Au sujet des maîtres, de l'obéissance, de l'ouverture...
Je pensais écrire un nouveau post aujourd'hui, le commentaire de Mekoubal tombe bien. Je suis d'accord avec lui sur le fait que les lamas tibétains sont de très mauvais exemples, car soit ils sont partiellement réalisés (Dzongsar) et on sent que dans tout leur baratin, il y a un truc qui ne va pas, soit ils sont beaucoup plus loin (il y a Nyima Wangyal à Paris, et bien sûr le Lopön pour ceux qui l'ont connu), et ils ne se préoccupent absolument pas de nous. Maintenant que je peux sentir assez bien ce que font les gens avec leur corps énergétique, et surtout s'ils nous aident, je peux dire que ces lamas se gardent bien de nous approcher, à peine nous regardent-ils, car ils savent que les défauts qu'ils voient, ils sont tenus de les purifier, puisqu'alors cela entre dans leur continuum de conscience. Ils nous regardent donc d'une manière très superficielle, pour surtout ne rien toucher en nous. C'est sûr qu'avec ça on ne va nulle part. J'ai par contre été assez touché par la vidéo du Karmapa, on sent que le pauvre, il est écrasé par la misère des tibétains en exil.
Le sentiment de supériorité concerne ceux qui sont moyennement réalisés, en même temps ceux-là seraient ceux dont on aurait le plus à gagner si on était capable de les faire bouger. Rudi dit qu'un bon disciple est un challenge pour le maître (de niveau moyen). Malheureusement je n'ai jamais rencontré d'assez bon disciple pour être un challenge, même pour ces lamas moyens. Un lama moyen est quand même quelqu'un qui est conscient dans la claire lumière du sommeil, seul le disciple qui n'est pas trop loin de ce niveau apparaîtra dans leur champ de vision, et leur donnera envie d'échanger. Quand j'ai quitté Chepadorje il était vraiment dégoûté de la vie. Je pense que si je le croisais maintenant je pourrais avoir un échange, car pour commencer, je saurais accéder à son corps énergétique, qui était assez peu caché, et donc me servir dans le pot de crème. Je le faisais déjà à l'époque, mais très peu en comparaison. Pour les lamas plus avancés, c'est impossible, ils sont complètement voilés.
La notion de corps d'arc-en-ciel, si je l'ai bien compris, fait référence à la dissolution des éléments "grossiers" du corps physique, correspondant à un travail en lien avec "les mérites",
Je ne sais pas ce que tu entends par là. Le travail en question consiste à se placer dans l'état naturel (c'est-à-dire dans l'ouverture du coeur) et de là, contempler les visions lumineuses qui sortent du coeur et remontent jusqu'aux yeux, pour être projetées à "l'extérieur". Cela semble prendre un temps considérable, sauf peut-être pour ceux qui naissent déjà réalisés, comme le Lopön par exemple (il suffit de voir des photos où il est jeune).
Il faut également savoir que le corps d'arc-en-ciel est juste un signe, pas un résultat. Quelque chose qui serait un résultat, c'est le corps illusoire, qui apparaît au moment de la réalisation de la claire lumière de la mort (claire lumière d'exemple ultime, ou claire lumière de signification). Comme l'explique Dudjom, il est compliqué de le réaliser, car il faut complètement défaire le noeud du coeur, ce qui en plus d'être difficile n'est pas sans danger. La pratique de thögal permet de contourner la difficulté, en transformant ce noeud en lumière, du coup pas besoin de le défaire. Le corps physique se transforme complètement en lumière, devient immatériel. Plus exactement, selon le Lopön, il ne lui reste plus qu'un doigt de matérialité, d'où le fait qu'il traverse les murs et ainsi de suite. Lorsque le pratiquant meurt, ce qui reste à résorber est minime. Certain disparaissent instantanément.
A la base on ne sait rien, c'est certain. Ce n'est qu'en expérimentant qu'on apprend. Mais on peut lire pour se donner des idées.
