Electrosensibilité et antennes-relais
J'ai découvert que je suis électrosensible. En fait c'est très difficile à découvrir, parce que les émissions sur la question mettent en avant des gens assez bizarre, ou aux symptômes très avancés, qui répandent la croyance qu'on pourrait sentir les antennes relais ou les portables en passant à côté. Et ensuite viennent des scientifiques qui disent qu'ils n'ont jamais trouvé une seule personne capable de sentir ces choses-là, ce qui est possiblement vrai. Pour ma part il s'agit toujours d'un effet retard de plusieurs heures, je ne sens absolument rien directement, et ce que je crois sentir depuis récemment, ça me semble de l'ordre de ce que l'esprit peut créer facilement (comme une sensation de brûlure ou autre, ça a été montré avec l'hypnose). Le problème, c'est que les gens n'ayant aucun entraînement à examiner leur esprit, ne font aucune différence entre les sensations psychologiques (celles qu'ils décrivent en majorité), et les effets réels (noyés dans le reste). Du coup le spectateur n'a aucune repère.
Donc le premier effet, c'est quelque chose qu'on attribue généralement à la carence en magnésium : l'impossibilité pour les cellules de passer en mode "off", ce qui forcément s'accompagne d'une certaine insomnie, supportable au début. Ça fait un moment que je dors 6 ou 7h par nuit, avec une diminution progressive. Tant que c'est vivable, et on peut l'attribuer à toutes sortes de facteurs. Mais là encore, j'ai négligé un fait : si on a l'esprit clair, on sait en réalité ce qu'il en est. Quand j'ai regardé un film trop près de l'heure du coucher, je le sais, par la quantité de rémanences visuelles. Quant à la carence en mélatonine dûe aux écrans bleus, il faut voir de quoi on parle. Un écran bleu c'est pas la lumière du soleil, et le mien en plus n'est pas si clair que ça, en plus j'ai mis un logiciel qui vire tout au rouge, ça n'a absolument rien changé comme on s'en doute. C'était donc pas la lumière bleue. J'ai essayé le magnésium, le potassium, les vitamines, les jus de légumes... Aucun changement. Autre cause d'insomnie, "trop penser". Celle-là elle est vicieuse. Parce que l'EHS induit un trop-penser, le cerveau ne pouvant plus passer un mode off. Sauf qu'il s'agit d'une conséquence, pas d'une cause. A différencier donc du trop-penser qui serait une cause, par exemple un nouveau projet auquel on pense. Celui-là est organisé, alors que l'autre est chaotique. Mais il est bien possible que plus personne ne soit capable de mener une réflexion organisée.
Un autre symptôme qui n'est pas psychologique et qui accompagne l'insomnie, c'est des troubles du rythme cardiaque, notamment à l'endormissement. Ma FCR est < 60, mais si je me couche et qu'elle reste > 75, je sais que j'ai été sévèrement exposé dans la journée. Elle reste élevée durant environ 24h.
En janvier 2017 :"Presqu’un tiers de la population annonce dormir moins de 5 heures (!)" et "plus des trois quarts (76,59%) sont les victimes d’insomnies". Et comme on s'en doute :"Les raisons de ces troubles sont bien entendu très nombreuses mais plus de la moitié des répondants les assimilent à des soucis d’ordre psychologique ou psychiatrique". Mais au lieu de chercher les vraies causes, on nous conseille des bougies parfumées et des applications smartphones pour mieux dormir... le comble de l'absurdité.
C'est grâce à des appareils de mesure que j'ai pu établir la corrélation entre mes insomnies (devenues graves cette année) et différents types de pollution électrique. D'abord une overdose inhabituelle de téléphone sans fil (2x3h heures). La semaine suivante une overdose de basses fréquences dans un monastère où les prises de terre sont inexistantes dans les chambres de l'hôtellerie. Mais imaginez-vous que je ne suspectais toujours pas le principal coupable, et j'ai encore passé 2 mois à me demander pourquoi ça se passait si mal certaines nuits, bien que la pollution électrique chez moi ne soit plus mesurable. Et en fait il était là. Je découvre avec stupéfaction qu'ils ont prévu de transformer la moité de ce pays en zombies, mais d'abord les parisiens, parce que 14 000 antennes pour 3000km2 c'est de la folie furieuse (et sur la commune de Paris, 5000 pour 105km2) . Et pour quoi faire ? Pour que des gens qui n'ont rien à se dire puissent se le dire toute la journée, notamment dans le métro. Reconnaissons-le, envoyer des SMS à la con dans le métro, c'est absolument fondamental, impossible de vivre sans ça. J'attends avec intérêt de voir à quel moment la majorité de la population parisienne sera en arrêt de travail, mais j'ai confiance, parce qu'à une certaine dose, les somnifères sont impuissants contre les antennes, et c'est juste une question d'accumulation dans le temps qui produit un effet de seuil. On peut aussi prévoir une forte augmentation des accidents de toutes sortes, parce que le manque de sommeil, bon...
Le plus curieux c'est qu'autrefois il y avait des collectifs contre les antennes relais, des affiches, des campagnes à la moindre installation... Maintenant on se retrouve avec 140 000 antennes et personne qui ne dit rien. Et elles sont vraiment très visibles (en tous cas celles qui ne sont pas en pleine ville), on dirait que Sauron a installé ses comptoirs partout dans le pays. Le plus étonnant c'est que je ne les voyais pas. C'est seulement depuis que je regarde que j'en vois absolument partout, notamment au bord des autoroutes (je croyais qu'il était interdit de téléphoner en conduisant). Au point que quand on prend l'autoroute l'appareil de mesure ne descend plus au-dessous de 0,1V/m. On va me dire que c'est faible. Ça l'était, du temps de la 3G. Mais on peut considérer que la 4G est 10x pire. Les LTE2600 sont redoutables notamment.
Quoi qu'il en soit je vais commencer par me confectionner un habit intégral en tissu spécial et si ça ne suffit pas j'achèterai la combi en tissu brillant qui ressemble à un scaphandre, parce qu'en l'état, je ne peux plus sortir de chez moi. Et comme le disait un gars qui se balade avec, les gens ne rigolent pas tant que ça, car ils se rendent compte qu'il y a possiblement un truc mortel dans l'air dont ils ne sont pas protégés.
















