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Piano et entraînement de l'esprit
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30 août 2009

Ermite, le remède contre la solitude

 Après notre visite quelque peu écourtée de Sri Tathata, nous sommes passés par Roquebrune-sur-Argens pour rencontrer le célèbre Frère Antoine. Je crois pouvoir dire que nous y sommes allés sans idées préconçues – en tous cas de mon côté, dans la mesure où j’ai une certaine capacité à oublier tout ce que j’ai lu ou tout ce qu’on a pu me dire sur quelqu’un, afin de laisser la personne libre de ce qu’elle veut être. En fait, nous sommes restés sans idées spécifiques jusqu’à la récapitulation de la rencontre, et c’est d’ailleurs là que nous avons eu une surprise.

Mais reprenons. Après une sympathique petite marche sous un soleil de plomb, heureusement tempéré par quelques bois de chênes lièges, nous découvrons enfin la grotte où loge Frère Antoine, presque au sommet du rocher. La vue sur l’autoroute est imprenable, et en pleine journée, le bruit est déjà très dérangeant. Nous n’imaginons pas ce que cela doit être la nuit.

Quoi qu’il en soit, Frère Antoine est assis sous sa « véranda » (devant l’entrée de son logis) avec 4 ou 5 personnes, tandis que d’autres gens cavalent un peu partout sur les rochers tout autour. Pour un ermitage, c’est probablement l’endroit le plus mondain de la région. Nous attendons le départ de ses visiteurs avant de grimper à notre tour le petit escalier en pierre qui conduit à la veranda et il nous invite à prendre place autour de la table, au milieu de laquelle se trouve une boîte en fer blanc pleine de gâteaux secs, exactement comme chez ma grand-mère.

A peine avons-nous échangé les salutations d’usage que deux enfants montent jusqu’à nous, accompagnés de leur monitrice. Frère Antoine leur offre un verre de coca-cola, il y en a deux litres sous le rocher. Après leur départ, nous sortons nos petits cadeaux, des paquets de thé exotiques soigneusement choisis dans un magasin spécialisé. Pas de chance, Frère Antoine n’aime pas le thé, et il nous fait savoir que s’il acceptait tout ce que les gens lui apportent, rien n’irait plus… Bref, nous comprenons que ce sera mieux si nous remportons nos cadeaux. Du coup, je me réjouis à l’idée de récupérer le thé à la cerise du Japon (je sais que je saurai me débrouiller pour le récupérer à l’insu de mes petits camarades, qui ne réagiront que lorsqu’il sera trop tard).

Je ne saurais pas vraiment rapporter la conversation, dont j’ai majoritairement fait les frais. Mais ma stratégie était simple : répondre à tout avec bienveillance et en ne voyant que le bien partout. Heureusement que j’ai fait cela, car si j’avais gardé mon esprit critique habituel, l’affaire aurait rapidement mal tourné. En effet, j’ai réalisé à l’analyse (six heures plus tard) que le gentil Frère Antoine n’a pas cessé d’essayer de me contrer, quoique je puisse dire. Par exemple, pour alimenter la conversation, je lui dis que je suis content de le voir car cela fait renaître ma vocation d’ermite. Il me demande si je suis déjà si fatigué de la vie, je réponds que ça n’est pas la question. Il me dit ensuite que je n’ai plus qu’à prendre un viager sur sa grotte, mais que le précédent qui a fait ça est mort avant lui, je lui réponds que l’autoroute m’en empêcherait. Là il fait remarquer que les gens qui veulent méditer en silence sont les « petits yogis ». Nous avons là un parfait exemple de ce qu’il a essayé de faire pendant toute la conversation. Soit je veux sa grotte et j’attends sa mort, ce qui est très impoli, soit je ne la veux pas et je suis un piètre pratiquant. Quoique je dise, je suis sûr de me planter. Par ailleurs, il émaille régulièrement la conversation de quelques plaisanteries pas très fines, qui n’ont rien de mauvais en soi, mais qui arrivent à point nommé pour éviter que l’échange devienne un peu trop profond.

Nous parlons de l’Inde et du voyage de Léo, il essaie de nous expliquer que Sai Baba est un faux-gourou parce qu’aucun vrai gourou ne ferait fouiller des gens à l’entrée de son ashram pour chercher des armes. J’objecte que Sai Baba n’a probablement aucun contrôle de ce qui se passe autour de lui et qu’il n’a d’ailleurs jamais voulu d’ashram, l’argument tombe dans l’oreille d’un sourd. Pour changer de sujet, nous parlons de notre tour des reliques (n’oublions pas que F.A. est chrétien) afin d’entamer une conversation sur les mystiques chrétiens, il nous répond qu’elles sont toutes fausses… Encore un flop. Pendant une heure et demie, il n’y aura pas moyen d’entrer dans le vif du sujet, Dieu. Quoique je dise, ce sera tourné en dérision, contré ou ignoré.

