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Piano et entraînement de l'esprit
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2 mai 2023

Les vraies questions

A chaque fois que j'essaie de faire un truc sympa, ça ne marche pas. On va à Arcachon, grand ciel bleu, et soudain à 20km de là, ciel gris, un ciel de neige, très désagréable. Puis on passe trop de temps au restau, quand on ressort pour aller voir la mer, on passe le peu de temps restant devant une baraque à glace, et ensuite quand on va sur la ponton, presque à la nuit tombée, on se gèle les couilles. Malgré un repas plutôt diététique au sens où je n'ai pas mangé de frites, j'ai trop mangé. Pensez donc, un sashimia saumon à 15 euros, faut qu'il y en ait du saumon, et du saumon, de cette qualité on ne le laisse pas perdre. Donc j'ai tout mangé, et j'ai eu mal au ventre jusqu'à 4h30 du matin, heure à laquelle je me suis finalement endormi... La soirée sympa à Arcachon, on l'avait passée la semaine précédente devant la mert avec un grand ciel bleu et un coucher de soleil sympa, sauf que j'avais mangé des moules frites du chef, aïe aïe aïe, et alors celles-là je les ai tellement bien senties passer que le lendemain j'étais épuisé. En effet, plat trop lourd du soir = qualité de sommeil encore plus merdique que d'habitude = lendemain foutu. 
Bref, je suis mort à cette vie de restaus, de vélo, de soirées sympas avec les amis... le bon Dieu me fait savoir à chaque fois que ce n'est plus mon karma. Cela dit, mort à gauche ne signifie pas vivant à droite. Dans une telle situation, on peut juste se contenter de vivre comme un zombie, c'est ce que font tous les vieux qui ne peuvent plus profiter de rien parce qu'ils sont trop vieux. 
Donc j'ai décidé de m'en tenir fermement à ma pratique. Fermement, ça veut dire 4 ou 5h par jour, qui au moins ne sont pas du temps perdu.Car j'avais remarqué en effet que j'avais toujours une bonne raison de sauter une séance, voire deux. Donc, fini les bonnes raisons. Je me suis entendu avec un ami qui pratique à peu près la bonne chose, et qui fait face à de semblables difficultés (sauf que lui c'est les amis qui le kidnappent, les cliens qui le dérangent, les voitures qui essaient de l'écraser). Tous les jours on se fait le rapport de la veille, et y a pas d'excuses. Il a quand même réussi à se faire kidnapper les deux derniers jours pour une virée sur un bateau, et là il a réalisé qu'il devait mettre un terme à cette situation. En effet, chacun peut constater, comme l'affirme Rudi, que lorsqu'on approche d'un palier, quelque chose nous teste pour nous empêcher d'y arriver, et si on y arrive, quelque chose nous teste pour nous le faire perdre. Une façon pour le cosmos de s'assurer que seuls les gens méritants y arrivent. Soyons lucides, je n'ai pas été méritant jusque-là, j'ai perdu 100 fois ce que j'avais acquis ou presque, par manque de conscience.
L'autre soir mon amie me demandait "mais comment ça se fait que les autres gens ne prennent pas cette décision ?"
1) 90% des autres gens ne savent pas que ça existe. Le bonheur, pour eux, c'est de siroter leur petit café du matin avec les merles qui chantent et le rosier en fleurs.
2) Chez ceux qui restent, on peut assurer avec certitude que 99,9% ne savent pas réellement comment s'y prendre, quoique ayant la ferme croyance qu'ils le savent. On peut y mettre pêle-mêle les gibier de sanghas, les érudits, et même des gens ayant des maîtres comme Matthieu Ricard. Je commence également à avoir des doutes pour Tenzin Palmo (Un ermitage dans la neige) qui a pourtant fait 11 ans de retraite si ma mémoire est bonne, avec un excellent maître en plus. 
Je ne m'attarderai pas sur les gibiers de sangha, quand on les voit 20 ans plus tard, c'est un spectacle désolant. Prenons plutôt les favorisés, ceux qui ont de bons maîtres et font des retraites dans les règles de l'art. Allez savoir pourquoi, ceux-là ont décidé qu'ils cherchaient la paix, ou l'équanimité, ou des états méditatifs se succédant dans tel et tel ordre, ainsi qu'on l'a appris en écoutant les enseignements. Le problème, c'est qu'on ne peut pas décider à l'avance de ce qu'on va trouver, sinon c'est une limitation. De plus, les enseignements ne décrivent pas réellement ce qu'on est censé trouver. Ils mettent des mots dessus, mais allez savoir ce que ça veut dire.
