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27 août 2012

Lettre au Père Philippe (par Alix_007)

Cher Père Philippe,

 

Je tiens à vous écrire cette lettre, afin de vous faire part des raisons pour lesquelles nous ne poursuivrons pas notre parcours de catéchumène à Sainte-Croix. Nous sommes fortement désappointés du fait de ne pas trouver dans l’Eglise orthodoxe d’exemples d’êtres vivants - à défaut de Saints - qui puissent nous guider sur les traces du Christ. Vous-même nous avez accueilli lors de notre rendez-vous en vous inquiétant de notre avenir professionnel et financier (vous sembliez même fort tourmenté à ce sujet), comme si c’était la priorité des priorités. Nous ne nous déplaçons pas dans une paroisse pour entendre des inquiétudes qui ressemblent à celles de ma grand-mère. On pourrait légitimement espérer d’un homme d’Eglise qu’il incite les êtres au détachement et à la pratique des vertus. Ce qui ne revient pas à ignorer les contraintes matérielles de l’existence, mais à savoir quoi privilégier pour faire notre salut.

 

Or, en ce domaine, vous me semblez manquer singulièrement de discernement, puisque vous avez traité de haut mon ami M*. Vous m’avez écouté à moitié, car j’ai un aspect « érudit » en apparence, même si vous n’avez rien exprimé quand j’ai parlé mon idée de devenir prêtre, ce qui m’a attristé, marquant par ce silence éloquent le fond de votre pensée clairement lisible. Comme dans toutes les institutions philanthropiques, vous vous attendez à ce qu’on dépense tout son temps pour se « donner » à une cause et à un « diaconat », et « mériter » ainsi de prendre part à la vie divine de façon substantielle - la plupart des fidèles devant se contenter eux de la messe du dimanche qui permet de remplir la paroisse et de lui donner un corps extérieur. Mais l’examen réel de l’aptitude et de la motivation de la personne semble complètement hors de propos, ici comme ailleurs. Tout est ramené au fait social. Vous avez considéré mon ami comme si c’était un ignorant et un novice complet en matière de spiritualité, alors qu’il a décidé de consacrer sa vie à Dieu, qu’il s’occupe avec nous de L*, et qu’il pratique l’oraison à temps complet. Mais vous n’avez rien voulu entendre des propos sensés qu’il a essayé tant bien que mal de vous tenir, fruits de son expérience et pas seulement de ses lectures, en matière de vie chrétienne. Il vous a simplement rappelé que son essence consistait en la transfiguration de la souffrance vécue consciemment, qui permet d’accéder au corps de gloire. Et qu’une vie chrétienne sans souffrance, sans croix, est purement et simplement un non-sens. Ce n’est pas lui qui l’a inventé. Et c’est ça qui rend la voie difficile et si impénétrable, quand on en a ne serait-ce qu’un avant-goût.

 

Donc personne n’accédera à la vérité et à la lumière sans passer par un processus douloureux, ce qui ne veut pas dire « doloriste », parce que la présence latente de Dieu se révèle le mieux dans la tension engendrée par son absence temporaire. Maintenant, camoufler ce fait par une vie sociale et communautaire de personnes regroupées « entre soi », qui représente juste le double de la vie mondaine, dénature à mon sens la force et la radicalité du message christique, ramenant le surnaturel au naturel. Nous découvrons par ailleurs en guise de « moines » soit des personnes qui à l’évidence fuient le monde et rasent les murs, soit des gens qui ont tout simplement reconstitué entre eux une petite société bien sympathique et à l’écart, mais qui n’est pas plus ouverte aux autres que les sociétés ordinaires. Alors pourquoi y perdre son temps si on aspire à l’amour divin qui ne peut pas se ramener à ça ?

 

Nous sommes allés à cinq visiter le Père Séraphin en pleine canicule (dont un bébé de deux mois avec qui nous sommes montés au « Fort de la Repentance »), « sommité » en son genre, et j’avais un rendez-vous avec lui convenu à l’avance au téléphone. Mais à ma grande surprise, nous avons trouvé porte close, lourdement cadenassée. Où était passé « l’ermite », qui n’avait pas daigné mettre un mot sur sa porte pour le visiteur de passage qui a pris la peine de faire 700 kilomètres, et de dépenser de fortes sommes en frais d’hébergement ? Il était allé retrouver son ami dans son monastère voisin, pour un parfait motif, faire une nouvelle prothèse auditive. Mais il avait parfaitement entendu ma demande de transmettre la prière du cœur, et avait répondu favorablement. Seulement, au téléphone, il n’a pas manifesté le moindre remords, se contentant de plates excuses, comme si c’est moi qui étais en tort de lui demander des explications. Je ne crois pas du tout qu’il m’ait considéré comme un être sur la voie de perfection et un futur disciple (à qui on inflige des épreuves pour le tester), mais comme un importun dont il doit avoir l’habitude dans une île remplie de touristes et de jeunes filles en bikini qui rôdent autour du Fort !

 

Par contre, je vois bien de mon côté l’œuvre de la Providence en action, conjuguée à d’autres faits mineurs, qui m’indiquent que je ne dois pas faire un pas de plus dans cette direction. (...) Si l'on n’est pas prêt à voir maintenant dans ses frères le Christ (souvent en guenilles il est vrai), il est inutile d’espérer que cet amour nous sera imposé par l'attribution magique d'un corps de gloire lors d’une hypothétique « fin des temps ». (...)

 

Alors je vous prie de m’excuser pour le désagrément que pourrait vous avoir causé cette lettre au premier abord prétentieuse et effarante, et je m’attends à ce que vous me souhaitiez « bonne route » en pensant que nous sommes égarés. Peut-être, mais dire ce qu’on pense semble être une affaire de première importance, quand il s’agit du salut des êtres. 

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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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