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Piano et entraînement de l'esprit
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6 janvier 2017

Détachement

Everything outside you is a manifestation of God that you have to transcend. You have to look at things objectively. Nothing is real except your ability to transcend a situation through your conscious will and your breathing. This is all that exists. The other will disappear like snow on a hot street the minute you look and say, "I will withdraw from the situation. I will detach myself because this situation is nothing more than a test of my capacity to live above it." The point is not to meet the situation head on. If you meet it head on, you are stuck in your mind. But if you take a breath and you start consciously opening up — if you do the exercise you have been given over and over again here — you pump yourself full of energy instead of letting your energy go out, bleeding into everything and everybody. If you bring your mind, your breathing, and your energy inside and you keep working inside, slowly but surely you rise. As a phoenix rises from its own ashes, you rise out of the shit in yourself and transcend yourself.

J'ai l'impression que la vérité la plus basique de la spiritualité est restée à peu près inconnue. Comme le dit Rudi, l'être humain n'est vraiment pas avancé dans ce domaine. Car il s'agit de considérer les phénomènes comme on considère les noix : il faut enlever l'écorce (la forme) et prendre la nourriture (l'énergie). Mais que font les gens ? Ils prennent l'écorce et jettent la nourriture. Sauf les fanatiques néos qui jettent tout.
Je pense par exemple à telle personne qui vit une période difficile selon la forme. Selon l'énergie, on ne saura jamais ce qui se passe, car ce qui lui plaît c'est de se lamenter et de nous apitoyer afin que nous lui donnions notre énergie. Pendant ce temps, elle perd toute l'énergie de la situation, qui est probablement bien plus importante que tout ce que nous consentirons à lui donner, qui ne sont que des miettes. Peut-être que ce qu'elle a à disposition, c'est une énergie rare et extrêmement précieuse : il y en a qui ne nous traversent qu'une seule fois en une vie, qui nous sont en outre absolument nécessaires, mais quand c'est fini, c'est fini. C'est au fond ce que la "spiritualité" et les enseignements ne nous disent jamais.
Ils nous disent de ne pas nous attacher, mais ce qu'on comprend là, c'est qu'il faut tout jeter. La plupart du temps, on n'a pas la moindre idée que les formes recèlent une énergie (surtout les formes courroucées), et que celle-là, il faut vraiment l'attraper. Alors si par exemple on se fait tomber dessus par son patron ou autre, qu'est-ce qu'on fait ? On se ferme sous prétexte de ne pas s'attacher. Alors que peut-être notre patron nous a déversé dessus une quantité d'énergie faramineuse. Au lieu de considérer le potentiel énergétique de la situation, nous jugeons qu'elle est désagréable, ou qu'elle nous déplaît, et nous en perdons tout le bénéfice.
En même temps, il faut bien reconnaître que pour jouir de ce potentiel énergétique, il faut un système à peu près en bon état. Mais même avec cela, si on ne sait pas qu'il faut casser la coquille et manger la noix, on se comporte comme un crétin. Par exemple, quand la gamine se met à hurler, c'est aussi une grosse quantité d'énergie. Si on se bat contre cette énergie, on finit épuisé. Alors que si on comprend que la gamine, c'est juste une forme, et qu'on observe en soi ce qui se passe au plan énergétique, c'est de la bonne nourriture qu'on ne serait pas capable de produire par sa propre industrie. C'est ce que les enseignements entendent par "détachement". Au lieu de ça, les gens vont essayer de se maîtriser, de ressentir de la compassion, de prier le bon Dieu, bref, tout ce qu'il est possible de faire pour refuser cette énergie. Ensuite ils vont voir des maîtres, ou prier, pour être illuminés. Mais si en premier lieu ils refusent l'électricité sous sa forme basique, la tâche de Dieu devient très compliquée.
C'est vrai aussi dans le positif. Les gens qui tombent amoureux s'attachent automatiquement à la forme, ce qui cristallise l'énergie. C'est encore plus vrai quand ils sont dans l'incertitude de savoir si c'est réciproque. Là, au lieu de profiter de cette énergie extraordinaire, c'est l'angoisse, ce qui devrait les nourrir se retourne contre eux et les détruit.
Finalement c'est extrêmement simple.



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Commentaires
H
Salam et merci Jesse pour ton témoignage qui me parle bien.
