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30 novembre 2017

Se débarrasser de ses mauvaises tendances

Hier je relisais les Entretiens de Mère, et je me dis que parfois elle dit des trucs un peu absurdes. Elle parlait de vouloir se défaire des nos mauvaises tendances. En résumé, il faut être sincère dans notre désir de nous en défaire, et ça peut disparaître en deux minutes. Non sans rire. Enfin, n'importe qui, qui s'est un peu observé, sait pertinemment qu'il n'a aucun désir de se débarrasser de ses mauvaises tendances, il faut arrêter de se raconter des histoires. Alors dire "il suffit d'être sincère", c'est comme de dire "Il te suffit de te mettre au soleil pour bronzer".

Comme me le disait ma copine hier, ce n'est pas parce qu'on voit ses mauvaises tendances qu'on peut y changer quoi que ce soit, sinon tout le monde serait transformé depuis longtemps. Par exemple, une minute elle éprouve de la compassion pour une fille d'à côté qui a des problèmes de voix, et la minute d'après elle se prend à espérer que le chef que choeur entend que c'est pas elle qui fait ces horribles fausses notes. Elle se demandait comment faire. Mais enfin, il est évident qu'il n'y a rien à faire à part être en union permanente avec Dieu. Si on ne l'est pas, je ne vois pas comment on pourrait éviter de vouloir être reconnu pour ses qualités, surtout s'il y a un enjeu professionnel et que ça permet de payer son loyer. Il n'y a qu'un saint qui s'en fout d'être SDF. 

Du coup je trouve que c'est quand même la vue des tibétains qui est la meilleure dans cette affaire : on se donne un moyen d'expérimenter la félicité de manière reproductible, tant et si bien qu'à terme on finit par accepter de changer pour l'avoir plus souvent. Ce qui me donne envie d'être sympa avec les chenilles, ce n'est pas un désir d'altruisme qui viendrait d'une haute moralité qui elle-même viendrait de je ne sais où. C'est simplement que je n'ai aucun désir de concevoir un objet "chenille" et que je préfère rester dans mon état naturel. Simple question de choix entre un coup de marteau sur la tête ou un gâteau au chocolat. Choix qu'il est impossible de faire si on n'a pas le gâteau à portée de la main. Et à mon sens, c'est seulement quand on l'a réellement qu'on change réellement.
Les cons, c'est ce qui nous donne l'impression d'exister, à la base. Si on me donne la béatitude divine là maintenant pour autant que j'arrête de concevoir des cons, je n'ai aucun problème. Mais si je dois arrêter de les concevoir pour rien en échange, ben non je suis pas fou. Donc là il y a un petit problème de purification des canaux. Il faut en arriver au point où lâcher l'obscurité d'un côté fait venir la lumière de l'autre côté. Et je crois que pour ça, les tibétains ont bien calculé leur coup. Parce que le reste... j'ai vu des tas de chrétiens se forcer à être gentils dans l'espoir que Dieu va les récompenser mais ça ne marche pas du tout. Ils finissent par dégager une odeur spirituelle affreuse d'hypocrisie et de mensonge. De bonne foi. Les hindous c'est un peu pareil avec la "grâce du gourou". Si on se force à être gentil, ça veut dire qu'au fond on ne veut pas l'être, et le gourou, au mieux, nous prendra en pitié pour être si bête. Alors il faut vraiment trouver le moyen d'atteindre cette béatitude par ses propres moyens, et l'on finira par aimer réellement Dieu qui en est la source. Et quand on sera gentil avec les autres, ça ne sera pas "parce que c'est bien" mais "parce que j'en éprouve du bien", ce qui n'a strictement rien à voir. Comme le disait Ma Anada Moyi "mais moi aussi je suis tout à fait égoïste" (ou un truc du genre).    

Pour ce qui est de la félicité, c'est une pure question de concentration. La qualité qui manque encore plus que le bon sens. 

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Commentaires
D
Oui, sauf qu'un tas de gens prétendent avoir le coeur ouvert qui ne l'ont pas. C'est le chakra le plus difficile à ouvrir, et à dire vrai mes réflexions ne s'adressent pas à ceux pour qui la grâce divine a fait le boulot, on est contents pour eux, mais à ceux pour qui ça ne tombe pas tout cuit du ciel. Bref, il faudra que j'en reparle, demain j'espère.
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A
En fait,il faut savoir ce qu'est vraiment la sincérité. Vouloir ne suffit pas. Le vouloir est mental, ça ne part pas du coeur.
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D
Et qui finit toujours mal... puisque dans ces systèmes-là, cette béatitude est censée attirer la personne, et une fois qu'elle est attrapée, le truc est enlevé. C'est vrai chez Amma, une fois que les gens sont à l'ashram, ils ne reçoivent plus rien. Et c'est vrai dans l'Eglise. On appelle ça la "nuit des sens". Et quand elle survient, il n'y a plus rien, ce qui fait que quand on lit un bouquin comme "Témoignages de cloîtrées", on voit que l'immense majorité ne retrouve jamais cette béatitude. Parce que si on ne l'a pas tous les jours, régulièrement, on oublie vite ce que c'est, et on se contente de ce qu'on a en se disant ce qu'on peut pour se rassurer.
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D
"...c'est quand même la vue des tibétains qui est la meilleure dans cette affaire : on se donne un moyen d'expérimenter la félicité de manière reproductible..."<br /> <br /> <br /> <br /> Il me semble que chez les chrétiens il y a (ou il y avait...) un moyen d'expérimenter cette félicité. On choisissait un saint avec lequel on avait une affinité particulière (ou la Mère de Dieu), on lui priait souvent, et du coup on avait accès à leur terre pure. Bien sûr, ça n'empêche qu'il faut aussi les pré-requis dont tu parles, avoir des canaux dégagés, une certaine concentration, etc.<br /> <br /> Mais c'était quand même une méthode "simple", et accessible à pas mal de gens.
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R
C'était un peu la conclusion de Saint-Bonnet aussi.
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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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