Sens de la thérapie primale
En fait je crois que Janov a découvert un mécanisme tout à fait naturel du corps, qui sait comment s'y prendre quand il a avalé du poison pour le rejeter. Le souci, c'est qu'on ne le laisse pas faire, sous prétexte qu'on n'a avalé aucun poison.
En suivant une réaction qui n'était pas cohérente avec la situation ce matin, j'ai retrouvé un bout de sentiment originel, qui se résume comme ça :"Si tu n'es pas gentille, on va t'abandonner", et comme de toutes façons on se retrouve abandonné quoi qu'il en soit, j'avais fini par me dire "autant justifier la chose en n'étant pas gentille". Du coup j'ai vu comment ça se reliait à l'histoire d'Erik, qui avait été accusé de la mort de son petit frère alors qu'il avait essayé de le sauver, qui s'est retrouvé abandonné, et qui est devenu réellement pas-gentil. Il est tout à fait loisible d'inventer des faux souvenirs et des histoires factices pour autant que ça se relie à une sensation réelle, et d'ailleurs je pense que ça arrive souvent. Quoi qu'il en soit, si on a déjà une certaine habitude de pratiques comme tummo qui nettoient le canal central, on a immédiatement les bons réflexes, qui sont en réalité naturels, et que Janov décrit très bien. La sensation remonte, et le corps se débrouille pour la faire remonter en respirant d'une certaine façon et en se tortillant dans tous les sens. D'ailleurs quand Janov dit que les gens se tordent de douleur ça n'est pas exactement ça, le terme n'est pas bon, ils se tordent pour évacuer ce qui a été ingéré et qui les rend malades. Donc celui qui finalement refuse le processus est simplement en train de dire qu'il ne souhaite pas guérir, en se justifiant de manières diverses et variées qui ne trompent que lui-même.
Quant à ceux qui disent que tout de même il n'est pas nécessaire d'en arriver à de telles extrémités, n'ont pas compris du tout de quoi il s'agit, ils ne voient pas l'aspect tout à fait naturel de la réaction organique qui prend place ici. Janov précise d'ailleurs que les anciens patients continuent à faire des primals de temps en temps (=à laisser leur corps réagir comme il le devrait). Je me suis d'ailleurs aperçue que mes étirements et autres avaient exactement la même fonction, de nettoyer des vents contaminés en les faisant remonter dans le canal central. On peut donc ensuite l'appliquer sur tout ressenti un peu bizarre, et on obtient exactement le même résultat.
Sur plusieurs sites, j'ai d'ailleurs vu une erreur (y compris dans les sites spécialisés), qui est toujours la même, il est écrit que c'est une thérapie qui fait appel aux émotions et non aux concepts. "Si vous cherchez une thérapie qui peut vous aider d’une manière différente à résoudre vos problèmes, une thérapie qui n’utilise pas la parole pour trouver la raison d’un mal-être, mais qui se sert de l’exploration des vos émotions, alors la Thérapie Primale pourrait être la solution" (http://www.primalrevivre.ch). Alors qu'en réalité, la base est la sensation. De là découlent tout un tas de mauvaises interprétations. Je suis aussi tombée sur un texte d'Osho qui raconte n'importe quoi à ce sujet : " One primal scream releases you, but only for a short time; tomorrow you will be the same. It was good, it gave you a good sleep because you were so relaxed. But your mind is accustomed to accumulating tensions, anxieties, worries. It will do its work. Tomorrow morning, you will find that you are the same person. Those few hours that you lived after the primal scream will become slowly, slowly faded, like a dream, far away". Encore un qui se permet de parler de choses dont il n'a aucune connaissance. Bien sûr que Janov ne prend pas en compte les vies antérieures, ça ne veut pas dire pour autant que la portée de ce qu'il a découvert soit annulée, d'autant que ça peut très bien marcher pour les vies antérieures et pour n'importe quel vent contaminé.
La thérapie primale consiste simplement à retrouver le réflexe naturel du corps, qui rejette ce qui n'est pas bon pour lui, sachant qu'il ne s'agit pas de choses objectives, mais de vents contaminés. Il a une façon bien à lui de s'y prendre.
