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H
Salam<br /> <br /> <br /> <br /> "Il me semble également que tu attends des autres précisément ce qu'ils ne peuvent pas fournir, par exemple quand tu dis que tes cousins ne partagent pas ta condition avec toi. Mais c'est comme si tu les accusais de ne pas mettre tes habits et de ne pas porter tes chaussures. Rudi dirait que tu cherches des bananes dans une poissonnerie. "<br /> <br /> <br /> <br /> Voilà bien une réalité pénible à regarder ! Je ne suis pas toujours ainsi, mais c'est une habitude coriace. Je pense qu'elle a des racines profondes. Je sais en tout cas que j'ai toujours reproché à mon pére d'être ainsi avec les autres ! Alors....je te trouve gentil, car j'ai trop de complaisance en cette attitude erronnée.
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J
Salut Ian,<br /> <br /> <br /> <br /> J'adhère tout à fait ça. Tout ce qui "choque" (secoue, ébranle) notre système énergétique, contient une opportunité de croissance, de transformation. Je crois d'ailleurs qu'en général, même si on filtre quasiment tout de ce que l'impact apporte par notre attachement à sa forme, ou par notre refus de le laisser opérer en nous sous forme énergétique, il fait quand même son oeuvre en nous, mais à un faible niveau. Disons que s'il y a cette résistance, on recevra juste 1% (ou même moins) de ce qu'il pourrait nous apporter, et si on résiste moins, et si on sait un peu plus comment l'aborder et l'accompagner (réaliser que c'est une opportunité et pas juste un truc désagréable ou terrible à fuir ou "spiritualiser"), on en recevra beaucoup plus.<br /> <br /> <br /> <br /> Je crois en fait que ce que veut vraiment la vie, et pour notre plus grand et haut bien, c'est notre destruction, notre mort psychologique. Ce que fait la vie dans son ensemble, ce que font toutes les énergies de la vie sous forme d'évènements (heureux ou malheureux, agréables ou désagréables), c'est éroder continuellement ce "moi" qui est l'obstacle majeur. C'est vraiment le programme. Je crois que tant qu'on a pas vu ça, on rame. C'est pour ça qu'un "moi", et même un "moi" spirituel, qui imagine que la vie est là pour rendre ce moi "heureux", ou "en paix", et qui imagine pouvoir s'en sortir comme ça à l'autre bout, qui imagine que le but est d'avoir un "moi" heureux ou "éveillé", sera quasi continuellement dans cette résistance à embrasser les impacts dont on parle (chercher et/ou accepter les impacts perçus comme agréables/favorables, et refuser les impacts perçus comme désagréables/défavorables).<br /> <br /> <br /> <br /> Je crois qu'il a eu beaucoup de facteurs au cours du temps qui m'ont amenés à percevoir cela, mais que l'un des plus flagrant (j'en avais déjà parlé ailleurs avec toi), a été le choc de la mort de ma mère il y a deux ans. Le fait est que j'étais dans de bonnes dispositions de clarté intérieure, très ouvert, c'est à dire sans idées préconçues sur les implications de sa disparition, et même curieux de voir comment cela allait m'impacter ou pas, et prêt à accueillir l'énergie de ce choc (je ne savais même pas si cela allait être un choc). Allais-je être triste ou non ? Dévasté ou pas ? En souffrir ou non ? Subir un deuil ou pas ? Etre confronté à des névroses qui se revéleraient du fait de ce choc ?<br /> <br /> <br /> <br /> Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais je crois que cette ouverture à été une grande chance. C'est comme si j'avais vécu l'évènement en temps réel, les yeux grands ouverts. Il se trouve que je n'ai pas vécu de deuil névrotique (genre apitoiement sur moi-même, peur de la mort mise en relief par sa disparition, etc.), ou de souffrance égotique, disons, mais qu'au bout de quelques jours, j'ai vécu une sorte de processus organique, une sorte d'effondrement en moi, une sorte de dévastation intérieure, une énorme "douleur" (une énorme énergie) qui m'a ravagé le coeur, qui m'a en quelque sorte anéanti au sens propre du terme (comme une mort) et à ouvert "autre chose" en moi-même.