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Piano et entraînement de l'esprit
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25 juin 2023

Au sujet des maîtres, de l'obéissance, de l'ouverture...

Je pensais écrire un nouveau post aujourd'hui, le commentaire de Mekoubal tombe bien. Je suis d'accord avec lui sur le fait que les lamas tibétains sont de très mauvais exemples, car soit ils sont partiellement réalisés (Dzongsar) et on sent que dans tout leur baratin, il y a un truc qui ne va pas, soit ils sont beaucoup plus loin (il y a Nyima Wangyal à Paris, et bien sûr le Lopön pour ceux qui l'ont connu), et ils ne se préoccupent absolument pas de nous. Maintenant que je peux sentir assez bien ce que font les gens avec leur corps énergétique, et surtout s'ils nous aident, je peux dire que ces lamas se gardent bien de nous approcher, à peine nous regardent-ils, car ils savent que les défauts qu'ils voient, ils sont tenus de les purifier, puisqu'alors cela entre dans leur continuum de conscience. Ils nous regardent donc d'une manière très superficielle, pour surtout ne rien toucher en nous. C'est sûr qu'avec ça on ne va nulle part. J'ai par contre été assez touché par la vidéo du Karmapa, on sent que le pauvre, il est écrasé par la misère des tibétains en exil.
Le sentiment de supériorité concerne ceux qui sont moyennement réalisés, en même temps ceux-là seraient ceux dont on aurait le plus à gagner si on était capable de les faire bouger. Rudi dit qu'un bon disciple est un challenge pour le maître (de niveau moyen). Malheureusement je n'ai jamais rencontré d'assez bon disciple pour être un challenge, même pour ces lamas moyens. Un lama moyen est quand même quelqu'un qui est conscient dans la claire lumière du sommeil, seul le disciple qui n'est pas trop loin de ce niveau apparaîtra dans leur champ de vision, et leur donnera envie d'échanger. Quand j'ai quitté Chepadorje il était vraiment dégoûté de la vie. Je pense que si je le croisais maintenant je pourrais avoir un échange, car pour commencer, je saurais accéder à son corps énergétique, qui était assez peu caché, et donc me servir dans le pot de crème. Je le faisais déjà à l'époque, mais très peu en comparaison. Pour les lamas plus avancés, c'est impossible, ils sont complètement voilés.
La notion de corps d'arc-en-ciel, si je l'ai bien compris, fait référence à la dissolution des éléments "grossiers" du corps physique, correspondant à un travail en lien avec "les mérites",
Je ne sais pas ce que tu entends par là. Le travail en question consiste à se placer dans l'état naturel (c'est-à-dire dans l'ouverture du coeur) et de là, contempler les visions lumineuses qui sortent du coeur et remontent jusqu'aux yeux, pour être projetées à "l'extérieur". Cela semble prendre un temps considérable, sauf peut-être pour ceux qui naissent déjà réalisés, comme le Lopön par exemple (il suffit de voir des photos où il est jeune).
Il faut également savoir que le corps d'arc-en-ciel est juste un signe, pas un résultat. Quelque chose qui serait un résultat, c'est le corps illusoire, qui apparaît au moment de la réalisation de la claire lumière de la mort (claire lumière d'exemple ultime, ou claire lumière de signification). Comme l'explique Dudjom, il est compliqué de le réaliser, car il faut complètement défaire le noeud du coeur, ce qui en plus d'être difficile n'est pas sans danger. La pratique de thögal permet de contourner la difficulté, en transformant ce noeud en lumière, du coup pas besoin de le défaire. Le corps physique se transforme complètement en lumière, devient immatériel. Plus exactement, selon le Lopön, il ne lui reste plus qu'un doigt de matérialité, d'où le fait qu'il traverse les murs et ainsi de suite. Lorsque le pratiquant meurt, ce qui reste à résorber est minime. Certain disparaissent instantanément.
A la base on ne sait rien, c'est certain. Ce n'est qu'en expérimentant qu'on apprend. Mais on peut lire pour se donner des idées.
