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Piano et entraînement de l'esprit
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5 juillet 2023

Comment fonctionne le cerveau du pratiquant (petit)

Aujourd'hui il m'est difficile de trouver un sujet tant ils sont nombreux, mais je vais essayer quand même. Peut-être que je devrais essayer de décrire le fonctionnement d'un minable pratiquant, afin que certains ne se scandalisent pas de mes propos envers les érudits.
Il y a quelques années, nous avons eu une longue conversation avec Pline, sauf qu'à l'époque il n'écrivait plus d'articles. Pour ceux qui ont un peu de temps, ils peuvent relire cet article http://rudiswork.canalblog.com/archives/2020/03/11/38093803.html puisqu'il sera question de la même chose.
La différence entre un pratiquant et un érudit, c'est qu'un pratiquant ne s'intéresse qu'aux faits, car il n'y a que les faits qui sont minimalement réels. Les idées, celles qu'on trouve dans les livres, n'ont pas d'existence. C'est le sens de la querelle des Universaux au Moyen-age. Les nominalistes disaient que seuls existaient les objets blancs, les réalistes (après Platon) disaient au contraire que les Idées existaient, comme l'Idée du Blanc par exemple. La philosophie moderne ayant découvert que ces Idées-là, étant des catégories générales (ou mentales), n'ont pas d'existence réelle, ont déclaré close la querelle, au profit des nominalistes. Il n'y a plus que des objets blancs. A ce compte, il n'y a plus de métaphysique. Personne aujourd'hui n'ose plus écrire de traités de métaphysique, sauf les théologiens.
C'est parce que les philosophes modernes sont des gens ordinaires, sans corps spirituel. En effet, chacun crée dans son corps spirituel des Universaux, s'il le peut. Car il n'est pas possible d'en créer ailleurs qui aient une existence réelle. On comprend donc que les auteurs anciens ne peuvent plus être compris.
J'en reviens à mon sujet de base : l'érudit raisonne avec de faux universaux, qui sont les connaissances qu'il croit tirer des livres avec son mental. Le pratiquant ne cherche pas de connaissances dans les livres, car il sait que ça ne lui servirait à rien. Il cherche des faits et des transmissions. Et pas que dans les livres. Toute la journée. 
C'est pour cette raison que les intellectuels ne sont pas intéressés par les vies des saints. Car il n'y a pas de théologie dedans. On y raconte juste qu'Untel a fait ceci, Untel a fait cela, il s'est passé cela. Par exemple, le Père Arsène et le Père Joseph étaient tellement tannés par les disciples qu'ils se sont enfuis dans la neige, et qu'arrivant sous le sommet de l'Athos, dans la chapelle consacrée à la Mère de Dieu, ils ont trouvé sur l'autel deux pommes fraîches avec leurs feuilles. Et elles avaient un goût surnaturel. Car n'oublions pas que nous sommes dans les années 40 ou même moins, à cette époque il n'y avait pas de pommes en hiver, comme c'est le cas chez Leclerc aujourd'hui. Voilà un fait. Qu'est-ce que j'en tire en tant que fait, à part une anecdote marrante ? Rien. Mais mettez ensemble une centaine de ces anecdotes, et vous commencez à avoir un portrait assez réaliste du Père Joseph. C'est quoi l'intérêt ? C'est que, comme dirait Rudi, vous commencez à avoir accès à son corps spirituel (Rudi emploie le terme psychic mechanism, mais je crains que ce terme soit mal interprété). Mettez ensemble cent vies de saints, vous commencez à avoir un corpus de transmissions d'une réelle efficacité. Du moins, si on le compare à la vacuité qui hantent aujourd'hui les églises.
Les livres théoriques me servent à valider mon expérience. Par exemple, dans le livre Gate of Reincarnations, je trouve ce passage :"As the righteous person ascended from level to level in the World of Yetzira, he left behind previous levels of ruach as he received new ones in their place. The levels of ruach that were no longer used became available to descend to help others in need of Divine assistance in their service of G-d. It is these that descend and enter other people to help them. However, the highest level of ruach that the righteous person acquired as a result of his deeds is bound up forever with the “Bundle of Life” [after he dies], and it does not move from there". Qui confirme mon expérience. Au fur et à mesure que je relis la vie du Père Joseph, j'ai accès à des parties de lui auparavant cachées. Par contre, il ne m'est jamais apparu en corps de gloire. Je pense qu'il peut le faire seulement avec ceux qui ont un très haut niveau, ou qui l'ont connu en vrai.
