A la lecture du livre de John Mack "Passeport pour le cosmos" qui livre des témoignages de "corps lumineux" assez étonnants, de guérison et d’”éveil” de la conscience indubitables http://www.bibliotecapleyades.net/vida_alien/alien_abductionabductees25.htm je ne peux m'empêcher de livrer quelques réflexions.
On nous bassine avec l'accueil des "étrangers", mais en fait nous sommes tous à peu près les mêmes sur cette terre. Par contre est-ce que toute cette rhétorique "anti-exclusion" ne cache pas une exclusion bien réelle et un ressentiment terrible mais jamais avoué comme telle, celle de toutes les formes de vie et de conscience non strictement humaines ?
N'est-ce pas le ciment cognitif de toute notre culture moderne ? (nous sommes les seuls et les plus forts même si la terre court à la catastrophe dans un bref délai...)
En fait la croyance générale, c'est "nous sommes seuls dans l'univers" et peut-être il y a "Dieu" l'"autre" la radicale altérité qui est "quelque part. " Et entre les deux : rien ou si peu.
Est-ce qu'une assertion plus proche de la vérité ne serait pas quelque chose du genre : à travers (le) "soi" (l'ensemble de mes canaux constituant à proprement parler le "monde" qui ne forme d'aucune manière un substrat objectif mais une totalité en évolution) apparaissent en continu des formes non identifiées (appelées "ovni" par dérision mais en fait présentes en permanence dans notre "atmosphère" psychique et physique), mais que notre rejet de nous-mêmes et notre "saisie" continuelle nous interdit de "voir" et de “contacter” ?
De là naît la fameuse peur de l'"autre" et de "l'étranger" de tous les racismes dont la racine n'a jamais été clairement exprimée, car sa source est purement et bonnement "extra-terrestre", le "chaînon manquant" entre "soi" et le "divin".
Donc tant que l'humain ne "regardera pas les étoiles" au sens propre pour y contempler de l'alien, il ne pourra pas entrer en relation avec son semblable, un autre alien de second ordre finalement.
Donc pour paraphraser Lévinas avec toute sa rhétorique du “visage” et de “l’autre” (qui nous ramène à notre identité précisément par son irréductibilité à nous même), je dirai : c’est l’alien qui de dévoile ta propre face.
Le rejet natif des autres se traduit par celui de toutes les formes de conscience différentes (qui forment une partie des "bardos" dans le langage de la tradition tibétaine) affleurant à l'esprit et au corps.
La "lumière du Soi" me paraît être celle qui permet de faire entrevoir justement tout ce qui n'est pas "soi" mais passe à travers soi. D'ailleurs aucune chose n'est nous-mêmes si on réfléchit, mais pourtant le continuum qui assure notre identité est bien présent et réel. C'est par lui que je "vois" les autres c'est à dire le cosmos en son principe.
Paradoxalement, si je suis la source de tout ce qui apparaît en moi, tout ce qui apparaît est une conscience autre, de la plante à l'animal au voisin de palier à l'alien dissimulé sous mon lit ou à l'ange perdu au plafond.
Après, selon le degré de "purification" de notre système de perception et le raffinage de notre appareil cognitif, les "yeux" et les "sens spirituels" permettent naturellement de contempler cet aliénité.
Tel est le mystère de "l'inter-subjectivité" : les objets et les choses me regardent et ne m'appartiennent pas. Elles ne font que passer et "circuler" à travers mes canaux et sont infiniment diverses. Et de la même façon j'apparais mystérieusement dans le "soi" des autres comme une altérité qui les "voit".
Les "choses" ne sont pas inertes, mais à travers et par elles "quelque chose" me voit, un "oeil" qui contient toutes les formes et part du point zéro pour y retourner.
Est-ce qu'il y a quelque chose de "religieux" à proprement parler dans ce fait primordial ? Je ne crois pas. Par contre il y a la croyance incroyablement ancrée que nous sommes les "seuls" véhiculée partout.
Bien sur nous sommes "écologiquement" inter-connectés mais c'est insuffisant. C'est en somme la première brique. Juste au dessus de nous se situe d'autres sphères d'êtres et de consciences qui relativisent notre existence.
Nul besoin d'une "philosophie extra-terrestre" pour constater l'évidence : le monde est rempli et saturé de toutes parts de vie grouillante.
Mais le dégoût instinctif empêche de "traverser" et de "couper" à travers les strates de conscience qui sont repoussantes (d'où le surgissement de "visions" inquiétantes de ténébreuses après la mort lors des rêves ou en méditation) pour "aller au-delà" et contempler des champs de lumière azurés.
Il faut pour cela un guide, une "lumière" éclairant ces "ténèbres" relatives de façon concrète. Cette lumière, la tradition l'a nommé "Réalité mohammédienne", "Christ", "buddhi" ou "atman" suivant la fonction qu'elle joue.
Réalité mohammédienne elle joue le rôle de "matrice" et de "graine" engendrant tout ce qui apparaît, en tant que "buddhi" elle purifie entièrement notre corps et notre esprit, "atman" elle fait allusion à la permanence de notre identité et de notre "Nom divin".
Mais en "Christ" qui descend dans le "royaume des morts" elle donne la perle qui permet de "voyager" au sens initiatique sans être pris par la peur et la panique engendrées pas les mauvaises rencontres.
L'histoire humaine exprime donc l'interaction constante de formes "aliens" avec la notre. Si nous sommes "aliénés" c'est qu'il y a peut-être une raison dans la lumière commune permettant un voyage sans fin et sans retour.