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Piano et entraînement de l'esprit
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21 janvier 2017

Le sens de la Trinité

La nuit dernière je cherchais à positionner mon esprit de diverses manières pour voir ce qui se passait. Je réfléchis souvent à de nouvelles péripéties de mon roman, pour intégrer de nouvelles énergies, mais là, je crois que je touche un peu à la limite des relations entre deux personnes humaines. J'ai beau faire, je n'arrive pas à les rapprocher davantage qu'une certaine distance, imposée sans doute par le fait que moi c'est moi, et l'autre c'est l'autre, et que c'est quand même irréductible. Cela dit entre la distance d (moi/l'autre), et la distance zero (moi seul), il y a une distance intermédiaire ε, qui serait la distance entre moi et mon yidam. Elle n'est pas nulle, tout en pouvant se réduire à une forme d'infiniment petit. Il est de première importance qu'elle ne soit pas nulle, car si on l'annule, il y a effondrement de moi sur moi et négation de l'altérité. En même temps, elle ne peut pas être non plus une quantité discrète, car elle doit tendre vers 0. Sans l'atteindre.
J'ai repensé à quelques situations qui illustrent bien cela. Par exemple, quand je lis Solaris, si je m'identifie à lui, je peux sentir assez bien l'énergie dont il parle. Si je me résume à moi, et que j'essaie de la sentir, je ne sens plus grand chose. Il est clair que si je reçois des transmissions nettes par la lecture, c'est toujours par identification, sachant que l'identification préserve toujours un ε entre moi et l'autre. Enfin pour moi c'est très clair.
Et ça doit marcher de la même façon avec le yidam, à savoir qu'il ne faut pas réduire la distance à zéro afin que l'énergie circule. il y a en fait une boucle entre moi et l'autre (yidam ou pas). En regardant l'autre, je reçois ce qu'il reçoit parce que je l'aime, et dans l'autre sens je le lui renvoie parce que je l'aime. Les deux conditions sont donc remplies simultanément, émission et réception. Alors que si la distance s'effondre, il ne peut plus y avoir de réception parce qu'il n'y a plus d'émission. 
Du coup je me suis dit que ça expliquait l'histoire du Dieu trine. Je crois que les chrétiens, contrairement aux autres traditions, sont conscients du fait qu'il doit exister un "autre" pour que l'énergie circule, et ils l'ont modélisé dans leur conception de Dieu. Entre le père et le fils, il n'y a que la différence minimale, celle de l'hypostase. Inversement, on pourrait dire que le distance minimale est celle qui existe entre deux hypostases qui partagent la même nature et la même essence. Cette distance étant minimale, la circulation d'énergie est maximale. Toutes les autres situations ne sont qu'une dégradation de celle-là.
Dans ce modèle, le "moi" est situé dans la position du père, c'est-à-dire du témoin, et le yidam est le fils, l'être qu'on doit engendrer, et qui est à la fois nous et pas nous. Mon yidam est un peu comme le Christ, il lui arrive toutes sortes d'aventures qui ne m'arriveront jamais. En fait, je peux concevoir qu'il lui arrive des aventures, alors qu'à moi, c'est impossible. En effet, le "moi" est toujours le point aveugle totalement inconcevable à qui il n'arrive jamais rien. Il n'est pas nécessaire d'être un bouddha, pour se rendre compte qu'il ne peut rien arriver à "moi", parce que c'est l'oeil qui ne peut pas se retourner sur lui-même. Et s'il tente de le faire, en imaginant ses propres aventures, il s'enferme dans un trou noir. L'oeil est fait pour contempler un Autre, de même que le Père ne se réalise que dans le Fils (et inversement). Enfin bon, peut-être qu'Alix pourra élaborer avec son esprit philosophique... je crois que j'ai dit le principal.

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Commentaires
A
oui en effet négatif c'est une mauvaise expression je voulais dire qui intègre des contraires, alors que négatif c'est négatif, opposition et obstruction.
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D
Je ne comprends pas tellement ce que tu dis. Le yidam n'est pas du négatif, par définition, puisqu'il fait partie de la nouvelle création. Mais il ne peut se développer que par l'amour du moi puisque c'est la créature qui lui donne le "sel" nécessaire à son alchimie. Sel que Dieu ne peut pas lui donner par définition, quand bien même le voudrait-il.
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A
Est-ce que le paradoxe de l'identité du "yidam" (et donc complètement différent de toutes les "identités" que nous pouvons concevoir sous la base de notre existence sensible ou des histoires habituelles qu'on se figure à partir d'i-celle), c'est qu'il ne peut se mettre à "exister" (accéder à sa forme propre d'existence) qu'à partir du moment où il est aimé par le "moi", alors qu'il a aussi une certaine existence au ciel ? <br /> <br /> <br /> <br /> Parce que finalement est-ce que Dieu tout "pur" et tout "excellent" ne peut pas être capable d'aimer un "négatif" (le mal) qu'il ne peut par définition concevoir (donner un contenu qui serait autre que sa nature simple), même s'il en est la source. C'est donc le rôle dévolu aux humains pour "achever" la création aidé par les "anges" qui ont cette double nature en eux. <br /> <br /> <br /> <br /> Est-ce que ce n'est pas le rôle imparti à la "créature" d'aimer ce "négatif" (le "mal" relatif), puisque Dieu ne peut pas le faire lui-même de son propre chef ! (ce qui donne un sens particulier et un éclairage nouveau à la tournure "aimer ses ennemis"). <br /> <br /> <br /> <br /> Et ce "négatif", il le trouve spontanément dans son esprit. <br /> <br /> <br /> <br /> Dans ce cas, l'amour du "moi" à qui rien ne peut "arriver" (étant un "néant", un "rien" en fait le reflet de l'abîme divin dans le monde créé) envers son yidam porteur de ce "négatif" et objet de ce "transfert relationnel" à qui tout peut arriver inversement, n'est-il pas la condition nécessaire de la "révélation" du yidam, sachant que le yidam "Père de la créature au ciel" mais "fils de sa pensée" sur la terre (cf. Henry Corbin) ne peut être entièrement aimé par son Père au ciel (Dieu) en raison de sa nature simplissime et a besoin de l'amour de la créature pour devenir transparent à lui-même ? <br /> <br /> <br /> <br /> Pour que la boucle soit bouclée, la coopération de celle-là semble donc indispensable car c'est elle seule qui peut "aimer son propre négatif" dans cette figure duale, l'ange blanc et noir à la fois. Le yidam prend existence par l'amour de la créature en échange de quoi il donne une vie en retour à cette créature. <br /> <br /> <br /> <br /> Le "moi" et le yidam appartiennent donc à un unique continuum de conscience mais sont bel et bien deux entités différentes et distinctes, très proches et en même temps infiniment éloignées, circulant au sein d' un même courant mais ne coïncidant jamais totalement, l'une ayant besoin relativement et absolument de l'autre, l'une payant le "prix du sang" et l'autre étant relevé dans la gloire, afin de réunir les deux lumières dans un nouvel être.
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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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