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Piano et entraînement de l'esprit
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12 octobre 2017

Pensée positive et guérison

Ce matin je tombais sur la page FB d'un pauvre gars qui a un cancer du pancréas, qui va se faire une semaine de jus (à mon avis ça ne suffira pas) et qui a décidé "garder l’esprit focalisé sur la joie de vivre et le désir de rester en vie". Je me demande bien comment il va s'en sortir. Bon, il y a certes des "battants" qui guérissent, avec la "pensée positive" etc. enfin, c'est ce qu'ils nous disent, mais est-ce bien vrai ? J'ai remarqué une certaine propension chez un peu tout le monde à taire le plus important. Par exemple, le gars qui est malade et qui a décidé de s'en sortir par la pensée positive, et qui tient un blog. Peut-être une nuit va-t-il avoir une crise où il va se dire que tout ça c'est de la merde, qu'il est impuissant en réalité, que tout est entre les mains de Dieu, et que cette crise va lui permettre de relâcher la stase énergétique qui l'a rendu malade en premier lieu. Le lendemain matin, au réveil, tout ira mieux, il va retrouver sa pensée positive, il ne se souviendra plus de sa crise, et 3 mois plus tard, il va dire à tout le monde que la pensée positive l'a guéri. Ce qui sera un énorme mensonge.
Ce que j'ai remarqué, c'est que "focaliser sa pensée sur le positif", induit des blocages énergétiques.
Hier par exemple je lisais un article de Winicott qui expliquait que le thérapeute doit absolument reconnaître la haine qu'il éprouve envers le patient psychotique, sans quoi la thérapie ne risquait pas trop bien d'aboutir. D'après ce que j'ai compris, le thérapeute déteste également le patient névrotique, mais il peut se permettre plus facilement de ne pas s'en rendre compte. Tout ça pour dire que le malade déteste certainement sa maladie, et que c'est une part importante de sa vie intérieure. Peut-être aussi qu'il se déteste lui-même pour l'avoir attrapée, et qu'il déteste Dieu de la lui avoir donnée (même s'il n'est pas croyant), et qu'il déteste les autres d'être en bonne santé... De la même façon, je suis convaincu que les vieux détestent les jeunes d'être jeunes. Et d'après Winicott toujours, les mères détestent leurs gosses (pas seulement, bien sûr). De toutes façons il suffit de les observer.
Bref, le plus compliqué c'est finalement d'aller à la racine de tout ce bazar d'émotions imbriquées et de retrouver la première. Première qui n'est autre qu'un certain déséquilibre des vents, induits on ne sait trop par quoi. Remonter le karma, c'est toujours remonter à la racine. Le gars postule qu'il a envie de vivre, mais qu'est-ce qu'il en sait finalement ? Il raisonne comme s'il était une entité unifiée. Il y a des jours où on a envie de vivre, d'autres où on a envie de mourir, en tous cas si on arrête de se raconter des histoires. Surtout si on réalise que "mourir" n'est pas forcément ce qu'on croit. Cela pourrait être par exemple synonyme de "laisser la place à Dieu". Quelque chose du genre "que ta volonté soit faite" au lieu de "je veux absolument guérir". Le cas de Christiane Singer montre qu'on ne guérit pas forcément après avoir laissé la place à Dieu, mais je ne vois pas tellement d'autre solution de toutes façons, parce que c'est ce qui garantit la meilleure circulation énergétique. C'est notre meilleure chance de guérison quand on est malade. Il faut que le sentiment soit réel bien sûr, je parle d'un amour sincère et non pas d'une démission contrainte et forcée. Une sorte de confession de notre impuissance, de repentir de notre prétention d'avoir voulu être quelque chose, et d'abandon à la seule chose qui puisse nous sauver. Je ne parle même pas des bénéfices secondaires de la maladie qui sont encore une autre question (et dont quand même il est bon de s'aviser à l'occasion).

