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Piano et entraînement de l'esprit
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5 mai 2017

Transmissions

(Je recopie ma réponse à un commentaire)
Bon, c'était juste pour dire que si on affirme quelque chose au sujet des saints/maîtres, il me semble raisonnable d'appuyer cela 1) soit sur l'expérience personnelle 2) soit sur ce qu'on a lu d'eux et qu'ils auraient écrit à leur propre sujet 3) soit sur les récits d'expériences des disciples. Si tu examines les affirmations qui ont cours dans le domaine de la spiritualité, tu en trouveras beaucoup qui sont de l'ordre de la croyance générale, qui ne sont étayées par rien du tout sinon la "certitude" que c'est vrai, absolument sans preuve. Si on veut s'en sortir, il me semble qu'il est nécessaire de vérifier tout ce qu'on croit, et de se demander en vertu de quoi on le croit. Puisque tu parles de mon livre, je peux affirmer qu'il n'y a dedans aucune affirmation gratuite, c'est le principe de ma démarche. Je n'ai pas cité toutes mes sources car ça ferait des centaines de notes de bas de pages, mais j'ai plusieurs preuves directes ou indirectes de tout ce que j'affirme.
Cela étant dit, il est évident que si chaque croyance doit être vérifiée, chaque mot doit avoir une définition précise. Donc pour ma part je n'emploie aucun mot à toutes les sauces, ni à une sauce générale. Donc la transmission c'est pas un vague truc qu'on attrape à droite à gauche, c'est quelque chose de précis, qu'on demande de manière assez formelle, en principe. Pour le prêtre dont je parlais plus haut, il fallait demander, ça pouvait être "le lumière de la Mère de Dieu", celle du "Saint-Esprit", celle du "Père" ou du "Christ", ou même d'un ange. Et ça n'est pas la même chose qui vient. Il était catholique, j'aime autant le dire (pour préciser que ça n'était pas un charismatique, ce qu'on pourrait croire). Pour le tibétains, on demande la transmission de telle ou telle divinité, ou encore de la nature de l'esprit, mais enfin c'est toujours très précis. Je connais moins l'islam, mais je sais qu'il y a là de nombreuses lumières, ou Noms divins, et que rien n'est vague non plus.
Si c'est devenu vague chez nous, c'est non seulement avec les charismatiques qui mettent le Saint-Esprit à toutes les sauces, mais aussi avec les hindous, qui mettent la Shakti à toutes les sauces eux aussi. C'est passé dans l'égrégore général. Et ensuite, n'importe qui qui va n'importe où reçoit toutes sortes de "transmissions", sauf que si on demande une description un peu plus précise, évidemment il n'y a rien de très convaincant, parce que soit c'est un truc "sauvage" qui fait un peu n'importe quoi, soit ça n'est "rien" tout simplement. Chez les tibétains c'est très net, les gens disent recevoir toutes sortes de transmissions, mais l'effet est nul. S'ils lisaient les maîtres, ils verraient que ces derniers ne transmettent rien à tous les vents, et que s'ils prétendent le faire, c'est pour des raisons qui les concernent, ce n'est pas pour autant qu'ils le font.
En un mot quand on a reçu une transmission, la moindre des choses c'est qu'on peut décrire exactement à quoi ça ressemble (comparée à d'autres par exemple) et l'effet que ça a eu (ou les canaux que ça a ouvert et les compréhensions que ça a fait germer).
Donc les transmissions, telles que je les entends, ce ne sont pas des graines. C'est encore une notion très répandue, et qui est là pour cacher le néant effectif. Quand j'étais chez les bouddhistes, ou ailleurs, on me répétait sans cesse que le lama ou je ne sais qui "plantait des graines". Genre un jour tu découvriras tout à coup un rosier dans ton jardin. Ensuite les gens se fabriquent des armadas de rosiers imaginaires qui auraient germé tout seuls parce que "quelqu'un" les aurait mis là, mais on n'en voit jamais l'effet.
Pour ce que j'ai vu, les transmissions ne sont pas des graines, mais des lumières déjà bien formées, qui influencent très nettement. Tu es transporté dans un autre univers pendant quelques jours. Mais en général tu n'y restes pas, sauf si tu restes avec le gars qui te l'a donné, ou si tu t'accroches comme un fou. Mais bon, des transmissions il y en a aussi autour de nous dans l'atmosphère, il faut "juste" accéder à la dimension où elles se trouvent.