Par exemple, pour l'obéissance, on n'est pas nés et on n'a pas été éduqués avec l'état d'esprit qui permettrait de comprendre comment ça marche. Pour commencer il faut trouver un maître qui a un haut niveau de réalisation. Ensuite, il faut qu'il nous accepte. Saint Joseph l'Hesychaste explique que cette acceptation correspond au fait qu'il devient responsable de tous les faits et gestes du disciple, et prend sur lui son karma. A ce moment là il y a entre eux une union spirituelle, qui exige l'obéissance pour perdurer. On en voit les conséquences chez le Père Ephrem et surtout le Père Joseph de Vatopedi (les deux ont écrit sa biographie), puisque le deuxième est devenu un saint (je crois qu'on peut le dire). Les deux expliquent comment la grâce de Dieu s'est mise à leur tomber dessus à partir du moment où ils ont suivi les moindres directives du Père Joseph. Certaines étaient difficiles, mais d'après eux, ça n'était rien en comparaison de ce qu'ils recevaient. Quiconque a reçu un minimum de grâce divine comprendra ce que je dis. N'avoir pas de maître est un véritable fléau, car les chances de réalisation deviennent vraiment minimes. On peut d'ailleurs ajouter que les disciples du Père Sophrony, à qui il demandait peu, ont été sauvés du samsara, même sans être devenu des saints reconnus. Il y a notamment cette dame atteinte d'un cancer qui était heureuse de mourir. Personnellement j'aimerais déjà en arriver là, avant de critiquer ces Pères spirituels et leurs méthodes... Plus généralement quand on lit les Lettres de Barsanuphe et de Jean de Gaza, on comprend qu'ils ont développé une méthode qui donne des résultas extraordinaires. Malheureusement on ne trouve plus ces sortes de Pères. S'il en existe encore, ils ont décidé de ne pas se faire connaître.
Le véritable modèle n'existe pas (le modèle complet). Il a peut-être existé par le passé ou il existe de manière non exposée (ou peu exposée). Cependant, ce modèle peut être conçu par l'intuition, l'imagination et le raisonnement.
Malheureusement non. Il ne peut être conçu que suite à des transmissions. C'est ce qu'on constate, et qui ressort en outre de toutes les biographies. On voit de malheureux disciples restés sur le banc de touche (comme le biographe du cheikh Al-Allawi), ça fait pitié, car on voit qu'ils ne comprennent rien à la matière dont ils traitent. Par expérience personnelle, j'ai reçu peu de transmissions de maîtres, mais quand même, je pense avoir croisé un saint qui transmettait volontiers. Ce que j'ai pu "voir" en conséquence était bluffant. Malheureusement il m'aurait fallu passer des années à ses côtés, et non pas 5 jours. J'ai reçu aussi quelques transmissions "volées" à des lamas tibétains, ou qu'ils ont pu lâcher à l'occasion de telle ou telle initiation. Ils les laissent dans une certaine couche de notre chakra du coeur, si on y accède on les retrouve, si on n'y accède pas on ne les retrouvera jamais, ou peut-être au moment de notre mort, je ne peux pas dire.
Le véritable modèle n'existe pas, il faut tout réinventer, tout recréer. Il faut tout réexpérimenter à de nombreuses reprises. Il faut tout changer en fonction de notre réalité, à partir de notre vie et de nos conditions de vie.
Je suis assez d'accord, mais le plus difficile, c'est d'avoir la conscience des choses. Par exemple, lds dit :"à vrai dire je n'arrive pas à ressentir la nature du pêché, je le conçois intellectuellement mais je n'arrive pas à le ressentir avec le corps et encore moins avec le cœur". C'est normal, en temps ordinaire tous nos chakras sont fermés, et si on n'a pas une méthode pour les ouvrir, on n'aura jamais la conscience de rien. C'est vrai pour tout, la musique par exemple. C'est pour ça j'imagine que certains prennent du chichon ou autres drogues, parce que ça leur permet d'expérimenter un état d'ouverture temporaire. Un fille qui avait pris de l'héro m'a confirmé (pour autant qu'on ait pu s'entendre sur les mots) que ça donnait effectivement l'expérience de la claire lumière (tu m'étonnes qu'ils veulent recommencer). Malheureusement il n'y a personne pour expliquer à tous ces drogués qu'il existe des méthodes pour atteindre ces résultats, et que c'est l'objet des religions qu'ils méprisent.
