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Piano et entraînement de l'esprit
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3 mai 2017

Nature de l'ego

Je commence à penser que l'ego est une maladie, plutôt qu'une chose dont nous aurions la responsabilité au sens moral. Je veux dire que quand une personne a attrapé la grippe ou la peste, il ne viendrait pas à l'idée de qui que ce soit de l'accuser de l'avoir fait exprès. Mais pour l'ego finalement, on accuse les gens de mauvaise moralité. A peu près. C'est de leur faute, et il serait de leur ressort d'y faire quelque chose. Mais je commence à croire que c'est beaucoup plus compliqué que ça. Que c'est de notre ressort à peu près autant que les maladies - et après tout il y a bien des gens qui se guérissent de maladies mortelles avec des diètes et autres.
Pour moi, l'ego est un ensemble de défauts des canaux, défauts qui peuvent être extrêmes ou modérés.
Dans le genre extrême, je parlais à un collègue de vélo qui me racontait comment il avait pété un plomb dans un avion - je le comprenais d'autant mieux que moi-même je n'aime pas du tout les avions. Bref, il expliquait que sur ce coup, il se serait roulé par terre si on ne l'en avait pas empêché, et qu'en un mot il ne se maîtrisait absolument plus, et qu'il en avait été fort surpris par ailleurs. Dans ma nomenclature, il s'agit d'un secteur de canaux cassés. J'en ai quelques uns, ça ne me fait pas rouler par terre, mais ça me paralyse pour le coup et c'est pas la peine de venir me parler à ce moment. Tout le monde en a, même Adi Da parle de quelque chose qui y ressemble dans sa biographie.
Ensuite, il y a le cas un peu plus léger ou un peu moins lourd, qui correspond à une distorsion de la perception. Un ami par exemple me faisait part de ses perceptions sur Macron, ça ressemblait à du Lovecraft, et il m'est apparu qu'il n'était pas en train de me décrire EM mais un secteur de canaux abîmés. Si, on est assez observateur, on peut se voir soi-même glisser là-dedans à telle ou telle occasion, et avec un peu de familiarité on peut aussi le voir chez les autres. 
Et finalement il me semble évident que si les gens sont tellement incapables d'entendre des choses nouvelles ou d'écouter ce qu'on leur dit, c'est que ça les ferait glisser dans un secteur défectueux. En somme, ce qu'on appelle l'ego, c'est à la fois le rigidité qui protège de ces secteurs, et ensuite la folie qui s'empare de nous quand on y tombe. C'est finalement l'ensemble des maladies de nos canaux, puisqu'on peut supposer qu'il y en a de plusieurs sortes. Mais si on a bien vu ces choses en face, on sait que malheureusement le remède est très difficile à trouver et ne dépend nullement de notre volonté. A peine de notre bonne volonté.
Il n'y a que la lumière divine qui puisse remettre ça d'aplomb, à supposer qu'elle n'amplifie pas la destruction. En effet, j'ai remarqué chez moi et chez les autres qu'une surcharge énergétique (de shakti) va aller déborder dans ces zones pour y mettre un vrai bazar. Voilà pourquoi les gens deviennent complètement fous avec les gourous. Alors avant d'en approcher un, il faut certainement se réparer, avec un peu de lumière, mais pas trop, sinon le remède est pire que le mal.
Ma méthode consistant à se créer son propre yidam est moins efficace que de trouver un vrai gourou au niveau de la quantité, mais beaucoup plus sûre au final, car le yidam qu'on crée ne va pas activer nos névroses - en principe. Car bien sûr si on a trop de névroses, le yidam sera lui aussi atteint d'une manière incurable, ou plutôt on y laissera entrer des influences incontrolables -. Le yidam qu'on se crée peut apporter la quantité de lumière adéquate pour réparer pas mal de choses, ce qui ne veut pas dire que ça soit facile.  