L'autre jour je lisais un bouquin de Tenzin Palmo, j'ai oublié le titre, et d'un bout à l'autre c'était une telle masse de fatras inutile que j'ai eu des doutes à son sujet. Soit c'est une imbécile, soit elle le fait exprès. Mais pour le faire exprès, il faut vraiment y mettre du coeur à l'ouvrage, car j'ai rarement lu un livre aussi chiant - c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je ne lis plus de livres sur la méditation. S'il y a des livres qui ne servent à rien, ce sont bien ceux-là. Mettons de côté ceux écrits par les grands maîtres.
C'est comme les forums bouddhistes. J'ai longtemps eu des doutes sur les gens qui intervenaient là. Maintenant je n'en ai plus, car jamais ils n'abordent les vrais sujets.
Les vrais sujets, qu'est-ce que c'est ? C'est ce qui nous arrive vraiment, sans toutes les idées qu'on pourrait mettre par dessus. Et donc les vraies questions. Par exemple, celle-là : qu'est-ce que j'attends vraiment des gens ?
Si je regarde dans mon roman (qui est une bonne vitrine de mon inconscient), ce que j'attends des gens, c'est qu'ils soient Dieu. Pas le Christ en guenilles, hein, mais plutôt le Christ au Mont Thabor. Alors évidemment, on concevra que je sois souvent déçu. Autrefois, j'en attendais moins - au fond, nos attentes proviennent de ce qu'on peut concevoir. Autrefois je concevais un petit nid douillet, la chaleureuse intimité de l'amitié. Ça, c'est facile à trouver. Mais Dieu, c'est une autre paire de manches. A l'époque où je concevais la chaleureuse amitié, je ne concevais pas Dieu. Je regardais le Lopön et je ne voyais rien. Maintenant que j'y vois Dieu, je n'ai plus envie d'autre chose. L'autre jour deux personnes sont venues voir le piano, elles avaient tout pour devenir des amies, sauf l'âge, car à leur âge (65 et 70) on ne souhaite plus se faire de nouveaux amis, et ce n'est pas parce qu'on a trouvé mieux. Mais ça ne me disait pas plus qu'à elles, quoique pour d'autres raisons.
Bref, j'en reviens à mes moutons. Les vraies questions, ça n'est pas la hauteur du coussin, la position ou le fait qu'on doive surveiller son esprit de telle ou telle façon, se demander de quelle couleur il est etc. Les vraies question, c'est notre condition réelle, là tout de suite. Est-ce qu'on sait qu'on va mourir ? En général, ça ne vient que vers 50 ans, et encore, j'en connais plein qui ne le savent toujours pas. Et si on le sait, est-ce qu'on sait comment ça va se passer ? Là encore, beaucoup ne le savent pas. Si on le sait en revanche, l'heure est grave. Car on a conscience de tout le merdier, non pas dans lequel on se trouve, mais qu'on est. Tout notre monde, en fait, c'est nous. Et ce nous, clairement, il ne sait pas se résorber dans la vacuité. Sinon on dormirait conscients. De plus mourir est un peu plus compliqué que s'endormir, car comme les maîtres se le disent entre eux, seuls les jeunes meurent dans de bonnes conditions. Pour les vieux, ce sont de mauvaises conditions. Imaginez que vous faites une crise cardiaque, ou un covid grave à l'hôpital en réa. Est-ce qu'à ce moment là vous allez pouvoir prendre le contrôle de vos souffles et vous assurer qu'ils se résorbent là où il faut, comme il faut ? Pour ça, il faut une mort lente, pas une mort brutale. Et faut l'avoir acceptée, ne pas avoir peur, et avoir l'entraînement nécessaire. Pour ne prendre qu'un exemple, Mingyur Rinpoche, qui est "mort" vers 30 ans dans un ghat en Inde, a eu 4 jours pour se faire à cette idée. Il était dans un sale état, forcément, mais au moins il n'avait aucune infirmière pour venir le déranger, aucun masque sur le nez etc... Il n'était absolument pas certain d'avoir tout l'entraînement néacessaire (un Rinpoche, je vous rappelle), mais il a pu voir la résorption des souffles grossiers, qui, de loin, n'est pas l'étape la plus difficile. Et ensuite il a eu le choix de revenir, donc il est revenu. 