Rudi est intéressant au sens où justement c'est quelqu'un qui a mené notre vie. Il faut cependant prendre conscience qu'il n'est pas parti de rien, il a reçu pas mal de transmissions.
Il explique qu'il faut arriver à un état d'ouverture, qu'il faut transmuter la merde qui est autour de nous, et qu'il faut en même temps être capable d'aller chercher de l'énergie raffinée dans d'autres coins de l'espace éloignés de nous.
Pour ma part, je pense avoir développé la capacité de recevoir des transmissions par les livres. C'est quelque chose qui est peu reconnu, mais il évident que certains saints ont écrit leur autobiographie, ou ont fait écrire leur biographie, dans cette idée. C'est pour cette raison que j'ai lu 2 fois chaque biographie de SJH, à chaque fois il en sort quelque chose de nouveau. Globalement j'ai d'ailleurs lu 2 fois chaque biographie de saint que j'ai chez moi. Et même si imaginer leurs visions ne donne pas les visions en question, ça fait toucher un niveau d'énergie supérieur à celui que nous avons.
Pour ma part j'en suis toujours au stade de génération.
Ici il y a une chose importante, c'est que même si ce qu'on doit atteindre est la vacuité, la stade de génération est obligé de se faire sur un parfait bouddha qui viendra nous chercher au moment de notre mort si par hasard on ne dépassait pas le stade de génération. Il faut donc prendre un bouddha, le Christ, Guru Rinpoche, ou n'importe quel autre bouddha d'envergure, c'est-à-dire connu pour avoir engendré de nombreux saints et une vaste terre pure, et engendrer dans notre esprit tout ce qu'on peut qui se rapporte à lui. Le risque à notre niveau est toujours le même, ne pas faire l'effort d'ouvrir notre conscience. Par exemple on décide de réciter une prière, ou un mantra, en espérant très fort recevoir la Grâce. Mais ça ne peut pas marcher comme ça. Il faut d'abord prendre conscience de "à qui on s'adresse". Or comme le disait Chepa qui nous avait bien observés "nous ne sommes pas capables de concevoir les qualités d'un bouddha". La seule manière si on n'a rien, c'est de lire, et ensuite de se repasser les meilleurs moments de sa lecture, là où on a touché quelque chose qui nous dépasse. Si on a lu 10 livres, ça fait pas beaucoup, 50 ou 100 c'est mieux. De tous ces quelque chose on construit un premier palier, à partir de quoi on peut relire les mêmes livres, et là on se rend compte qu'on découvre d'autres énergies plus élevées. Et ainsi de suite. Ça aide de faire un roman dharmique et de se construire un yidam, car le yidam aura un accès à Dieu meilleur que nous. Et comme il est notre création, on peut l'endosser (ça demande quand même un effort) et voir les choses de son point de vue. Pour ma part, je dois même dire que j'ai entrepris une chose étrange : je cherche dans mon yidam pourquoi il a un meilleur accès à Dieu que moi. C'est pas facile, car je remarque qu'il y a de grandes zones de flou (forcément). Mais si on arrive à les préciser, alors on reçoit l'énergie correspondante. Tout cela est très étrange.
Cette histoire de chakras fermés est vraiment une plaie, car à notre époque on ne croise que des gens comme ça. Les gens ont beau être "gentils" ils sont fermés comme des huïtres, tels ces prêtres avec qui j'ai pu parler (la plupart). Du coup (j'en ai parlé avec un ami), ça donne tout un tas de perversions sexuelles très bizarres dont certaines (on ne s'en douterait pas vu de loin) permettent de trouver un état d'ouverture. Le plus étrange, c'est que c'est comme pour les drogués (et souvent d'ailleurs ces personnes prennent des drogues), ils n'ont pas envie de faire le moindre effort pour s'ouvrir dans leur vie. Ce qu'ils veulent, c'est le faire de temps en temps, comme une détente, et le reste du temps, maintenir leur fermeture. Ils ne semblent pas se douter de ce qui les attend s'ils attrapent un cancer ou une sclérose en plaques.