Hier par exemple, j'ai commencé à lire Le sage et l'ermite. Je dois dire que c'est assez décevant au sens où pour le moment je ne vois que des conseils généraux. De plus "le sage et l'ermite" (premier écrit), ne contient pas réellement une histoire, il ne s'y passe rien, on ne sait pas ce qu'a fait le sage, comment il est rentré chez lui, comment le Démon l'a attaqué etc... Par contre, je pense que le livre contient dans son ensemble une sorte de bénédiction, ou de transmission, laissée par ses auteurs. Pour l'obtenir, j'oublie en quelque sorte tout contenu, et je me concentre sur les esprits qui l'ont écrit. De la même façon, quand Mécoubal me parle du maître bouddhiste, j'essaie de me concentrer sur son esprit, et de là en tirer l'esprit du maître. Cela n'est pas simple, il y a très peu de détails, pas de quoi écrire une biographie. Si j'étais d'un plus haut niveau, je n'ai pas de doute que je pourrais me connecter à l'esprit du maître par l'intermédiaire de Mecoubal. Disons que pour l'instant, il y a un petit goût de quelque chose.
C'est ainsi que je passe mes journées. Je ne regarde pas vraiment les choses, mais seulement s'il pourrait y avoir, au-dessus, de l'énergie utilisable pour évoluer. En connexion avec l'action de Dieu.
Par exemple, l'autre soir, j'étais furieux et j'ai observé des choses intéressantes. Pour résumer les choses de manière simple, l'albendazole qui je prends actuellement, crée une tension dans le Coeur du bas, qu'il a tendance à bloquer. L'autre soir c'était très évident, donc j'essayais d'utiliser ma 3è session pour le débloquer. Mais au bout de 20mn d'échec, je commence à me dire que mon amie n'est pas rentrée, que c'est bizarre, en plus de la chienne qui aboie depuis des heures parce qu'elle est coincée dehors avec le chat. En même temps on ne peut pas les laisser toute la journée dans la maison. Bref, je rentre les animaux, je vérifie mes messages, et 10mn plus tard, je me réinstalle. A peine sur mon fauteuil, mon amie déboule dans ma chambre. Il est 21h27, je n'ai plus le temps pour continuer cette session car il faut aller se promener avant la nuit. Et puis j'apprends qu'il faut aussi nourrir les lapins, évidemment les ciseaux pour couper l'herbe ont disparu. Je me rends compte à ce moment là que je ne devrais pas imposer mon état à mon amie, mais qu'il m'est strictement impossible de ne pas le faire. J'ai des vents coincés, plusieurs chakras coincés, ma volonté ne peut pas agir là-dessus. Il me faudrait m'asseoir pendant une bonne demi-heure, et encore, pour avoir une chance de défaire cela. Mais c'est précisément ce que je ne peux pas faire. Donc je me comporte de manière désagréable, je vais nourrir les lapins, et quand on sort pour la promenade, waow, un coucher de soleil absolument démentiel. Des couleurs de fou. Bref, ça me calme pas mal, j'y vois un cadeau de Dieu au moment où je suis franchement impuissant. Je marche en regardant le soleil, et puis 50m plus loin je m'aperçois que mon amie regarde ses pieds :"Eh bien, tu ne regarde pas le soleil ?
- Je suis fatiguée j'ai mal aux yeux.
- Ben si t'es fatiguée rentre à la maison.
- Non, laisse-moi tranquille.
- Dans ce cas marche plus loin, je n'ai pas envie de récupérer ton état.
