La méditation dans la pratique
Je comprends ton problème, les femmes sont des emmerdeuses, il faut développer une énergie phénoménale pour un résultat plus qu’incertain, et en plus si on a soi-même une bonne cuirasse caractérielle, vraiment ce résultat ne vaut pas l’énergie déployée. Du coup, ça peut faire un peu peur. Réveiller un désir dont on ne saura que faire vu qu’il n’y a pas de candidate correcte, mais qui pourrait se révéler très encombrant.
En même temps, la sadhana ne nécessite pas de trouver une candidate, tout se décoince très bien par l’imagination. On finit même par se rendre compte que l’imagination est bien plus satisfaisante que la réalité – mais il faut l’avoir développée assez bien, je le reconnais -. Je veux dire qu’on peut imaginer des créatures de rêve, ayant les qualités les plus extraordinaires, des pouvoirs non moins extraordinaires, et que ce sont elles les vraies dakinis. En fait ça n’a pas de limite. Ce qu’il faut, c’est avoir touché quelques femmes dans sa vie, histoire de donner une base réelle à son imagination (c’est le principe). De même qu’on peut apprendre le piano par l’imagination, pour autant qu’on ait déjà expérimenté quelques sensations réelles.
Ce qu’il faut ensuite, c’est travailler la faculté de représentation, et son réalisme. Supposons par exemple que tu prennes X comme sujet de méditation, il faut évidemment imaginer la femme qui va avec, noble, racée, belle, douce… La méditation pourrait consister 1) à imaginer la fille 2) à imaginer leur relation, à commencer par les sentiments qu’ils éprouvent l’un pour l’autre. Si tu veux passer au physique, il faut commencer par le haut du corps, sauf à vouloir faire autre chose que de la méditation. Si nous prenons le cas de l’individu ordinaire, il faut considérer que tous les canaux sont encrassés. Il faut donc commencer à décrasser par le haut, en sorte que le jour où on arrive en bas, ça puisse remonter. Sinon c’est l’addiction assurée.
Ma saison 9 peut donner une idée de ce sur quoi je passe mes journées à méditer, rien à voir avec l’image classique de la méditation sans forme dans un dojo zen. Quoi qu’il en soit, l’important est toujours dans le détail, car notre esprit n’a la force d’être précis que sur de petites choses. De plus, l’objectif ne doit pas être une sensation mais un sentiment. La beauté doit induire des sentiments. Embrasser une bouche aimable est une bonne approche car cela inclut un sentiment. Embrasser une bouche pulpeuse est une mauvaise approche, car cela n’inclut qu’une sensation (c’est d’ailleurs celle de l’industrie porno et on voit le résultat). Il est donc important de bien développer les qualités de l’héroïne, et de méditer sur les sentiments du héros vis-à-vis d’elle.
