<br /> <br /> <br /> <br /> Tout ceci pour poser une question (à Ian, et quiconque veut réagir), suite à un autre évènement (plutôt égotique celui-là) qui est arrivé récemment, en rapport avec le fait de "jouir de ce potentiel énergétique". Pour faire court, j'ai écrit un email il y a peu à un ami et une amie, qui exprimait une certaine clarté ressentie (à propos de perception, de phénoménal/non-phénoménal, bref pas très important pour ma question). Il faut savoir que j'ai un très grand respect et même une grande admiration (au sens propre) pour cette amie. Il se trouve qu'elle ne m'a jamais répondu, mais que j'ai eu vent par l'ami, qu'elle avait ouvert l'email, et l'avait refermé aussitôt sans le lire parce qu'elle l'avait trouvé "long et ennuyeux".<br /> <br /> <br /> <br /> Quand j'ai appris cela, j'ai vraiment ressenti une vexation, été affecté, la boule dans le ventre, bref un choc énergétique/égotique. Ca faisait longtemps que j'avais pas ressenti cela à ce niveau. Je voyais le choc et le processus se déployer en moi, avec cette réaction assez automatique et immédiate de déni et de refoulement, ce sentiment de "désagréable-donc-à-fuir", comme une sorte de mouvement panique de refus de ce que le choc révélait. Et en même temps en étant assez clair que c'est ce qui se produisait (le choc indéniable, et la réaction automatique de refus du choc), donc ouvert à ne pas me laisser emporter.<br /> <br /> <br /> <br /> Il me semble que ce refus automatique, n'est pas vraiment en soi le refus du choc (bien qu'il soit assez désagréable en soi énergétiquement), mais le refus de faire face à ce que révélait le choc. En gros, si j'étais affecté/vexé, c'est indéniablement à cause d'une certaine arrogance, une suffisance, un sentiment de ma propre importance et de la soit-disant/imaginée importance de ce que j'avais écrit, et que comme cela n'étais pas reconnu, comme cette importance n'était pas validée, l'ego a fait sa crise. Ca m'a pris quelques minutes à encaisser, et encaisser aussi le second choc auto-infligé du "Comment ? Ca m'arrive encore à moi ce genre de crétinerie égotique ? Ca veut donc dire que cette suffisance et arrogance peut encore m'habiter à ce point ? J'en suis encore là à dépendre à ce point de l'attention des autres ?" (ce qui est justement encore une couche d'arrogance/suffisance en soi, qui se révélait).<br /> <br /> <br /> <br /> En osant faire face à cela (en osant regarder les choses pour ce qu'elles étaient), l'énergie s'est remise à circuler, disons. Le choc était accepté comme une chance de voir ce satané ego s'être pris un bon coup de pied aux fesses, donc de revenir à un état plus humble, donc plus fluide, et même une sorte de joie et de gratitude envers le choc lui-même.<br /> <br /> <br /> <br /> Ma question, c'est : dans ce genre de chocs (quand la suffisance est mise à mal ou dans d'autres cas, quel que soit l'ampleur de la chose), comment utilises-tu l'énergie du choc ? Comment l'affrontes-tu ? Je veux dire, vraiment très concrètement, sur le moment, pour en "jouir de son potentiel énergétique" ? Merci.
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H
Salam<br /> <br /> Je suppose que je ne suis pas seul à me sentir concerné par ceci :<br /> <br /> "Je pense par exemple à telle personne qui vit une période difficile selon la forme. Selon l'énergie, on ne saura jamais ce qui se passe, car ce qui lui plaît c'est de se lamenter et de nous apitoyer afin que nous lui donnions notre énergie. Pendant ce temps, elle perd toute l'énergie de la situation, qui est probablement bien plus importante que tout ce que nous consentirons à lui donner, qui ne sont que des miettes. Peut-être que ce qu'elle a à disposition, c'est une énergie rare et extrêmement précieuse : il y en a qui ne nous traversent qu'une seule fois en une vie, qui nous sont en outre absolument nécessaires, mais quand c'est fini, c'est fini. " Et moi aussi j'aimerais avoir plus de détails sur la pratique en question.
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D
"Mais bon, avec de la bonne volonté, et un temps de travail (plus ou moins acharné, et plus ou moins long, selon l'état de chacun) il serait possible à tous de réussir à ces 3 conditions".<br /> <br /> <br /> <br /> Je crois que tout le monde aimerait savoir comment tu t'y prends, en espérant que tu nous citeras quelques exemples récents. Parce qu'à cet endroit précis, il y a quand même un vide dans le discours de Rudi, comme tout le monde l'aura remarqué.
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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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