Bref, j’ai trouvé Frère Antoine très sympathique (puisque j’étais sur le mode bisounours), mais mon analyse, c’est qu’il a eu peur de nous. Nous ne sommes pas son public habituel, composé d’enfants, de gens du coin, ou de chercheurs spirituels naïfs à la recherche d’un grand sage. Nous ne le prenons pas pour un mahatma, et bien qu’il se défende de vouloir être pris pour tel, nous pensons malgré tout qu’il préfère avoir le beau rôle, de celui qui dispense les enseignements à un public émerveillé. Malheureusement, nous n’étions pas émerveillés, ni à la recherche d’enseignements. Nous voulions juste une rencontre amicale, et ça, apparemment, ça l’a désorienté. Il nous a servi le discours bien rôdé et pas très spontané dont il a manifestement l’habitude, sauf qu’en l’occurrence, ça tombait complètement à côté. Sur la fin, il nous a semblé qu’il commençait à se poser des questions, genre qui nous étions vraiment, mais il était temps de partir, et de toutes façons un nouveau visiteur venait d’apparaître, avec un four solaire qu’il a évidemment refusé…Une affaire assez triste au final.

Morale de l’histoire : si vous ne voulez pas finir abandonné de tous quand vous serez vieux, allez loger dans un rocher et dites que vous êtes ermite. Vous aurez des visiteurs toute la journée et vous ne manquerez jamais de rien.

P1000448

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Enseignements de Rudi

Fear
We have the capacity in our minds to create that which we are most afraid of; in the same way that we bury some ignorance like a grain of sand inside the shell of an oyster and build around it until we come up with the end product, which in this case is not a pearl.

God
It is finally this consciousness that allows a human being to feel God as the constant energy that is absorbed by all of the chakras, filling him with sweetness and joy. Not feeling happy is only the result of not being in tune with this force and not having the consciousness to contain it. For whatever reason we fail in holding onto energy, we must look to ourselves. We cannot blame anybody or anything. It is only our lack of capacity to hold that which is given.

Revelations

In all teachings, the temptations that appear during the revelation period are those things we identify with, that take away the energy or content from the experience. It is the courage to put the bottom on the void, so that the incoming energy is not lost during any experience, that is required. This enables a person to grow endlessly, by surrendering content as fast as it manifests itself.

Seekers
It is a remarkable event when somebody presents a situation that exposes their real need. It is rare when even half the truth is given. Usually a situation is distorted beyond recognition. It is as if somebody is saying to me that if I can dig out the real situation, maybe they will allow me to help them. When a situation occasionally is presented in all its nakedness, it is only because the person is defenseless at a particular moment. As soon as they have one stitch to put on their back, they again retreat into themselves, distorting what they said and what they think you said. The ability to hear and see is rare in this world. It only exists in somebody who truly wishes to grow. This has not, unfortunately, been the attitude of most seekers. So few succeed in reaching their goal that it is safe to assume that there are few who honestly pursue a spiritual life, and even then, very few teachers who cater to anything that brings the realism that allows for enlightenment.

Spirituality

Spirituality is not about being where you think you should be. It is not about being where you want to be. Spirituality is about being on the highest point of an ascending energy that keeps growing and growing.
As this energy grows, it completely destroys every level of truth as you live it. This does not mean the truth that has been destroyed was not real. It was real for the level on which you existed before. With students, I am not interested in how long they are with me; I am just interested in one thing: whether or not they are strong enough to break up the horizontal level and continue growing. For myself, I do not want to limit myself by what I was. I do not think, "I did all this work to get to here." That is baloney. That is making a drama of your life and trying to build an image for yourself. The point is to keep growing. It is to have the courage to keep growing, even if it pulls apart the structure of your life. Then it is freeing you. There is nothing wrong with pulling apart the structure. What is wrong is to build yourself into a coffin and then stay there and try to justify it. Either you are working to live on a higher level all the time and to have a rebirth all the time, or you are trying to find justification for staying the way you are.
The whole point of what we do is to destroy matter, which is this horizontal plane we sit on: the earth. It is to translate this physical and material matter into spiritual force. This is our work.

Surrender
You sit down. Inside you, what is going on? You want to be right. "I'm a nice guy, how could this person do this to do me? How could someone take advantage of me in the business world," or "How can somebody not love me? Don't they understand what I did?" Inside you, these muscles close up; they are protecting you. They are protecting your ego, protecting the image you have of yourself. You sit down to take your breath, and you find that something has robbed you of your heart. What robbed you of your heart ? The need to be right. These muscles do not want to open. They would rather you were safe and secure behind the wall than outside the wall.
Surrendering is opening all the muscles. This is the real test of your surrender in a situation. Can you breathe ? Does the throat open to receive the energy ? Are you free to receive this energy and open and see what your condition really is ? If you find out you are constricted in your heart, you have a pain in your back, or you can't get the air down, what does it mean? It means you are closed. What closed you? It does not matter what closed you, you do not have to find the rational reason, you just have to open. You sit and work, and you breathe. I do not have that problem anymore, but I used to sit and take that breath six hundred times in one day, sometimes, to begin to feel a little crevice start to open. If you are closed, you are dead. You can't be right if you are closed. Can a closed person know what he or she did or did not do ? So, if you find that you are closed, you have to drop the whole issue of whether the other person is or is not right.


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