Divers
Petit à petit je trouve réponse à mes questions : est-ce qu’on a une vocation ? Non. Est-ce que Dieu a un plan pour nous ? Non. Le plan que certains se découvrent, c’est celui qu’ils ont créé dans leurs vies antérieures. Dieu a bon dos – quoique, il y a aussi des entités qui essaient de… mais laissons-ça de côté -. Du coup, est-ce que le corps subtil se découvre ou s’engendre ? Il s’engendre. Ce que représentent les traités de yoga, ça n’est pas vraiment nous. Il y a une partie qui se découvre, celle qui est nécessaire au fonctionnement de l’animal, mais la partie la plus importante n’existe pas, celle qui va se constituer en fonction des lumières divines qu’on aura choisi d’incarner. Il ne faut pas oublier que dans chaque être humain, il y deux. L’être psychique (l’âme qui passe en vie en vie), et l’animal qui l’héberge. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces deux-là cohabitent assez mal. La plupart en sont donc rendus à la vie animale, ou à la vie d’un animal mental. Pour que l’être psychique puisse descendre, il faut déjà constituer tout un câblage spécifique, qui n’existe pas à la base. Le corps est constitué selon les exigences du vital. En faire une maison correcte pour le psychique, c’est tout refaire, transformer une jungle inextricable en joli jardin. Imaginez un singe, accrochez-y une âme divine. Il va falloir réformer sérieusement le singe pour que l’âme y trouve son compte et veuille venir y habiter. Sans compter que notre âme est embryonnaire pour la plupart d’entre nous.
On le voit avec les grands interprètes/compositeurs, ils ont un être psychique qui se développe suivant une ligne musicale, ils font descendre en eux les lumières musicales. Mais ça ne les empêche pas de rester deux. Certains canaux se créent dans le corps qui permettent à la musique de descendre, mais c’est très limité, le reste du corps n’est pas touché. D’où le côté souvent complètement névrosé. On en arrive au final à quelque chose qui ressemble un peu à de la possession. Le musicien est habité par un être divin quand il joue, et le reste du temps il a l’air assez misérable. Son être psychique utilise les canaux musicaux de son être physique pour se manifester et acquérir en même temps de la substance, mais quand c’est l’heure de l’épluchage des patates, il n’y a plus personne. Cependant, on peut raisonnablement supposer qu’à l’heure de sa mort, il va se retrouver plus grand qu’à l’heure de sa naissance, contrairement à la plupart des gens qui n’évoluent quasiment pas. En effet, l’effet psychique croît à partir de la substance physique, quand c’est possible. Mais dans la plupart des cas ça n’est pas très possible alors l’évolution est vraiment minime.
En effet, l’être psychique grandit quand on mêle des lumières divines à des sensations physiques, ce qui engendre alors une nouvelle substance. Exactement ce que fait le musicien (par le hard-rockeur, mais le bon musicien). Lefébure avait trouvé quelque chose, quand il avait compris qu’il faut mêler de la pensée à de la sensation. Il avait bien vu que quelque chose était créé, sauf qu’il limitait cela à un champ mental (par exemple mêler de la pensée à un phosphène). Il ne s’est pas occupé de la qualité de la pensée, donc ce n’est jamais allé très loin.
L’autre jour je retournais sur le site d’AYP – ça y est le tenancier du bouzin a trouvé le moyen de faire plein de pognon avec sa méthode, il était temps… C’est vraiment un truc bâtard. Qui va nettoyer l’être vital, les canaux existants. Mais ça ne va rien créer de nouveau, puisqu’il manque tout l’aspect de la pensée et donc des lumières. Sur le forum, je lisais les posts récents d’un gars qui sévissait déjà il y a déjà une dizaine d’années, il est toujours aussi con (tout en prétendant vivre dans la félicité, vraiment j’aimerais bien savoir de quoi ils parlent, car ils sont nombreux à parler de cette félicité, qui cependant ne les rend pas intelligents).
Quoi qu’il en soit je comprends maintenant que les lumières qu’on choisit d’incarner vont nous mettre en contradiction avec les lumières opposées qui vont aller s’incarner dans d’autres, et quelque part c’est assez fatal. D’où les propos d’Ibn Arabi à ce sujet, ou de Ruzbehan. Si je choisis d’incarner la lumière aide-aux-gens-doués, je vais être énervé par la lumière aide-aux-handicapés, parce que je vais voir ça comme un gaspillage d’énergie qui n’apporte rien à l’espèce. Aux yeux de Dieu, c’est sûr qu’un autiste vaut autant qu’un Lang Lang, mais le deuxième apporte certainement bien plus au monde. Enfin bon, on m’objectera peut-être que la Chine décime des forêts en construisant 120 000 pianos par an, mais des millions de petits chinois qui jouent du piano, ça me paraît mieux que des handicapés devant lesquels on va faussement s’extasier. Et puis j’ai peut-être tort de considérer qu’un légume en chaise roulante souffre moins qu’un enfant doué dont on gâche toutes les qualités, mais il me semble que la joie des premiers est surtout vitale (quand ils sont heureux), alors que les seconds sont des êtres spirituels qu’on tire vers le bas. De toutes façons cette société est perdue : on considère que le summum de l’accomplissement humain, c’est de pouvoir jouir de joies simples, manger des saucisses-frites et se baigner dans la mer. Comme le maître taoïste qui dit : »Quand je mange, je mange, quand je dors, je dors ». Interprété comme on le fait généralement, ce maître taoïste est un âne. Ce qu’il décrit en réalité, c’est une capacité de concentration absolue.
















