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19 juillet 2018

Connaissance fausse, connaissance incomplète

Hier je discutais avec un ami qui m'expliquait que notre connaissance n'était pas fausse mais incomplète, dans la mesure où nous avions l'habitude de faire des généralités à partir de trop peu d'exemples.

Mais en fait, ça ne marche pas comme ça. Depuis la naissance (on le voit très bien chez les petits enfants), l'attitude ne consiste pas à examiner 3 exemples pour en tirer une loi générale, mais à postuler sa propre omniscience, c'est-à-dire à n'examiner rien du tout. D'où cette omniscience auto-proclamée est-elle supposée venir ? De l'opinion générale qui se transmet inconsciemment. Si on veut avoir une liste exaustive de tous les lieux communs colportés par les gens les plus ignorants, on interroge un gamin. Cette science infaillible ne lui vient pas de ses parents, car il dira facilement le contraire de ce qui se dit dans son foyer. Ça lui vient de l'école bien sûr, des diverses choses vues au cinéma ou à la télé, de ses amis les plus bêtes... On peut aussi supposer que ces opinions (et comportements) sont le produit naturel d'un câblage cérébral natif et commun à toute l'humanité. Par exemple, on voit une fourmi on l'écrase. On veut être le roi partout. On ne regarde jamais les autres par principe, ils n'existent pas. Le refus d'apprendre (peur de l'inconnu) est une donnée de base. Quand la gamine ouvre son cahier d'exercices, ce n'est pas pour apprendere quelque chose, c'est pour prouver son omniscience. Si elle décrète que 7+7=12, il est étonnamment difficile de lui faire admettre qu'elle se trompe. Depuis que je l'observe, je suis devenu bien plus pessimiste sur la nature humaine. Apprendre n'est pas du tout notre tendance naturelle, en sorte qu'il y a toujours le danger de s'arrêter en cours de route et de se contenter de ce qu'on sait déjà. Ce que tout le monde finit par faire un jour ou l'autre, sauf les vrais pratiquants.

La plupart des gens s'arrêtent vers 3 ans, une fois qu'ils savent marcher parler. C'est-à-dire que le reste, ils ne l'apprennent pas, ils l'attrapent autour d'eux passivement, sans se dermander d'où ça vient. Par exemple, il y a dans l'atmosphère l'opinion qu'il est possible d'aider des autres. Les parents aident leurs enfants, les médecins aident leurs patients, les thérapeutes aident leurs clients et ainsi de suite. Pourtant, l'expérience montre qu'en dehors d'aides très ponctuelles (soigner une jambe cassée, réparer une voiture, prêter un peu d'argent, donner à manger), l'aide est une pure fiction. Prenons par exemple les thérapeutes et coaches de toute sorte. Je ne les ai jamais vu aider qui que ce soit en dehors de choses très ponctuelles et faciles. Allez voir des forums sur les phobies. Les seuls sur lesquels ça marche, c'est les thérapeutes eux-mêmes qui en ont fait profession. Mais ceux-là ont-ils jamais été phobiques ? On peut se poser la question. J'ai connu un gars qui ne pouvait pas traverser un pont. Quand on habite à Paris, c'est chiant. Il est allé voir des tas de gens. Au bout de 10 ans ça n'avait pas changé. Il avait seulement progressé sur des points subjectifs et invérifiables (une croyance qui lui venait forcément des thérapeutes ayant intérêt à louer ses progrès pour justifier leurs honoraires). Sur le seul point important qui lui pourrissait la vie, rien n'avait changé. Et c'est toujours comme ça, en fait. Je ne me souviens pas avoir jamais vu un contre-exemple.

Je repense au Père J*, vieux prêtre orthodoxe très malade. Quand je signale au responsable du monastère que la pollution électrique des chambres des hôtes est énorme (40v/m), qu'il pourrait en être de même pour celle des moines, que pour un malade c'est peut-être un point important (dans son cas je suspecte Alzheimer, si c'était le cas ce serait crucial), et que je peux lui prêter l'appareil pour aller vérifier, il m'ignore. Il ne peut pas perdre 5mn de son temps pour aller vérifier un point qui pourrait changer la vie de son Père Spirituel - qui de son côté a l'air complètement perdu -. Et après ça vient vous prêcher l'amour du Christ ? C'est clairement un des points qui a contribué à me faire perdre la foi, au sens où les influences surnaturelles, elles ont disparu des derniers endroits où elles pourraient être. 
Ceci pour dire que déjà, la volonté d'aider fait souvent défaut, car des exemples comme ça, il y en a partout.

Mais même lorsqu'elle ne fait pas défaut, il y a bien peu de résultat. Les conceptions que nous avons sur l'aide à autrui ne sont pas partielles mais fausses, parce que jusqu'à preuve du contraire, il n'est pas possible d'aider autrui sur les points importants. Mais nous avons admis un jour que c'était possible et nous le croyons toujours. La lucidité ici consisterait à réaliser qu'on ne connaît pas d'exemples, à chercher de vrais exemples - s'ils existent - et à les analyser. Peut-être qu'ils se révéleraient de faux exemples, ou peut-être pas. 

C'est pareil pour tout. Notre connaissance initiale est mensongère par nature, car colportée, fondée sur du vent. Une fois qu'on a supprimé ce mensonge, on commence à regarder les choses, et là on entre dans une connaissance incomplète. Ce type de connaissance est très rare.

Si les gens examinaient les exemples, ça se saurait. On pourrait parler. Mais faites le test. Quand une personne vous présente une opinion, demandez des exemples. C'est une chose pratiquement impossible à obtenir.

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Commentaires
S
"Je ne me souviens pas avoir jamais vu un contre-exemple."<br /> <br /> Simplement parce que quand on ne veut pas voir on ne voit pas. <br /> <br /> Ce que j'aime dans ton blog c'est qu'il produit chez moi de la dissonance cognitive. <br /> <br /> Quand tu dis que ton EHS est atypique j'y vois une tournure d'esprit récurrente dans tout ce que tu écris. Si je te donnais des contre-exemple tu me répondrais systématiquement que ça n'a rien à voir. <br /> <br /> Tu serais en train de te noyer, je t'enverrai une bouée tu me répondrais que sachant nager tu n'en as pas besoin ou que tu ne vois pas le rapport avec le fait de se noyer. <br /> <br /> Qu'est qu'il faut que je fasse? Que je détourne le regard? que je m'en amuse? que je souffre de ne pouvoir rien faire? Honnêtement je ne sais pas.
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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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