Imaginez maintenant comment ça se passerait dans un EHPAD. Là, les gens l'ont accepté, et sans doute qu'il y en a qui prient pour mourir vite, vu que leur vie est un martyre. Mais l'entraînement ? Il a été fait quand ?...
Je commence juste à comprendre pourquoi on est inconscient quand on s'endort, anesthésié en fait. Ça empêche de faire une crise cardiaque quand les souffles se dissolvent. Prenons les choses dans l'autre sens. Vous faites souvent des sorties hors du corps, et vous avez expérimenté que si quelqu'un se met à taper à la porte pendant ce temps, ça vous fait un coup au coeur. La question que vous devriez vous poser c'est "pourquoi il n'y a pas de coup au coeur dans l'autre sens ?". Parce qu'on est "endormi". Pour que ça puisse se passer en pleine conscience, il faut que le corps soit dans une condition différente, une condition où les gouttes rouges et blanches seraient fondues ensemble pour absorber l'impact de la dissolution des souffles. Est-ce que quelqu'un en parle quelque part ? C'est un sujet vraiment important. Sur les forums de rêve lucides, il y en a qui essaient depuis perpette de s'endormir consciemment en sommeil profond. Ils n'ont toujours pas compris qu'il y a une impossibilité physique au vu de leur état. Pour ma part, il m'est arrivé d'être conscient au moment de la dissolution de quelque souffle, ça fait super mal en fait. C'est pour ça que Lama Yeshé dit qu'il faut se concentrer sur le nombril et pas ailleurs, parce que c'est dangereux. Pour ma part, il m'arrive d'être obligé de me concentrer sur le coeur, c'est très pénible. Parce que je ne suis pas encore capable d'être dans le bon état.
Le bon état, à vrai dire, annule tous les maux de la vieillesse, jusqu'à la mort elle-même. Mais on ne le trouvera pas en cherchant la paix. C'est déjà un état physique très différent de l'état ordinaire. Le Père Virgil (il faudra que j'en parle) dit que les vieux ne cherchent qu'une seule chose : la chaleur. Parce qu'ils ont froid. Quand on sait pratiquer, on n'a plus froid. On sait engendrer une chaleur surnaturelle, c'est-à-dire mêlée à la félicité. Il n'y a que dans cet état qu'on peut s'endormir ou mourir consciemment.
C'est pour cette raison que les grands pratiquants choisissent le lieu et le temps, généralement sans témoins. Ils savent que s'ils laissaient les choses leur arriver par accident, il y aurait le danger que dans la précipitation, ils perdent conscience. Donc ils s'installent bien confortablement, ils disent "les gars je vais m'en aller", et au disciple qui est resté "Père Théodore, pourriez-vous aller me chercher un verre d'eau ?" et quand le Père Théodore revient, paf, l'autre est parti. 
Bon, je crois que je suis en train de dépasser la capacité de concentration de mes lecteurs, donc suite dans un prochain post.

 

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Commentaires
S
Vegetarian diet is associated with an elevated risk of mental disorders. However, there was no evidence for a causal role of vegetarian diet in the etiology of mental disorders. <br /> <br /> <br /> <br /> Corrélation n'est pas causalité.