Par exemple, pour l'obéissance, on n'est pas nés et on n'a pas été éduqués avec l'état d'esprit qui permettrait de comprendre comment ça marche. Pour commencer il faut trouver un maître qui a un haut niveau de réalisation. Ensuite, il faut qu'il nous accepte. Saint Joseph l'Hesychaste explique que cette acceptation correspond au fait qu'il devient responsable de tous les faits et gestes du disciple, et prend sur lui son karma. A ce moment là il y a entre eux une union spirituelle, qui exige l'obéissance pour perdurer. On en voit les conséquences chez le Père Ephrem et surtout le Père Joseph de Vatopedi (les deux ont écrit sa biographie), puisque le deuxième est devenu un saint (je crois qu'on peut le dire). Les deux expliquent comment la grâce de Dieu s'est mise à leur tomber dessus à partir du moment où ils ont suivi les moindres directives du Père Joseph. Certaines étaient difficiles, mais d'après eux, ça n'était rien en comparaison de ce qu'ils recevaient. Quiconque a reçu un minimum de grâce divine comprendra ce que je dis. N'avoir pas de maître est un véritable fléau, car les chances de réalisation deviennent vraiment minimes. On peut d'ailleurs ajouter que les disciples du Père Sophrony, à qui il demandait peu, ont été sauvés du samsara, même sans être devenu des saints reconnus. Il y a notamment cette dame atteinte d'un cancer qui était heureuse de mourir. Personnellement j'aimerais déjà en arriver là, avant de critiquer ces Pères spirituels et leurs méthodes... Plus généralement quand on lit les Lettres de Barsanuphe et de Jean de Gaza, on comprend qu'ils ont développé une méthode qui donne des résultas extraordinaires. Malheureusement on ne trouve plus ces sortes de Pères. S'il en existe encore, ils ont décidé de ne pas se faire connaître.
Le véritable modèle n'existe pas (le modèle complet). Il a peut-être existé par le passé ou il existe de manière non exposée (ou peu exposée). Cependant, ce modèle peut être conçu par l'intuition, l'imagination et le raisonnement.
Malheureusement non. Il ne peut être conçu que suite à des transmissions. C'est ce qu'on constate, et qui ressort en outre de toutes les biographies. On voit de malheureux disciples restés sur le banc de touche (comme le biographe du cheikh Al-Allawi), ça fait pitié, car on voit qu'ils ne comprennent rien à la matière dont ils traitent. Par expérience personnelle, j'ai reçu peu de transmissions de maîtres, mais quand même, je pense avoir croisé un saint qui transmettait volontiers. Ce que j'ai pu "voir" en conséquence était bluffant. Malheureusement il m'aurait fallu passer des années à ses côtés, et non pas 5 jours. J'ai reçu aussi quelques transmissions "volées" à des lamas tibétains, ou qu'ils ont pu lâcher à l'occasion de telle ou telle initiation. Ils les laissent dans une certaine couche de notre chakra du coeur, si on y accède on les retrouve, si on n'y accède pas on ne les retrouvera jamais, ou peut-être au moment de notre mort, je ne peux pas dire.
Le véritable modèle n'existe pas, il faut tout réinventer, tout recréer. Il faut tout réexpérimenter à de nombreuses reprises. Il faut tout changer en fonction de notre réalité, à partir de notre vie et de nos conditions de vie.
Je suis assez d'accord, mais le plus difficile, c'est d'avoir la conscience des choses. Par exemple, lds dit :"à vrai dire je n'arrive pas à ressentir la nature du pêché, je le conçois intellectuellement mais je n'arrive pas à le ressentir avec le corps et encore moins avec le cœur". C'est normal, en temps ordinaire tous nos chakras sont fermés, et si on n'a pas une méthode pour les ouvrir, on n'aura jamais la conscience de rien. C'est vrai pour tout, la musique par exemple. C'est pour ça j'imagine que certains prennent du chichon ou autres drogues, parce que ça leur permet d'expérimenter un état d'ouverture temporaire. Un fille qui avait pris de l'héro m'a confirmé (pour autant qu'on ait pu s'entendre sur les mots) que ça donnait effectivement l'expérience de la claire lumière (tu m'étonnes qu'ils veulent recommencer). Malheureusement il n'y a personne pour expliquer à tous ces drogués qu'il existe des méthodes pour atteindre ces résultats, et que c'est l'objet des religions qu'ils méprisent.
