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Piano et entraînement de l'esprit
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1 octobre 2005

Retrouvez votre serpent intérieur

Les serpents, comme les vampires et autres spécimens peu reluisants de notre espèce, sont des individus fascinants. Leur trait le plus fascinant, c’est que d’un point de vue conscient, ils ignorent tout de ce qu’ils sont et de ce qu’ils font, alors que si l’on examine leur stratégie, elle est incroyablement au point.

On en a un très bon exemple de ce double fonctionnement dans le film « Howard’s End ». Henry Wilcox, riche bourgeois égoïste, a jeté au feu les dernières volontés de sa femme, qui léguait sa maison à une amie, Margaret Schlegel. Plus tard, il se remarie avec ladite Margaret, et suite à un drame familial, se retrouve finalement à lui laisser la baraque. Par une indiscrétion, Margaret apprend la vérité. Demandant des explications à son « mari », il lui dit : « My poor Ruth, during her last days... scribbled your name on a piece of paper. Knowing her not to be herself, I set it aside. I didn't do wrong, did I ? ». A sa façon de le dire, il est évident qu’il se sent complètement coupable. Mais comme le dit un autre personnage : « It would never, not in a thousand years... enter that man's mind he'd done anything wrong ».

Les serpents sont semblables, et Scott Peck leur a d’ailleurs consacré un livre « Le chemin le moins fréquenté ». Lui-même, en tant que prêtre, est quelque part terrifié par ces gens, parce qu’il y voit le Mal. On peut par exemple relater le cas de ce père qui offre à l’un de ses enfants le fusil avec lequel son frère s’est suicidé. Et quand le second fils fait une dépression nerveuse, il ne comprend pas. Il pense que son fils est malade, il veut le faire soigner. Quand le docteur essaie de lui dire que peut-être il a fait quelque chose qu’il n’aurait pas du faire, il crie au scandale : « Quoi ? Comment ? J’aime mon fils, monsieur ! Je lui ai offert cette superbe carabine qui coûte très cher ! ». Et là le psy-prêtre a vraiment vraiment les boules, surtout que des familles comme ça, il en a vu pas mal. Et elles partagent toute une chose semblable : l’ignorance, mais une ignorance très spécifique.

Il est certes difficile de croire que quelqu’un qui fait un mal évident l’ignore. Et c’est d’autant plus difficile à croire que tout est calculé. Il y a là une intelligence maligne à l’œuvre, un enfant de 5 ans le verrait. Mais son porteur n’en est pas conscient. Elle est là, tapis dans l’inconscient, juste sous la surface. C’est là le point clé. La défense la plus efficace du démon, c’est qu’il se couvre du voile de la vertu, ou plus exactement d’un « vertueux ». Le vertueux ignore ce qu’il cache dans ses sous-sols.

Comme on s’en doute, le propos des serpents est de s’attaquer à des honnêtes gens, à des « innocents ». De ce fait, ils ont toutes les antennes et tous les radars nécessaires au repérage de leurs proies potentielles. Leur propos est-il de faire tomber l’innocent ? La réponse est complexe. En effet, si l’innocent tombe, le serpent se retrouve aussi malheureux que le parasite qui a tué son hôte. Cela ne l’empêchera pas de faire tout ce qui est en son pouvoir pour le faire tomber, mais on voit déjà que dans tous les cas, il souffrira, et c’est là le noeud de son problème existentiel. Si sa victime meurt, il se retrouve seul, et si elle lui résiste, il est frustré.

Je ne pense pas qu’il soit possible de les aider, sauf miracle. Comme on le voit dans Howard’s End, Henry Wilcox préfère gâcher sa vie, plutôt que reconnaître ses torts.

La question qui se pose est donc : comment réagir, quand on est attaqué par un serpent ? La meilleure réponse est : plus on a reconnu le serpent qu’on a chez soi – en fait, tout le monde en a un -, plus on reconnaît ceux qui se sont livrés à cette force obscure. En effet, la différence n’est pas tant entre ceux qui ont un serpent et ceux qui n’en ont pas, qu’entre ceux qui lui ont dit oui, et ceux qui lui ont dit non. Le problème, c’est que les honnêtes hommes n’ont en général pas davantage reconnu leur serpent intérieur que les malhonnêtes. Ils lui ont simplement barré le chemin, une bonne fois pour toutes. Ils ont décidé qu’ils ne vendraient pas leur frère, qu’ils ne mettraient pas leurs parents à l’asile, et qu’ils n’exploiteraient pas la crédulité de leurs enfants. Mais ayant rejeté radicalement le mal, il ne sont plus capables de le voir en eux. D’où le fait qu’ils se retrouvent systématiquement victimes, car ils ne le reconnaissent jamais.

(Comme on l’aura compris, je nomme « serpent » aussi bien l’intelligence maligne qui se tapit dans l’inconscient de chacun, que celui qui lui a laissé libre cours)

Au lieu de faire des stages « retrouvez votre sage/enfant intérieur », ça serait plus utile à la société de faire des stages pour retrouver son serpent intérieur, sauf qu’il n’y aurait pas beaucoup de candidats.

Qui, parmi vous, lecteurs, est au fait de tous les agissements de son serpent ?

Sul, par exemple (http://sulanjyo.skynetblogs.be/), reconnaît des torts, mais des torts humains : vouloir de la reconnaissance, vouloir de l’amour, détester celui qui l’a humilié, être en colère, mais au fond c’est toujours justifié. Il me semble que ça devrait aller plus loin que ça. Beaucoup plus loin. La fameuse réplique qu’on entend dans de plus en plus de séries : « Mais pourquoi tu as mal agi ? – Parce que je peux ». Il n’y a qu’un post qui révèle la chose : « Rêve victorieux ». Et l’interprétation, évidemment, diminue la portée du rêve, sa réelle signification. Il est plus facile de se considérer comme victime des émotions négatives, que comme source. C’est sûr que ça excite plus la sympathie et la compassion du lecteur. Quelqu’un qui a réellement reconnu ce qu’il avait en lui ne peut plus être touché par la « méchanceté » du monde. Je ne parle pas de dire « les gens ne sont pas méchants, c’est juste qu’ils souffrent », ce qui serait ignorer les intentions authentiquement démoniaques de certaines personnes et minimiser la portée de leurs actes, mais de voir les choses pour ce qu’elles sont. Il est facile de se confronter à la colère, à la haine déclarée, à ce qui se montre, mais la manipulation sournoise, celle de tous les parents aimants qui transforment leurs enfants en malades mentaux, des professeurs qui font rater leurs examens aux élèves sous prétexte de les faire réussir… ? Pour moi, il est là le vrai visage du mal, et personne n’en parle, parce que tout le monde l’a en soi, et qu’il faudrait commencer par s’en apercevoir. 

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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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