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C'est aussi vrai dans la tradition ésotérique africaine. Les transmissions agissent à travers la connaissance des forces précises qui oeuvrent dans la nature et de leur nom, comme dans toutes les traditions initiatiques, au point que l'être individuel paraît quasiment annihilé par leur jeu du point de vue réel, si bien qu'il ne reste plus que l'être social collectif qui a pour origine les "ancêtres" réincarnés sans cesse dans la communauté. Un exemple parmi mille chez les "bantous", chaque peuplade ayant sa vision propre d'un aspect de la sagesse dessinant une véritable géographie mystique. <br /> <br /> <br /> <br /> "Sa sagesse, c'est la vue pénétrante de la nature des êtres, des forces, la vraie sagesse est la connaissance ontologique. Le Sage par excellence est donc Dieu, qui connaît tous les êtres, qui pénètre la nature et la qualité de leur énergie.<br /> <br /> <br /> <br /> Il est la Force, qui possède l'énergie de soi-même et qui est le moteur de toutes les autres forces. Il connaît toutes les forces, il sait leur ordonnancement, leur dépendance, leur potentiel et leur activité réciproque. Il connaît par conséquent la cause de tout événement. Vidye uyukile, Dieu le sait! Telle est l'ultime référence des baluba en face de tout problème insoluble, devant tout malheur inéluctable et chaque fois que la sagesse humaine est prise à court de raisons.<br /> <br /> <br /> <br /> En justice, lorsque toutes les présomptions humaines concourent pour accabler un innocent démuni de preuves, celui-ci protestera: Vidye uyukile! Dieu le sait; Dieu qui connaît tout événement et l'homme même dans l'intimité de l'être, sait mon innocence.<br /> <br /> <br /> <br /> Lorsque les manga, les fortifiants magiques de l'être, échouent, le faiseur de remèdes dira: Vidye wakoma. Dieu est fort. Ce qui signifie: Il est plus puissant que mes remèdes. Mais ceux parmi les païens, qui ne croient pas à ces inductions d'énergie vitale (que les occidentaux désignent communément comme magie), diront en se résignant devant un malheur dont la cause leur échappe: Vidye uyukile. Dieu sait (et Il permet).<br /> <br /> <br /> <br /> Rien ne se fait en effet sans la permission du Plus Fort. La sentence: « Il sait » signifie certes : « Il connaît l'événement », mais bien plus encore: « Il a ses raisons ».<br /> <br /> <br /> <br /> Dieu connaît. Il donne à l'homme la « puissance » de connaître. Rappelons que tout être est force, que chacune de ses facultés est une force. Il existe donc la force de savoir, comme il existe la force de vouloir. Ainsi les hommes ont la puissance de savoir., Ce sont ayant tout les ancêtres, les ba-vidye, et parmi eux les aînés, morts ou vivants, qui savent.<br /> <br /> <br /> <br /> La vraie connaissance, la sagesse humaine sera donc également métaphysique; ce sera l'intelligence des forces, de leur hiérarchie, de leur cohésion et de leur interaction". C'est toujours suivant cette conception des forces que les baluba parlent de « muntu mutupu » pour désigner un homme de médiocre importance, dépourvu de force; tandis que le « muntu mukulumpe » désigne l'homme puissant qui a son mot à dire dans la communauté. Ils pen sent de même en parlant de « mfumu » (chef) ou de «tata» (père), tandis qu'ils songent à l'homme ayant perdu sa force en désignant par « mufu » (mort) celui qui leur parait un homme atteint en son essence humaine à cause de son défaut de puissance. Lorsque les noirs désignent ainsi des catégories d'hommes, il ne s'agit pas à leurs yeux d'une classification fondée sur des différences accidentelles, mais bien d'une gradation dans la qualité essentielle d'homme suivant l'intensité de leur force vitale.<br /> <br /> <br /> <br /> Ce n'est pas par une nomination ni par une désignation, que l'on ajoute au simple humain la qualité de « mfumu ». Par l'investiture on devient et on est « mfumu», on est force vitale nouvelle supérieure, susceptible de renforcer et de maintenir tout ce qui tombe ontologiquement sous sa hiérarchie. On devient chef de clan et patriarche, non pas résiduellement, par le décès des autres anciens qui avaient préséance et parce qu'on demeure le plus âgé des survivants du clan, mais parce que cette qualité d'aînesse suppose un accroissement interne de la puissance vitale, élevant le «muntu » du patriarche à l'échelon d'intermédiaire et canal des forces, entre les ancêtres d'une part, et la descendance avec son patrimoine d'autre part. On ne met jamais longtemps à remarquer la transformation qui s'opère, lorsqu'on revoit un chef de clan, que l'on avait connu précédemment comme simple membre de la communauté; ce changement de qualité se traduit par un réveil de l'être, une inspiration intime et parfois par une sorte de « possession ». Le « muntu » se trouve en effet conscient et informé par toute sa conception du monde, par toutes ses formes de con-<br /> <br /> naissance, de ce qu'il est devenu un «muntu» nouveau, qu'il est revêtu d'une force nouvelle qui n'appartenait pas jadis à sa qualité d'homme. Il n'est plus ce qu'il était, il est modifié dans son essence. Faut-il dès lors s'étonner de ce que chaque accroissement de vie capital se traduit par l'attribution d'un nom nouveau? Il faut un nom nouveau pour désigner le « muntu » renouvelé et renforcé. En certaines contrées, le circoncis reçoit, - nous rapporte-t-on, - un nom nouveau; cela paraît logique si la circoncision a ce caractère profond qui en fait, outre l'opération chirurgicale, un acte rituel (acte magique) pour le renforcement de l'être. En effet, l'accomplissement de ce rite se trouve, suivant la conception bantoue, en rapport étroit avec l'accroissement de la puissance de procréation, et constituant de puissance vitale. Le « mfumu » (chef) reçoit à l'occasion de son investiture, qui est une exaltation de son être ou de sa force, un nom de chef, et son ancien nom ne doit plus être prononcé, sous peine de léser ou de profaner sa force vitale". http://www.aequatoria.be/tempels/FTLovaniaFR.htm
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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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