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Commentaires
D
Le Lopön est toujours vivant mais d'après ce qu'il a dit, il serait étonnant qu'il ne parte pas en corps d'arc-en-ciel. en tous cas il émane de ses disciples une sacrée lumière.<br /> <br /> Pour le reste, je ne médite pas sur les tangkas tibétaines, donc je n'ai pas réfléchi au sens de leurs attributs. Quand tu dis que la signification du mantra est l'expression de la Nature, tu te situes donc dans une perspective naturelle, de détorsion de notre nature pour revenir à notre nature primordiale. Il faut savoir qu'au-dessus de la Nature, le christianisme propose un monde surnaturel. Je pense cependant que tous les grands Avatars ont créé des espaces surnaturels, simplement ils n'en parlent pas de cette façon.<br /> <br /> Et il est vrai que naturel ou surnaturel, tout vient de la vacuité et y retourne.
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M
« Par exemple on décide de réciter une prière, ou un mantra, en espérant très fort recevoir la Grâce. Mais ça ne peut pas marcher comme ça. Il faut d'abord prendre conscience de "à qui on s'adresse »<br /> <br /> <br /> <br /> "Le mantra se compose de deux éléments dont le son et le sens (ou la signification). J'ai conclu qu'il est nécessaire de comprendre la signification du mantra. Pour moi, sa signification, c'est l’expression de la Nature.<br /> <br /> Je préfère communiquer plutôt que d’uniquement lire. Il faut échanger avec des personnes d'un certain niveau qui peuvent nous transmettre des choses, c'est-à-dire, nous donner des clés pour déchiffrer les livres. Par exemple, la Genèse est truffée de codes de base, qui ne sont pas forcément expliqués clairement.<br /> <br /> La Terre Pure est un espace dépeint comme un palais avec ses quatre directions, qui représentent quatre attributs fondamentaux, et dont le centre est occupé par la divinité. Tout l'art des tangkhas exprime cela. Un tangkha ou un mandala est aussi un "texte" avec ses symboles et ses codes (son langage). Comprendre les symboles et les codes dans leur globalité dans un tangkha, c'est en comprendre le sens, tout comme avec le mantra qui est composé d'un son et d'un sens. La plupart des dessinateurs de tangkhas ne comprennent pas le sens de chaque détail de ce qu'ils dessinent. Par exemple, pourquoi Ekhajati n'a-t-il qu'un pied ? À quoi servent exactement la hachette et la calotte de certaines divinités courroucées ? Quelles sont les trois têtes empalées sur le trident de Gourou Rinpoche ? Ils te diront que c'est la codification, mais ils n'en comprennent pas le sens précis.<br /> <br /> En prêtant attention à ces détails, on peut soi-même prendre conseicne ou réaliser des significations. Par exemple, pourquoi les bouddhas tiennent-ils un bol d'eau ? C'est assez facile à comprendre. Ou pourquoi les divinités ont plusieurs bras et plusieurs têtes, et comment elles-elles orientées ?<br /> <br /> Pour ouvrir la coquille de notre enfermement, il faut accomplir des actes de charité. J'ai appris, par exemple, à nourrir les oiseaux et les animaux sauvages, ce qui nous confère des énergies spéciales et des capacités de communiquer avec les animaux. Il faut aider les personnes dans le besoin quand nous en avons l'opportunité précieuse, tout en conservant une certaine mesure de sagesse.<br /> <br /> Les transmissions se font dans plusieurs espaces : le voyage dans l'espace physique ; il faut se déplacer à pied, monter dans des véhicules pour rencontrer des personnes évoluées, discuter avec elles et obtenir de précieuses graines d'information et de transmissions non verbales (non-juste verbales); le voyage dans l'espace "littéraire" ou textuel, qui correspond pour nous à un voyage dans le temps par la lecture de nos ancêtres et de nos sages ; le voyage dans le rêve, qui est un espace incroyable, avec aussi son langage, ses codes et ses illusions. <br /> <br /> En ce qui concerne le voyage dans l’imagination, je pense qu’il s’agit plutôt de l’exploration de la signification. Les symboles n’ont pas de réalité, seule leur signification en a une.<br /> <br /> Les gens qui prennent des drogues ont l'énergie ou l'expérience, mais pas la signification.<br /> <br /> Le lopön est-il parti en corps d'arc-en-ciel ? Comment cela s'est-il exactement passé ?"