- Ouiiiinnn !!!!!!". Grosse crise de larmes. N'étant pas d'humeur à m'en occuper, je continue à marcher en regardant le soleil. Je ne veux pas gâcher le cadeau de Dieu. Parfois, il y a des choix à faire. Je m'excuserai le lendemain. Il faut se mettre à la place de la pauvre fille qui rentre à la maison après une dure journée, et moi je ne peux que ronchonner sur le mal-à-propos de son arrivée. Du coup, je remarque que le Démon m'attaque maintenant quand j'ai les mains liées. Quand il est impossible de s'asseoir pour méditer et qu'on a les vents en vrille, on ne peut plus compter que sur la Providence divine. Peut-être que la Charité eut imposé que je m'occupe en premier de mon amie, mais c'est un cas où je ne sais pas discerner. La dernière fois que j'ai raté (en partie) un coucher de soleil magnifique, don de Dieu, je m'en suis voulu pendant des jours. Ce n'était pas pour recommencer. Mais peut-être que j'ai eu tort. C'est le cas où il faudrait avoir un confesseur omniscient comme le Père Joseph.
Quoi qu'il en soit, je n'étais donc à dire que le pratiquant ne regarde que les faits, ou plutôt, le plan N+1 au-dessus du plan N. C'est-à-dire le plan de l'énergie au-dessus des faits. Au départ on n'y est pas sensible. Au départ on ne s'intéresse même pas aux faits parce qu'on n'y trouve rien d'intéressant, à part les anecdotes à rapporter pour faire le clown devant ses amis. De tous les gens que je connais, très peu s'intéressent aux faits, car au départ les faits sont plats, et fades. Mais au bout d'un moment quand même on remarque les énergies, qui sont notre vraie nourriture. L'énergie du nuage gris, l'energie de la feuille qui bouge avec le vent, l'énergie du coucher de soleil, l'énergie du Vert au printemps, l'énergie de la fourmi qui travaille, l'énergie de l'ingénieur qui a créé le taille-haies, l'énergie de la Beauté d'une personne à qui on parle par hasard, l'énergie du chat qui ondule comme un serpent... C'est plus que de l'énergie, en fait, c'est du Sens. Et c'est avec le Sens qu'on nourrit le corps spirituel. On poursuit toutes les lignes génératrices de Sens et on devient aveugle au autres. Aveugle à l'actualité et aux activités des gens qui se démènent dans le samsara, pour rien. Tous ces Sens, on les met dans un yidam, et dans un mantra (ou une prière). Quand on est dans un endroit où on n'est pas capable de trouver du sens, dans la cuisine en train de faire des gélules du ginseng, si on oublie ses pensées et qu'on récite son mantra, on est consolé. Par contre, si on n'a pas chargé son mantra de Sens, ce n'est pas la peine d'en attendre autre chose qu'une vision du Néant.  
Charger le mantra et le yidam, c'est du stade de génération. Ensuite, il est possible de se concentrer juste sur le yidam, et tous les Sens qu'on y a mis se réunissent en un point unique, qui permet la single-pointed-concentration, le graal des bouddhistes, et même du monde entier. C'est le stade d'accomplissement. On peut le pratiquer dès qu'on a fait un peu de stade de génération, mais on ne peut arrêter le stade de génération avant d'avoir attribué au yidam la totalité de ses vents, en les chargeant d'une énergie supérieure. Cette énergie se raffine elle-même au cours du temps, c'est l'orbite microcosmique des taoistes. Quand ils sont assez raffinés, ces vents peuvent entrer dans le canal central et s'y dissoudre, c'est la respiration embryonnaire des taoïstes, le tummo des tibétains. Le résultat de tout cela, c'est la claire lumière. On constatera vite que les connaissances trouvées dans les livres ne peuvent nous aider dans ce processus. Quand on se nourrit de connaissances, c'est malheureusement le signe qu'on ne voit pas la signification cachée des faits. C'est comme essayer de se nourrir de papier. Pourtant la vie des gens est riche de Sens, beaucoup plus que la mienne. Au final, je me retrouve souvent à me nourrir des Sens de la vie des gens dont je parviens à obtenir des descriptions factuelles, alors qu'eux-mêmes ne savent pas comment s'en nourrir.