Rudi est intéressant au sens où justement c'est quelqu'un qui a mené notre vie. Il faut cependant prendre conscience qu'il n'est pas parti de rien, il a reçu pas mal de transmissions.
Il explique qu'il faut arriver à un état d'ouverture, qu'il faut transmuter la merde qui est autour de nous, et qu'il faut en même temps être capable d'aller chercher de l'énergie raffinée dans d'autres coins de l'espace éloignés de nous.
Pour ma part, je pense avoir développé la capacité de recevoir des transmissions par les livres. C'est quelque chose qui est peu reconnu, mais il évident que certains saints ont écrit leur autobiographie, ou ont fait écrire leur biographie, dans cette idée. C'est pour cette raison que j'ai lu 2 fois chaque biographie de SJH, à chaque fois il en sort quelque chose de nouveau. Globalement j'ai d'ailleurs lu 2 fois chaque biographie de saint que j'ai chez moi. Et même si imaginer leurs visions ne donne pas les visions en question, ça fait toucher un niveau d'énergie supérieur à celui que nous avons.
Pour ma part j'en suis toujours au stade de génération.
Ici il y a une chose importante, c'est que même si ce qu'on doit atteindre est la vacuité, la stade de génération est obligé de se faire sur un parfait bouddha qui viendra nous chercher au moment de notre mort si par hasard on ne dépassait pas le stade de génération. Il faut donc prendre un bouddha, le Christ, Guru Rinpoche, ou n'importe quel autre bouddha d'envergure, c'est-à-dire connu pour avoir engendré de nombreux saints et une vaste terre pure, et engendrer dans notre esprit tout ce qu'on peut qui se rapporte à lui. Le risque à notre niveau est toujours le même, ne pas faire l'effort d'ouvrir notre conscience. Par exemple on décide de réciter une prière, ou un mantra, en espérant très fort recevoir la Grâce. Mais ça ne peut pas marcher comme ça. Il faut d'abord prendre conscience de "à qui on s'adresse". Or comme le disait Chepa qui nous avait bien observés "nous ne sommes pas capables de concevoir les qualités d'un bouddha". La seule manière si on n'a rien, c'est de lire, et ensuite de se repasser les meilleurs moments de sa lecture, là où on a touché quelque chose qui nous dépasse. Si on a lu 10 livres, ça fait pas beaucoup, 50 ou 100 c'est mieux. De tous ces quelque chose on construit un premier palier, à partir de quoi on peut relire les mêmes livres, et là on se rend compte qu'on découvre d'autres énergies plus élevées. Et ainsi de suite. Ça aide de faire un roman dharmique et de se construire un yidam, car le yidam aura un accès à Dieu meilleur que nous. Et comme il est notre création, on peut l'endosser (ça demande quand même un effort) et voir les choses de son point de vue. Pour ma part, je dois même dire que j'ai entrepris une chose étrange : je cherche dans mon yidam pourquoi il a un meilleur accès à Dieu que moi. C'est pas facile, car je remarque qu'il y a de grandes zones de flou (forcément). Mais si on arrive à les préciser, alors on reçoit l'énergie correspondante. Tout cela est très étrange.
Cette histoire de chakras fermés est vraiment une plaie, car à notre époque on ne croise que des gens comme ça. Les gens ont beau être "gentils" ils sont fermés comme des huïtres, tels ces prêtres avec qui j'ai pu parler (la plupart). Du coup (j'en ai parlé avec un ami), ça donne tout un tas de perversions sexuelles très bizarres dont certaines (on ne s'en douterait pas vu de loin) permettent de trouver un état d'ouverture. Le plus étrange, c'est que c'est comme pour les drogués (et souvent d'ailleurs ces personnes prennent des drogues), ils n'ont pas envie de faire le moindre effort pour s'ouvrir dans leur vie. Ce qu'ils veulent, c'est le faire de temps en temps, comme une détente, et le reste du temps, maintenir leur fermeture. Ils ne semblent pas se douter de ce qui les attend s'ils attrapent un cancer ou une sclérose en plaques.
