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Commentaires
J
Salut Ian. Petit coucou en passant et dire que je prends toujours plaisir à te lire.<br /> <br /> <br /> <br /> La façon dont tu décris l'ego me parle bien.<br /> <br /> <br /> <br /> Je me permets d'ajouter ceci qui vient, en rapport avec l'ego...<br /> <br /> <br /> <br /> On avait déjà parlé de l'élargissement de la perception. On peut vraiment voir ça comme un élargissement du champ perceptif, bref, de la conscience en réalité. Quand il y a identification très forte avec le corps/mental (et ses conditionnements accidentels), donc un ego très fort et marqué, c'est comme si le champ perceptif de la conscience était extrêmement réduit, ou extrêmement filtré. Tout passe par la moulinette du nombril, pour alimenter le nombril. C'est le stade le plus commun du sens de "séparation". On se croit "autonome", alors qu'il n'en est rien. En fait on est rien, et pas dans le bon sens du terme (c'est comme être vide d'être véritable, alors que le vrai vide ne se gagne qu'à partir de l'être pur).<br /> <br /> <br /> <br /> Quand cela commence à se relaxer (j'imagine qu'on peut faire référence au nettoyage des canaux dont tu parles), le champ perceptif commence à s'ouvrir. On peut commencer à entrer dans des modalités de perceptions jusque là dormantes. Par exemple, on peut commencer à entrevoir "notre ego", mais plus comme une sorte d'entité individuelle autonome, plutôt comme résultante d'un champ de causes et effets à l'échelle globale (dans l'espace et le temps). On commence à réaliser que l'ego n'a en fait rien de "personnel". Au lieu de percevoir de manière complètement tordue les soi-disant qualités "personnelles" de "notre" ego, on commence à en voir de plus en plus l'aspect universel, l'aspect absolument commun à tous. En fait, l'ego, c'est comme un programme-piège (presque) parfait. 7 milliards du même "ego" qui s'imaginent être absolument "uniques". Bien sûr, il y a toujours quelques infimes différences, comme dans un champ de coquelicots il n'y en a pas deux pareils, mais si on prend un peu de recul (élargissement perceptif), ça va sauter aux yeux que l'aspect "similitude" est des milliers de fois plus grand que l'aspect "particulier".<br /> <br /> <br /> <br /> Ce qui rejoint un peu je pense ce que tu dis sur le fait qu'on est pas vraiment "responsable".<br /> <br /> <br /> <br /> Sinon, ce que tu décris me fait aussi penser au point d'ancrage de Don Juan. Une autre façon de voir l'ego, c'est de l'aborder sous l'aspect d'un champ mémoriel qui s'auto-alimente automatiquement en boucle (le piège dont je parle, l'automaticité, c'est le sommeil). Du fait de millions de conditions, paramètres et expériences, se crée dans le système humain un certain nombre de petits points d'ancrages "particuliers" (l'ego), qui emprisonnent la conscience et le champ perceptif. Quand l'identification à ce réseau particulier (le "point d'ancrage" de Don Juan) est forte, tout changement, tout relâchement, tout assouplissement, toute fluidification, est vu comme un danger potentiel. Si le point d'ancrage change, je risque de ne plus être celui que je pense être. Et si je peux en réalité être autre que ce que je pense être (si mon point d'ancrage peut en réalité tout à fait changer), qui suis-je alors ? Ne parlons même pas de la dissolution (même momentanée) de ce point d'ancrage, qui est vue et entrevue comme une "mort", et donc envisagée et appréhendée avec terreur le plus souvent.<br /> <br /> <br /> <br /> Donc le système s'auto-protège, par peur de tomber dans ce qui est perçu comme un "vide" ou un "rien" (n'être "personne"), par peur de ne plus avoir un seul et unique point d'ancrage.
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D
Un vrai gourou (je parle des cas où il y a acceptation et engagement réciproques) devrait aussi savoir estimer son disciple et ne lui donner plus de lumière que ce qu lui serait bénéfique.<br /> <br /> Bien sûr, il ne manquerait plein de cas où la moindre lumière ferait sauter toute la baraque, mais là encore un gourou responsable s'en abstiendrait. À moins qu'il soit volé...
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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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