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Commentaires
A
Alors on comprend pourquoi un "journal de crises" qui représente une forme de "mémoire des crises" n'est pas trop prisé et on lui préfère un blog consolateur et rassurant. Personne n'aime trop la recension de ses échecs au détriment de ses réussites et gloires ni le rappel de la condition factuelle de "nudité" inhérente à tous les êtres. <br /> <br /> <br /> <br /> Dans le cas des saints et des héros tout va bien (ils peuvent bien faire état de leur condition antérieure d'affliction), car dans la mémoire collective ils sont passés par la force des choses "du bon côté" (même s'ils sont passés par de terribles épreuves ils ont triomphé donc sont revenus dans le "collectif" humain même s'ils en sont sortis simultanément).<br /> <br /> <br /> <br /> Alors que pour le commun des mortels, celui qui n''est qu'un pauvre hère en face du divin n' est absolument rien à ce stade (l'archétype de cette condition c'est Abraham quand Dieu lui demande le "sacrifice" incompréhensible de ce qu'il a de plus cher au monde son propre fils c'est le symbole de l'état incandescent de la crise). https://www.les-philosophes.fr/crainte-et-tremblement.html <br /> <br /> <br /> <br /> La "crise" est une irruption du contingent et de l'imprévisible, un visage et un aspect de l'absolu dans un "instant" qui confère à l'être une valeur qu'il n'avait pas auparavant. <br /> <br /> <br /> <br /> C'est pour ça qu'elle peut être "salvatrice" mais son souvenir n'est jamais agréable en tant que tel donc on préfère l'effacer car personne n'aime re-convoquer et répéter la disparition de son Atlantide personnelle. <br /> <br /> <br /> <br /> "J'ai remarqué une certaine propension chez un peu tout le monde à taire le plus important". Bien sur je ne fais pas exception à ça, mais j'ai eu le malheur de le faire remarquer incidemment ça quelqu'un de ma connaissance (comme quoi tout le monde mentait tout le temps d'une certaine façon) et ça m'a valu une douche glacée.<br /> <br /> <br /> <br /> En autres choses j'ai eu droit au fait que "j'étais quelqu'un de toujours négatif" et même extrêmement négatif (alors que pas si longtemps avant j'étais quelqu'un de "très grande confiance"). Je crois qu'il ne s'agit pas dans ce (mon) cas juste de mauvaise humeur ou de l' aura contaminée d'une personne pénible à vivre (en l'occurrence moi-même, même si c'est certainement aussi et bel et bien le cas, ça ne change pas l'universalité de cette condition partagée), mais d'un truc plus profond et général qui rejoint cette autre observation du billet.<br /> <br /> <br /> <br /> "D'après ce que j'ai compris, le thérapeute déteste également le patient névrotique, mais il peut se permettre plus facilement de ne pas s'en rendre compte. Tout ça pour dire que le malade déteste certainement sa maladie, et que c'est une part importante de sa vie intérieure. Peut-être aussi qu'il se déteste lui-même pour l'avoir attrapée, et qu'il déteste Dieu de la lui avoir donnée (même s'il n'est pas croyant), et qu'il déteste les autres d'être en bonne santé... De la même façon, je suis convaincu que les vieux détestent les jeunes d'être jeunes. Et d'après Winicott toujours, les mères détestent leurs gosses (pas seulement, bien sûr)".<br /> <br /> <br /> <br /> J'ajouterai une symétrie : les "jeunes" détestent les "vieux" pour leur supposée "expérience" (en fait qui se réduit le plus souvent à une peau de banane et de chagrin...) donc je ne sais pas qui peut racheter qui... <br /> <br /> <br /> <br /> J'ai bien l'impression, justement le fait de récuser finalement cette approche de "pensée positive" comme inefficace et fausse (j'ai tenté ça avec Murphy et consort, mais ça marche pas dans les faits parce que ça dérive du côté de l'objet sans remonter au "sujet" et à la racine des maux), c'est bien s'attaquer au mythe fondamental de notre temps. <br /> <br /> <br /> <br /> Dès que j'ai un(e) "ami(e)" et que je ne mime pas la "bienveillance contrôlée" se termine très mal très vite. La personne sent immédiatement et inconsciemment une modification d'attitude qu'elle décode elle-même négativement. En cessant de l'"admirer" (en tant qu'elle va être l'objet d'une perception forcément positive), elle perd une forme de nourriture à bon compte et donc s'énerve plus ou moins ouvertement, sans voir que la l'"admiration" initiale est forcément factice elle aussi car résultante d'une forme de "déportation" de l'âme et l'esprit. <br /> <br /> <br /> <br /> En effet, il me semble que la "pensée positive" part des prédicats du sujet (devenir quelque chose ou quelqu'un de "mieux") et non du sujet lui-même (sa nature foncière). Du coup elle fonctionne par "injonctions" qui se résument à une unique et fondamentale ("visualiser" l'image que vous vous faites du bonheur, comme si on la connaissait par avance avec le sceau d' une certitude marquée...) censées données le résultat escompté.