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M
Je ne vois rien, je ne vois de réalisation chez la plupart de ces maîtres que chez l'ancien Dudjom (un peu). Sinon, j'ai déjà vu « les lumières de Noël » (chez Amma), qui correspond, il me semble, à un certain niveau recensé de réalisation; il me semble que le corps peut briller de partout, comme des pierres précieuses (réellement). C'est une réalité énergétique dont on ne parle pas, mais je pense que c'est correct. À un niveau supérieur, j'ai entendu tout à l'heure (comme par hasard) en écoutant Sri M, que ces lumières finissent par se dissoudre en quelque sorte dans une lumière supérieure et s'éteignent donc.<br /> <br /> <br /> <br /> « Ils ne se préoccupent absolument pas de nous. Maintenant que je peux sentir assez bien ce que font les gens avec leur corps énergétique, et surtout s'ils nous aident, je peux dire que ces lamas se gardent bien de nous approcher, à peine nous regardent-ils, car ils savent que les défauts qu'ils voient, ils sont tenus de les purifier, puisque cela entre alors dans leur continuum de conscience. »<br /> <br /> <br /> <br /> Je pense que la voie correcte est de toucher à ce qui est « sale », aux autres, de les aimer, et de les travailler comme on travaille la terre. Un maître doit aller chercher ses disciples, et les disciples doivent aller chercher le maître, mais cette union est difficile et compliquée je pense. C'est un travail exigeant et délicat, dont l'œuvre n'est pas aisée à réaliser. Ne pas travailler la terre n'est pas bien je pense. <br /> <br /> <br /> <br /> « Quand j'ai quitté Chepadorje, il était vraiment dégoûté de la vie. »<br /> <br /> Je pense qu'il n'a pas assez bien travaillé.<br /> <br /> <br /> <br /> Je pense qu'il faut vraiment poser les bonnes questions, « frapper clairement aux portes », et même « tambouriner » si besoin. Par exemple, en ce qui concerne « les lumières de Noël », je crois savoir que c'est un point bien important, mais je ne l'ai jamais entendu expliqué clairement. Personne ne me l'a expliqué auparavant, il faut aller le chercher.<br /> <br /> Il y a toutes sortes de points clés qu'on n'a pas développés mais qu'on croyait savoir. C'est tout le propos, je pense, de « la Méthode » de Descartes, qui est bien expliquée dans ses « Méditations Métaphysiques » ainsi que dans « Règles pour la direction de l'Esprit ». (Je pense que Descartes nous fournit une bonne base méthodologique, et il me semble qu'il sache pas mal de secrets lui aussi)<br /> <br /> <br /> <br /> Pour en revenir à cette idée que « Chepadorje, il était vraiment dégoûté de la vie. », je pense qu'un « fou » qui n'a que faire du mal, car il ne fait que le bien, et il n'y a pour lui que le bien ferait mieux. Le mal n'est qu'une excuse pour faire plus de bien, et en réalité, le mal donc est bien aussi: « Un fou qui ne voit que le bien partout donc ».<br /> <br /> <br /> <br /> Il y a tellement à développer : il faut développer chaque point clé à partir de la méthode de Descartes, qui est la vraie méthode de la philosophie universelle, et qui constitue la dynamique de l'exercice de l'intelligence.<br /> <br /> <br /> <br /> Je cherche tout dans « la vie ordinaire ». Je pense que tout est là-dedans. Les gens autour de moi ne comprennent pas mon comportement et il m'arrive de faire des choses un peu délirantes, mais qui ont un sens profond pour moi, et qui souvent portent de beaux fruits intéressants.<br /> <br /> L'imagination se fonde sur ma « vie ordinaire ». En fait, mon « imagination » se sépare en trois niveaux : le niveau très lointain, ou « le Point Oméga », dont parlait Pline dans le site le Trésor Théoscopique (site qui est depuis toujours ma référence, et qui est pour moi le summum d'une collaboration réussie. Ce site était, et est toujours dans mon cœur un trésor de justesse et d'idées excellentes. Toute ma façon multiple de penser, c'est-à-dire qui prend en compte de multiples points de vue, est basée sur les articles de ce site).