuille ou non, on ne les trouve plus autour de soi, du moins c'est devenu très difficile. Enfin... bravo à celui qui les voit, parce que de même que je te disais que tu n'as développé aucune qualité, 99% des gens sont dans ce cas. On passe généralement toute sa vie à développer une seule qualité. Plusieurs, c'est rarissime, et mieux vaut se tourner vers les saints pour les trouver. Une fois qu'on a patiemment observé les saints et commencé à comprendre ce que sont les vraies qualités, donc commencé à aimer Dieu, on ne les trouve pas pour autant chez les gens, enfin disons qu'il ne faut pas s'y attendre. L'ordre des choses, c'est qu'un des ces énergies divines commencent à descendre en toi, et que peut-être certaines personnes autour de toi en profitent. Et commencent à développer leurs propres qualités. Mais attendre de croiser des gens qui ont suffisamment d'énergie spirituelle pour t'en donner... il y a peut-être ton abbé. Les carmélites, j'imagine que tu ne les vois pas, si elles sont cloîtrées.

Je voudrais ajouter encore une chose, à propos des qualités. Le père spirituel dont je parle plus haut ne se présentait pas comme tel. C'était une sorte de pauvre prêtre en exil recueilli par un monastère, il rasait les murs, mangeait tout seul, et manifestement très peu des moines présents reconnaissaient ses qualités. La plupart le méprisaient, ou le prenaient pour un type bizarre (un grand monastère, avec pas mal de moines, 40 ou 50 je dirais). Pourtant, quand il priait aux offices dans son coin, franchement il aurait suffi de le regarder pour de bon pour s'apercevoir qu'il incarnait vraiment quelque chose de Jésus. A tomber par terre. Une telle bonté, à pleurer. Alors, comment ça se fait que les moines autour n'y voyaient que du feu ? Ce monastère n'est pas pire qu'un autre, ces types sont sincères. Juste que pour dire que là où il y a des vraies qualités, il n'y a plus personne pour les voir. il ne faut pas croire que c'est facile. Ce qu'on croise dans la rue ou autour de soi, c'est autre chose.

Publicité
Commentaires
D
Alors sans doute dans mon petit zoo y a-t-il une différence entre le fantôme et le fantôme affamé, qui en réalité fait référence au royaume des esprits affamés, des bouddhistes. L'esprit affamé est un être affamé, comme son nom l'indique, qui voit de la bonne nourriture devant lui, mais qui n'a pas les moyens de l'avaler, et donc il est extrêmement frustré. Parce que la chose qu'il veut est juste là devant lui, mais il ne peut rien en faire. Alors que l'ectoplasme bon, c'est surtout un truc inconsistant et volatile.<br /> <br /> Le problème de l'esprit affamé, c'est que la frustration le rend assez agressif, il se déteste lui-même et déteste les autres, et s'imagine de surcroît que le maître ne veut pas lui donner ce qu'il désire, alors qu'en réalité il ne peut pas. Un peu comme le crocodile qui a mangé trop de sacs en plastique et qui se jette sur tout ce qui bouge pour essayer de le manger, mais ça ne marche pas. <br /> <br /> Donc bon, les groupes spirituels en sont pleins, et c'est un sérieux problème dont personne ne parle tellement.
Répondre
J
c'est drole pendant des années je me suis vraiment sentit comme un ectoplasme ,un fantome déhambulant dans le monde ....Seul le fait de rentrer dans une église pouvait un peu m'appaiser ....
Répondre
F
Ben moi, en tant que fantôme, j'aime bien mon gâteau à la crème qui a l'air de bien aimer se laisser manger. Car c'est sa nature même d'être mangé, sinon il se serait fait bûche de bois. Je ne saurai dire si ça me transforme moi-même en gâteau, mais je me sens moins fantomatique sans doute... (en même temps je peux faire moi-même office de gâteau à la crème pour ma fille...)
Répondre
J
Oui c'est bien sûr cohérent. Mon idée était juste que fantôme ou l'état de fantôme affamé est une forme-énergie. Il se peut aussi que la nourriture qu"il peut recevoir attise sa forme-énergie. Donc je me dis que le fantôme qui veut être nourri (donc pour le coup changer sa nature) ait vu sa nature de fantôme en quelque sorte. Mais bon je sais que là je raisonne un peu de façon abstraite en-dehors de toute situation réelle. Par exemple le gâteau possède-t-il ce dont a besoin le fantôme pour se nourrir correctement? Je t'ennuie peut-être là mais comme finalement en l'absence de roman je n'ai par le passé pas tellement raisonné (faute de mot meilleur) à travers des situations réelles ou imaginées j'en profite pour faire mon fantôme..
Répondre
D
Mais enfin, si le fantôme ne pouvait pas être nourri, ça voudrait dire que personne ne sortirait jamais de l'état de fantôme. Il y a certes des fantômes qui ne veulent pas être nourris, mais il y en a qui le veulent.
Répondre
Publicité
Piano et entraînement de l'esprit
Publicité
Derniers commentaires
Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


Gratuit en ligne :

Snap8

Pas cher en Kindle :
Snap7 iow

Pas donnés sauf si vous avez de la chance :
EI bcc

Visiteurs
Depuis la création 56 781
Publicité
Publicité