<br /> <br /> <br /> <br /> On remarque la mentalité mécaniste du procédé : l'"inconscient" qui fonctionne comme une "machine à écrire automatique" va pouvoir par magie imprimer la "bonne" face des choses et éliminer spontanément la "mauvaise" alors que précisément étant neutre il va reproduire les deux faces et les deux aspects de la réalité car le "négatif" ne s'efface pas comme ça.<br /> <br /> <br /> <br /> Revenir au "sujet", ça me paraît alors constater que les opinions les plus sures peuvent totalement changer dans un délai très court et donc que le "sujet" est bien ce yi-king permanent. Si on parvient à faire "coller" deux états d'esprit (un du "passé" et un du "présent" en un seul et unique), alors il est vraiment stupéfiant de constater comment deux "contradictoires" ont pu coexister avec le même indice et "coefficient de certitude". Donc tous les contradicteurs existent en nous-mêmes.<br /> <br /> <br /> <br /> Peut être que le chemin vers le "non savoir" est plus simple que prévu finalement si on s'en tient à la "constatation" et non la justification (positive ou négative).<br /> <br /> <br /> <br /> Exemple simple que chacun a pu avoir fait : je souhaite entrer en union avec telle personne se transforme en un claquement de doigts en "c'est bien la dernière des choses souhaitables", je souhaite habiter absolument à tel endroit je souhaite tout aussi absolument fuir tel endroit trois secondes plus tard ou l'inverse, je veux exercer telle activité cette activité ressentie juste après comme un fardeau et une contrainte inutile, etc...<br /> <br /> <br /> <br /> Cela se produit tout le temps mais à cause de l'"oubli" on ne le voit pas alors que ça crève les yeux. Donc l'alternative "ou ceci ou cela" c'est bien en fait la face cachée de "ni ceci ni cela", de la transformation et de la métamorphose incessante de chaque phénomène. <br /> <br /> <br /> <br /> "Il raisonne comme s'il était une entité unifiée. Il y a des jours où on a envie de vivre, d'autres où on a envie de mourir, en tous cas si on arrête de se raconter des histoires". <br /> <br /> <br /> <br /> Voilà c'est ce que j'ai constaté d'une façon simple et empirique. Du coup la "pensée positive" qui se calque sur une visée déterminée et intrinsèquement absurde du fait que tous les objectifs en terme de sensations ou de pensées fluctuent constamment, même si elle prétend qu'ils sont stables et constants. <br /> <br /> <br /> <br /> Pour répéter le propos initial, c'est donc bien la "crise" qui permet au divin de se manifester éventuellement, car elle reconstitue l'état antérieur du "péché" sous une forme toujours nouvelle (et c'est bien ça le "karma" cette recomposition du "même" sous des figures en apparence différentes jusqu'à épuisement des stocks qui est la "mort"), mais avec la possibilité de comprendre la "condition" réelle de l'individu à un instant donné qui vient ordonner le "temps" : c'est le sens primitif de la "résurrection" ainsi décryptée, non celle d'une entité factice, mais du flux dans lequel elle se trouve embringuée de fait et malgré elle. <br /> <br /> <br /> <br /> "Car la figure du Christ repose sur une toute autre conception de ce qu’est la vérité, et de sa transmission, donc de ce qu’est un maître, et son disciple.<br /> <br /> <br /> <br /> Ici, c’est le maître (Jésus) qui apporte la vérité, qui la révèle à celui qui l’ignorait : c’est un don de Dieu.<br /> <br /> <br /> <br /> Ou plutôt, un double don : Dieu nous donne la vérité, mais aussi les clés pour la comprendre, ce que Kierkegaard appelle la « condition » : si maintenant le disciple doit recevoir la vérité, il faut alors que le maître la lui apporte ; davantage même il faut encore qu’il lui donne la condition pour la comprendre, car si le disciple constituait en lui-même cette condition, il n’aurait qu’à se souvenir.<br /> <br /> <br /> <br /> La condition est donc ce qui nous rend capable de comprendre la vérité.<br /> <br /> <br /> <br /> Or celui qui donne au disciple non seulement la vérité mais encore la condition n’est pas un maître mais un Dieu". https://www.les-philosophes.fr/miettes-philosophiques/Page-2.html
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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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