Bref, je vais aller tondre pour essayer de trouver un peu de Sens dans le jardin.

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Commentaires
D
Ce n'est pas la possibilité d'apprendre avec les livres, que je nie, mais je critique la méthode des intellectuels qui pensent que la richesse du texte se trouve dans les connaissances qu'ils contiennent. Selon moi la richesse des textes se trouve "entre les lignes". Il y en a aussi dans les lignes, mais c'est le niveau N correct, si on peut dire, c'est-à-dire le niveau de l'enseignement bien compris. Mais il y a quelque chose au-dessus des lignes, disons les coquilles de différents niveaux laissés par les auteurs. J'ai l'impression d'en être au niveau N+1, puisque ce qui agit sur moi c'est quelque chose d'indicible et d'indescriptible qui se trouve au-dessus des lignes. Cependant cela n'a pas la puissance de ce qu'a reçu le Ari dans l'anecdote que tu mentionnes. On peut imaginer qu'il en est au niveau N+3 ou N+10, je ne sais pas.<br /> <br /> Pour le reste de ce que tu dis, c'est l'inverse, l'infiniment grand s'inclut dans l'infiniment petit. Au niveau N, on peut dire que l'homme nourrit la terre, par exemple en arrosant des plantes, en cultivant etc... Mais au niveau N+1 la terre nourrit l'homme comme la boue nourrit le lotus. Je ne parle pas de l'homme qui ramasse des patates et s'en nourrit. Je parle de l'homme qui prend en lui les imperfections du samsara, et les transmute en lumière, par la grâce de ce qu'il reçoit du Ciel. Les animaux et les plantes sont dans un état déchu, le saint les redresse en les remettant en contact avec le Divin. Tout se passe à l'intérieur de lui, car tout est en lui, puisqu'il ne connaît pas la dualité intérieur/extérieur.<br /> <br /> <br /> <br /> La réalité incroyable et jouissive dont tu parles est à construire à l'intérieur de toi. Elle n'est pas pré-existante en soi. Il faut faire la différence, parce que si on croit qu'elle est pré-existante, en soi, on part sur un mauvais chemin. C'est comme les gens qui comprennent le dzogchen de travers en disant que tout est dans l'état naturel, tout en vient tout y retourne et tout y demeure, et donc il n'y a rien à faire. Peut-être bien que c'est comme ça, en Dieu. Mais leur conscience en est exclue, et elle en restera exclue tant qu'ils n'engendreront pas Dieu en eux. C'est l'enseignement de la kabbale avec le tsim-tsoum, et ensuite la chute de l'Adam Harishon si je me souviens bien. Il s'est brisé en millions de morceaux, et les morceaux vivent dans les tenèbres, les coquilles de la création, pas dans la lumière. La rectification dont parle la kabbale est en réalité une création qui doit avoir lieu en chaque homme : la création de Dieu.
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M
« On constatera rapidement que les connaissances trouvées dans les livres ne peuvent pas nous aider dans ce processus. »<br /> <br /> <br /> <br /> Zhuangzi anéantit aussi les personnes comme moi qui aiment chercher des connaissances dans les livres. Son meilleur ami s'appelle Huizi, et il adore débattre avec lui pour le "réduire en poussière". Huizi est un génie intellectuel fou qui maîtrise toutes les philosophies, mais Zhuangzi se moque de lui avec malice.<br /> <br /> Lorsque Huizi est mort, Zhuangzi était extrêmement attristé, car il n'y avait plus personne d'une telle stature pour débattre. Tout son livre a été écrit pour Huizi, et la dernière phrase du Zhuangzi est : « quelle tristesse… ». (quelle tristesse cette situation de Huizi qui s’est fourvoyé comme ça)<br /> <br /> Zhuangzi dit que les livres sont « les déchets laissés par les anciens » (un peu comme les « coquilles » mentionnées dans un commentaire précédent ?) ; et qu'on ne peut rien trouver de vivant à l'intérieur.