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S
Il est possible qu'avec ta machine tu soignes réellement des gens. Peu importe comment du moment que tout le monde y trouve son compte. Aller servir à la soupe populaire convient à mon fils mais pas plus à moi qu'à toi. Je ne serais probablement jamais non plus un maître réalisé en mesure d'aider qui que ce soit mais cela ne m'empêche pas d'essayer. <br /> <br /> Zazen ou shikantaza consiste à ne rien faire et donc à se dépouiller de tout. Je ne trouve pas que cela soit difficile mais je trouve que c'est plus facile en haut d'une vraie montagne torse nu quand la température est négative et qu'il souffle un vent glacial. Si à ce moment là on ressent une vraie félicité alors il y a des chances pour qu'on soit sur la bonne voie. Et si après cela on a l'énergie pour déplacer des montagnes alors cela se confirme. <br /> <br /> <br /> <br /> Ma femme souffre de colopathie fonctionnelle, colon irritable... bref elle a tendance à perdre du poids et à souffrir en permanence. La souffrance est parfois un aiguillon qui pousse à pratiquer le plus possible même sans espoir de rémission. <br /> <br /> <br /> <br /> Ne pas supporter ce monde et avoir l'idée d'autre chose est un bon moteur pour pratiquer seulement il faut vaincre la peur de rater cet autre chose. <br /> <br /> <br /> <br /> Je m'entraine tout les jours à l'apnée dans l'espoir de battre le record du monde d'apnée dynamique sans palme sous glace sans combinaison de plongée (180m). Je n'ai probablement aucune chance d'y arriver mais c'est ce que je vise. Je progresse hyper lentement mais je m'en fiche je ne suis pas pressé. L'important c'est de progresser. <br /> <br /> <br /> <br /> Avec SOS amitié j'ai trouvé une façon d'aider qui me convient... elle est minimale mais elle est efficace. Le cadre théorique est celui de Carl Rogers qui préconise une écoute centrée sur la personne... une écoute active et bienveillante. Idéalement il n'est pas utile de donner des conseils. Il suffit seulement d'aider les gens à voir clair en eux-même sans jugement. <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Pour l'effet placebo, je pense qu'il est peut-être nécessaire que ça pique un peu (ça balance de l'électricité). Peut-être pour ça que tes compléments alimentaires ne fonctionnaient pas. Pareil le discours pseudo-scientifique sur la génétique plus il est fumeux plus il aide à ce que l'effet placebo fonctionne. Tu peux le garder.
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D
Au fait j'ai oublié de dire le principal. Je suis content que toi et ta famille vous ayez trouvé une utilité, ou au minimum que vous ayez l'impression d'être utiles et que les gens vous le confirment. Pour moi, malheureusement, je crois que ça n'arrivera pas. C'est pas faute d'avoir essayé. En 2008 ce qui m'a encouragé dans mes études dharmiques c'est de me dire qu'ensuite je pourrais aider des gens. Tu parles... Si on veut aider faut aller servir à la soupe populaire, mais quand j'essaie ce type de démarche, je me sens très mal avec moi-même, j'ai vraiment l'impression que c'est pas ma place. Alors tant pis, vu que je ne serai jamais un maître réalisé en mesure d'aider qui que ce soit. Tiens, le dernier qui est passé à la maison pour que je l'aide, il a laissé tomber semble-t-il. Trop difficile. Je le comprends. Quand on peut avoir une vie sympa, pourquoi s'emmerder avec des pratiques difficiles ? Je sais que zazen c'est difficile, mais j'en ai chié plus que ça, et pour quoi ? Parce que je ne supporte pas ce monde, j'ai l'idée d'autre chose, et je ne peux pas supporter l'idée que je pourrais rater cette autre chose. Comme quoi, personne n'a trop le choix. De toutes façons dès la naissance j'étais inadéquat. <br /> <br /> Elle a quoi ta femme ? Non parce que je pourrais peut-être faire un truc avec spooky. Avec l'effet placebo de spooky, pardon. Mais ce truc a vraiment de super effets placebos, même si je m'en passerais volontiers vu que ça me balance de l'électricité.
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S
Ma femme a des problèmes de santé et elle mange de la viande. Donc oui tu as entièrement raison et je suis désolé d'avoir négligé le fait que tu aies des problèmes de santé. Cela justifie le fait de manger de la viande. <br /> <br /> <br /> <br /> Néanmoins, idéalement, plus on peut s'en passer mieux c'est. Comme pour le reste (tabac, alcool drogues médicaments...)
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D
Je ne mets pas tout sur le même plan, je choisis la méthode Rudi : ce qui nous fait évoluer est bon, ce qui nous fait tomber est mauvais. Entre autres, manquer d'énergie est mauvais. Et je te rappelle que je suis malade. Est-ce que tu es au courant que Thierry Casasnovas s'est retapé en mangeant des montagnes de viande, et pas avec des jus ? <br /> <br /> D'ailleurs, je ne mange pas des montagnes de viande, loin de là. Si je dois me payer le karma du poulet et du poisson, ça sera toujours moins pire que d'être trop faible et d'en mourir. Si tu es sûr de te réincarner en tulkou, ou même de sortir du samsara à ta mort, je suis content pour toi, mais ça n'est pas mon cas.
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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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