<br /> <br /> <br /> <br /> Pour en revenir à l'imagination, "le niveau lointain" est comme la direction, ou la ligne directrice vers l'état de Bouddha, avec ses pouvoirs et ses attributs infinis (déjà, c'est un truc que personne n'imagine). Le second niveau est le niveau intermédiaire, qui est à la limite du « rêve infini » et de quelque chose qu'on peut concevoir, c'est un niveau « délire » parce qu'on peut y imaginer des choses presque palpables. Je vais t'en parler dans ce commentaire en mentionnant comment j'imagine des maîtres authentiques (en me fondant aussi sur des témoignages que je trouve très intéressants). Le niveau premier, c'est comment j'évolue à partir des éléments ultra concrets de ma vie : le travail, les projets, les apprentissages, les stratégies à court terme à mettre en place, etc. Le niveau premier de l'imagination permet de constituer l'expérience, le niveau second permet de se projeter aux frontières du rêve et de l'infini, et le dernier niveau permet de s'orienter presque magiquement vers le point oméga que constituent les attributs incroyables et merveilleux des bouddhas.<br /> <br /> <br /> <br /> En fait, la problématique est d'ouvrir son imagination à de nouvelles portes de compréhension, sinon on risque de s'enfermer dans un réseau d'informations limité qui va nous uniformiser.<br /> <br /> <br /> <br /> J'en viens à un nouveau thème assez délirant, qui constitue ce que je pense être les vrais maîtres (qui dévoilent des choses authentiques). Je vais donner des exemples : Fulcanelli, Monsieur Chouchani (le maître caché de Lévinas et d'Elie Wiesel, maître de science et de Thora), le Babaji de Sri M (je suis assez attiré par ce Sri M, mais je n'ai pas étudié beaucoup de lui), le comte de Saint Germain, et bien sûr Nagarjuna et Gourou Rinpoche.<br /> <br /> Ce sont tous des maîtres alchimiques cachés, et je ne pense pas que ChepaDorje était un maître de l'alchimie. Ces individus sont cachés, ils apparaissent et disparaissent. Ils sont peut-être immortels ou quelque chose comme ça. Il y a des témoignages de Casanova avec sa rencontre avec le comte de Saint Germain qui sont assez délirants, mais il y a aussi d'autres témoignages comme ceux de la comtesse d'Adhémar, dame du palais de la reine Marie-Antoinette. Saint Germain savait apparemment parler toutes les langues, il ne mangeait presque rien, et il a disparu aussi mystérieusement qu'il est venu.<br /> <br /> Comme le disait Jacques Bergier, les vraies personnes importantes sont totalement cachées, et les personnes connues ne sont pas importantes.<br /> <br /> <br /> <br /> Si on y réfléchit, le corps d'arc-en-ciel n'est peut-être qu'un certain niveau de réalisation parmi bien d'autres niveaux de réalisations, tout aussi grands et merveilleux, mais aussi différents. C'est-à-dire que le point oméga est peut-être encore bien plus loin que tout ce que l'on croyait. Et pourquoi pas ?<br /> <br /> <br /> <br /> Ma méthode est celle de Descartes (ou du moins ce que j'imagine être sa méthode), qui inclut d'ailleurs « l'intuition » comme partie fondamentale de son processus. C'est-à-dire que l'intuition correspond à ce qui n'est pas prouvable par le A et le B, mais son raisonnement se base sur l'intuition initiale. Il faut que je retrouve la citation originale qui est présente, je crois, dans « Règles pour la direction de l'Esprit »."
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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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