<br /> <br /> <br /> <br /> Quand on a « rien à manger », on est obligé d'aller chercher dans les livres, un peu comme des chiens qui fouillent dans les poubelles, ou comme des oiseaux qui cherchent des matériaux partout pour construire leur petit nid. Aller chercher dans les livres n'est pas nécessairement la pire des voies, à condition qu'on y trouve un peu de vie et d'inspiration, comme vous l'avez mentionné.<br /> <br /> <br /> <br /> Par ailleurs, j'ai pensé que chaque être humain a sans doute une méthode qui lui est propre inscrite dans la "génétique de son âme". Ainsi, la méthode qui fonctionnerait pour l'un ne serait pas exactement la méthode qui fonctionnerait pour l'autre. Un maître « bien ouvert », « bien éveillé », selon moi, pourrait parfaitement retrouver la méthode qui correspond à la "génétique de l'âme" de chacun de nous (bien sûr, cela s'applique également à la génétique physique).<br /> <br /> <br /> <br /> À mon avis, il existe des méthodes concernant le travail avec le livre ou avec le texte ; par exemple, des méditations spéciales sur le texte et le son du texte. Il y a aussi la méditation sur les syllabes-germes qui est extrêmement importante. Je suis sûr qu'il y a beaucoup de secrets dans les "syllabes-germes". Je pense que de telles méthodes pourraient convenir assez bien aux Pline et aux Mécoubal. Il y a aussi des méthodes pour mélanger le texte avec le souffle. Il y a aussi des méthodes pour voir le texte sous une infinité de perspectives afin d'activer son esprit comme un dragon virevoltant (ça c’est moi qui l’ai trouvé). Il existe également d'autres méthodes.<br /> <br /> Je crois qu'il existe un lien entre le son, le sens du son, le texte et l'activité de l'intellect, avec une rythmique. Je sais qu'il y a des secrets là-dedans.<br /> <br /> Il y a une histoire incroyable, je crois qu'il s'agit du Ari Zal : un jour, pendant le chabbat, il va « faire une sieste » dans sa chambre, il ferme la porte et s'allonge. Un disciple curieux s'était faufilé dans un petit placard à côté pour voir ce qui se tramait. À ce moment-là, la bouche du Ari Zal commence à vibrer à toute vitesse, ce qui effraya son disciple. Le disciple a poussé la porte du placard et est sorti.<br /> <br /> Le Ari Zal lui explique qu'il étudiait, et que ce qu'il avait appris en ces quelques instants, s'il l'enseignait à ses disciples, 60 ans, jour et nuit, sans s'arrêter, cela ne serait pas suffisant (il s'agissait d'un enseignement sur le sorcier Bilam et son ânesse qui a parlé). J'ai raconté cette anecdote à Petits Papiers, qui m'a demandé s'il s'agissait d'un sorcier. Effectivement, il avait senti un peu je pense le contexte. Petits Papiers m'a dit qu'il était à peu près au même niveau que le Ari Zal dans cette anecdote, tout comme le Maître Taoïste, mais je ne le croyais pas sur ce point.<br /> <br /> <br /> <br /> Sinon, je pense comprendre le lien entre l'Unité et l'Ein Sof. L'Ein Sof est infini, mais il s'intègre dans une unité dans une réalité incroyable et jouissive. J'ai mentionné dans ma thèse l'inclusion du ciel, de la terre et de l'homme, qui sont comme des briques qui s'incluent mutuellement les unes dans les autres, avec l'infiniment petit (l'homme) qui s'inclut parfaitement dans l'infiniment grand, dans une relation dynamique, avec par exemple la descente de la pluie du ciel et la végétation qui émerge de la terre, ainsi que l'homme entre les deux qui nourrit la terre, tel un canal royal, et fait fleurir le monde.<br /> <br /> <br /> <br /> Pour répondre à un commentaire précédent, je me considère comme un zéro en mouvement, et c'est quand je suis un zéro en mouvement que je suis au meilleur de moi-même. Je pense qu'un pratiquant, lorsqu'il est dans la nature, est un zéro, tout comme un saint est, selon moi, un zéro éternel, et c'est ainsi qu'il obtient tout. Il y a une sorte de transmission spéciale, je pense, dans ces textes sacrés en langue originelle.
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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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