Interrogations sur la composition musicale
Je commence à me demander si la composition musicale ne tient pas d'un certain phénomène cérébral assez peu étudié j'ai l'impression mais auquel nous sommes soumis en permanence. Par exemple, si je passe une heure à regarder des fleurs et que je vais ensuite me coucher, le vois des fleurs. Pas exactement les mêmes. Mais mon cerveau va engendrer des fleurs sans que je puisse l'en empêcher. Si c'est des voitures que j'ai vues parce que j'étais sur la route, je vais voir défiler des phares de voiture, et ça va même parfois me réveiller. Si j'ai fait de la peinture, je vais voir de la peinture. Et puis si c'est de la musique, mon cerveau va créer de la musique. Mais là il y a une condition. Il faut avoir écouté plusieurs morceaux nouveaux au cours de la même journée. Et alors la nuit, pof ça défile, ça sera construit à partir de ce qui a entendu, mais ça sera différent quand même. Enfin, c'était comme ça la nuit dernière. Et il y avait un autre phénomène, c'est que j'avais l'impression que dehors quelqu'un jouait de la musique (à 1h du mat). J'ai parcouru toute la maison pour voir si ça venait de là, mais il n'y avait que la tortue de la gamine qui jouait sa rengaine habituelle. Du coup, il m'a semblé que mon cerveau mélangeait certaines de harmoniques de la tortue (celles qui traversaient les murs) avec des sons venus du dehors, et ça faisait des morceaux de musique assez clairs. Mais c'était orienté dans le sens de ce que j'avais entendu pendant la journée, c'était le même type de sons. Je me demande aussi s'il n'y a pas un rapport avec le fameux nada. A savoir que je me demande si le nada n'est pas un son créé par ce même mécanisme. Mais un son pur. Il ne s'agirait donc pas tant d'identifier je ne sais quel son primordial de l'univers, que de savoir comment le créer, et de laisser le cerveau développer dans le bon sens. Ce qui serait logique avec tout le reste finalement. Car autant la science consiste à comprendre des faits extérieurs, autant la spiritualité consiste à créer des canaux qui se situent précisément entre l'intérieur et l'extérieur. Pour le nada, je ne l'avais jamais entendu de ma vie. Mais après avoir lu Salim Michael, je me suis souvenu d'un morceau qui à mon sens contient un "son pur", et ça ressemblait à ce qu'il disait. du coup, en me remémorant ce son, je commençais à l'entendre comme son sous-jacent des autres. On constate un phénomène similaire dans les restaurants. Si on essaie de bourdonner des sons le long de la gamme chromatique, on va généralement en trouver un qui résonne assez fort avec l'ambiance du restaurant, et qui correspond probablement à l'harmonique dominante du lieu, résultant de la structure des murs et des voix des clients, et peut-être aussi de notre tête. Et alors ensuite, on n'entend plus que ce son, mais on l'entend vraiment. En même temps il est là, et en même temps il y a une certaine opération de la conscience qui l'amplifie. A mon sens, c'est un son qui n'est ni extérieur ni intérieur, car d'un côté il est entendu par les oreilles, mais d'un autre côté, il n'est pas perçu comme extérieur.
















