L'erreur de Reich
J'ai récemment eu la preuve que Reich avait fait de son cas une généralité, et que par conséquent son système était biaisé (je vous renvoie aux extraits postés par Plouf). En effet, j'ai trouvé ce qui chez moi a généré la cuirasse caractérielle (un processus qui a commencé à peu près à la naissance), et ce n'est pas la raison qu'il dit. C'est une raison qui m'est personnelle, et il est facile d'en déduire que chacun aura sa cause karmique personnelle. Par contre, ce qui m'est apparu clairement, c'est que si la thérapie reichienne ne retrouve pas cette cause, et il n'y a pas tellement de raisons qu'elle la retrouve puisqu'elle est mal identifiée à la base, elle pourra faire un tas de trous dans la cuirasse et même rendre l'individu assez sain en un sens, il restera toujours la structure, qui ne sera plus assez solide pour empêcher la relation au divin, mais qui créera quand même un ensemble de problèmes périphériques. A savoir qu'il est possible de sortir de cette structure sans l'avoir réellement défaite. Pour ma part, j'ai pu rétablir grâce aux pratiques un fonctionnement plus naturel, ce qui me permet maintenant d'être avec Petit Elfe, mais c'est au prix d'un certain nombre de problèmes de santé, dans la mesure où l'énergie libérée, à la fois va alimenter le bon circuit, et à la fois va renforcer les points restants du mauvais circuit. Au lieu d'avoir une rivère coincée par un barrage, on a une rivière qui coule entre des îlots, et tandis que le courant devient plus fort, les îlots deviennent plus visibles. Par contre, si l'on trouvé la cause qui a généré toute la structure, tous les problèmes se relient de part en part, ainsi que tout un tas de souvenirs, et on comprend le pourquoi d'une multitude d'incidents. En effet, la sensation qui a été refoulée à l'origine va de toutes façons ressortir d'une manière ou d'une autre, d'autant plus si on s'amuse à faire des trous partout dans la cuirasse. D'un seul coup j'ai trouvé les raisons de mon hypocondrie bizarre (qui ne supporte pas les médecins), de mes problèmes de digestion récents, de ma difficulté à ranger mes affaires depuis toujours, de sensations bizarres dans la nuque quand certaines personnes me regardent, de mon vent de travers au coeur, de ma soi-disant spasmophilie, de rapport bizarre à la nourriture, et ainsi de suite. Et il est totalement évident que si je n'avais pas trouvé la cause, j'aurais pu faire tout ce que j'aurais voulu, ça n'aurait rien changé. Et maintenant que je connais la cause, c'est pas gagné. C'est comme si on a une immense édifice métallique qu'on veut défaire, sans le plan de démontage c'est impossible, et avec le plan de démontage, c'est quand même du boulot, parce qu'il y a des décennies de mauvaises habitudes et de mauvaises réponses énergétiques aux situations, jour après jour.
Pour Plouf et ceux qui s'intéressent à la thérapie, je peux d'ailleurs dire de quoi il s'agit, ça sera peut-être plus parlant que de parler dans le vide. En fait quand je suis née j'ai attrapé un ictère du nourrisson et je suis restée à l'hôpital. Tout ce que j'en sais, c'est que je n'ai quasiment pas vu ma mère pendant ce temps et que je pesais le même poids au bout d'un mois, et que d'ailleurs ma mère m'a crue morte. Ces infos je les avais depuis longtemps, mais je n'avais jamais compris ce que ça supposait jusqu'à l'autre jour. C'est en se mettant dans la situation qu'on comprend le dilemme du nourrisson : s'il ne mange pas, il souffre, s'il mange, il souffre (puisqu'il a le foie malade). Quoi qu'il fasse, il sent qu'il risque de mourir, et en plus sa mère n'est même pas là. Rien à voir avec ce que Reich peut raconter. Et pourtant à partir de là je peux expliquer tout le reste. Je peux même expliquer pourquoi Ryndil a failli mourir de faim dans la saison 6 de mon roman, et pourquoi il a souffert horriblement... il paraît que c'est le cas des bébés, sauf qu'à l'époque je n'avais pas compris que c'était moi. Cependant on notera que mon pire problème n'est pas par rapport à la faim, car du coup je ne mange pas tant que ça, j'ai un peu tout le temps faim, et c'est une sensation qui n'est pas désagréable car en même temps on a l'esprit plus clair. C'est plutôt par rapport à la peur générée par cette double contrainte (quoi qu'on fasse ou ne fasse pas, on souffre), le fait d'être seul face à ça, et le fait qu'il n'y avait aucune issue perceptible. A partir de là, toute la structure s'est construite pour faire disparaître cette sensation (qui évidemment va ressortir sous forme d'hypocondrie ou autre). La sensation qui menaçait l'intégrité, c'était celle-là, et non pas je ne sais quelle sensation agréable qui en comparaison devait être totalement inexistante.
Il est facile de se rendre compte qu'une telle structure ne va pas se défaire en 15 jours, puisque c'est finalement la base de toute la personnalité. Cela dit, comme il y a par ailleurs une autre structure qui s'est construite autour du stade de génération, j'ai tendance à osciller entre deux états opposés en fonction de la structure qui domine, mais je me dis que ça irait mieux si l'un des deux disparaissait, et si toute l'énergie prenait la direction de la terre pure des elfes.
















