L'herbe pousse mieux sous les pieds de Bouddhas
En regardant une statue de Shiva, je me disais qu'il est difficile avec un logiciel de jeux vidéos de faire des personnages beaux sans qu'ils se ressemblent peu ou prou. En effet, le logiciel ne connaît pas la beauté intérieure (qu'on trouve dans la statue de Shiva), alors tous les traits atypiques auront l'air plus ou moins laids, alors que s'ils étaient illuminés par la compassion, le personnage aurait l'air beau.
Dans la même ligne de réflexions, je pense que ces jeux ont un impact particulièrement négatif sur le psychisme car ils implantent la croyance (par une preuve répétée) que ce qui dirige les relations, ce sont des facteurs matériels : ce qu'on possède, comment on est habillé, l'argent ou le pouvoir qu'on a. Je l'ai vu hier en essayant de faire un peu avancer mon personnage dans le décor histoire de voir si je pouvais voir un peu de pays (mais ça n'a pas l'air possible, je crois que pour pouvoir aller ailleurs il faut gagner des points, des niveaux ou je ne sais quoi). Bref, et alors quand je croisais des animaux bizarres ou autre, je me disais :"Dans le monde réel, je me fonderais sur mon attitude interne pour éviter les ennuis, en émanant telle ou telle vibration". Mais dans le jeu ? On n'émane rien du tout, tout est décidé par des facteurs externes (sauf si peut-être on doit dialoguer avec quelqu'un, mais si la personne a décidé de nous dépouiller parce que c'est sa "mission" de voler plein de gens, on ne voit pas bien comment on pourra l'éviter vu qu'il n'est pas possible de se rendre psychiquement invisible. Enfin, on peut toujours dire qu'on va l'influencer télépathiquement à distance, mais le jeu n'est pas conçu pour ça, alors que l'influence directe est quelque part la première règle des interactions réelles. Si je croise un fou ou un animal bizarre, c'est la première chose à laquelle je vais faire confiance, je vais prendre une certaine attitude interne qui selon moi m'évitera les ennuis.
Tout à l'heure à Intermarché par exemple, à un moment j'ai vu un gros type habillé en paramilitaire qui m'a fait tout de suite une mauvaise impression, et quand je m'en suis aperçu, je l'ai "traité" comme un personnage de rêve sympathique en modifiant mes émanations vis-à-vis de lui. Trente secondes plus tard, il est passé à 10cm de moi, et je me suis dit que si je n'avais pas modifié mon sentiment, ça m'aurait stressée, mais là vu qu'il avait été admis comme un personnage intérieur sympathique, ça allait bien. On me dira peut-être que s'il est passé juste à côté de moi, c'est parce que je l'ai attiré. Possible. En fait je parle plutôt de ça pour dire que c'est intéressant d'observer ses réactions et de les modifier.
Depuis que j'ai lu des trucs de Seth qui expliquent que les pensées/croyances/etc sont des espèces de particules, ou d'ondes, électromagnétiques qui se transmettent et influencent tout, y compris la matière, ça m'a enlevé tout un tas de croyances, et dans mon monde imaginal, j'ai commencé à imaginer que mes elfes super-évolués (les Aënir, pluriel d'Aënor, qui est leur modèle-archétype, Seth dirait super-entité, je pense) modifiaient la matière autour d'eux par des sortes d'émanations d'ondes, et qu'ils donnaient même des représentations créatives (comme des concerts), où untel, par le son et le mouvement, fabrique une oeuvre d'art avec la matière qui l'entoure. Du coup j'imaginais Ryndil donnant des cours de Tai-chi au Jardin du Luxembourg (dans le cadre de la réécriture de mon passé), qui émanait ces ondes autour de lui. L'herbe pousse mieux autour de lui et tout est plus brillant, même le sable est content. Par contrecoup, j'ai maintenant l'impression que nous (vous, moi...) sommes faits pour émaner naturellement ce genre de choses, qu'il n'y a pas à le faire sortir ou à s'obliger à avoir des pensées positives, mais plutôt qu'en enlevant les croyances limitantes, ça s'émane naturellement. Sauf exception genre les gros types paramilitaires, il me semble impossible d'émettre une onde négative envers une personne que je croise. "Essayer d'aimer les gens", ça ne va pas, car c'est se prendre pour l'auteur de la chose, or on n'en est clairement pas l'auteur au sens où on essaie de l'être si on se force. Comme dirait le Lopön, c'est notre nature, il n'y a rien à y ajouter. Simplement, je pense qu'il faut concevoir un modèle opératif, ce qui nous transforme automatiquement dans le bon sens.

















