Par contre la plupart des ressources internes (écrit par des gurus) n'insistent pas vraiment sur l'aspect important du froid pour la génération de tummo, alors que selon les ressources externes (écrit par des observateurs / voyageurs) on lit quand même que les pratiquants ont été exposés au froid. 
Du coup, j'ai une hypothèse : c'est qu'ils ne font pas la même chose. Ce qui serait logique par ailleurs. 
Je m'appuie pour dire cela sur l'expérience d'un ami, qui pratique également tummo, et qui l'a fait selon deux méthodes : la mienne, qui privilégie l'aspect le plus interne, et celle de Wim Hof, avec bains froids et compagnie. Comme il avait déjà pas mal d'expérience sur la première méthode, il a pu me dire tout de suite que la deuxième méthode ne développait pas le même type de chaleur. Ce dont je me doutais fortement en voyant la tête de Wim Hof qui ne me semble pas resplendir de félicité. Pas comme les Rinpoches en tous cas. 
Donc je crois tout simplement que dans le cas des tibétains qui pratiquent dans le froid et la neige, les 2 aspects se mêlent, ce qui fait que les Occidentaux avec leur esprit scientifique pas très subtil n'auront retenu qu'un seul aspect des choses, le plus grossier. 
Pour moi, le vrai fuel de tummo, ça n'est pas le froid, c'est la dévotion en premier lieu, et les émotions perturbatrices en second lieu. Au bout de 11 ans j'en suis absolument convaincu. Ensuite, une fois qu'on a la "bonne" chaleur (la subtile), les pranayamas peuvent aider, mais le danger finalement, c'est toujours de se retrouver avec la "mauvaise" chaleur (la grossière).
Quoique le seul danger c'est finalement de ne pas avoir beaucoup de résultats, ou éventuellement de se cramer comme c'est arrivé à Lama Yeshé. 
Avec la "bonne" chaleur, il y a d'autres problèmes, c'est tous les karmas qui sortent. Peut-être que dans ton cas il y a un peu des 2. Ce qui me fait dire qu'il y a de la grossière dans le tas, c'est qu'une colonne de chaleur subtile aussi balaise que ce que tu décris... tu devrais émettre de la lumière. Et tu aurais eu pas mal de souci à la développer, parce que déjà une petit colonne toute fine, c'est une félicité insupportable, nos canaux ne sont pas faits du tout pour ça, on se tord de douleur, et la transformation, apparemment ça prend du temps. Sans parler de tous les karmas qu'il faut se manger, de la sensibilité insupportable qu'on développe envers l'extérieur et ainsi de suite (c'est pas pour rien que les gars se mettent dans des grottes, sinon on se chope tous les karmas qui traînent autour, et même plus loin).  
Au fait c'était quoi ta kundalini ?
Quelle place a le stage de dissolution dans le processus selon toi?
C'est une question de raffinement de l'énergie. Avec le stade de génération on fabrique un yidam un peu grossier, à base de visualisations (entre autres, mais c'est pas le ressort principal). Il faut ensuite raffiner cette énergie pour pouvoir la densifier (plus elle est raffinée, mieux ça passe dans les canaux, sinon on crame tout).
 
Je serai assez curieux aussi de savoir un peu ce que tu pratiques :o)

J'ai commencé avec des pranayamas en 2007 mais j'ai fini par avoir quelques soucis avec ça (j'y allais pas avec le dos de la cuillère). Du coup j'ai essayé de mieux comprendre ce que je faisais, et ce que ça voulait dire "faire entrer les vents dans le canal central" ou "dissoudre les vents dans le canal central". Parce que tout ça, bon, ça a un sens concret, en lien avec nos perceptions. J'ai donc cherché où sont les vents, ce qu'ils sont précisément, ce qui les fait bouger : l'amour en premier lieu, mais la souffrance ça marche très bien aussi. Tu peux essayer de te piquer avec un truc pointu ou de te pincer, tu feras sûrement des observations intéressantes sur la façon dont les vents réagissent. 
Ensuite la difficulté, c'est de relier un de ces deux sentiments avec nos perceptions usuelles (qui sont nos vents, en réalité). C'est pas pour rien que dans les lignées spirituelles, il y a des sacrées transmissions (d'énergie spirituelle), et aussi que le maître fait une partie du boulot pour le disciple, parce que partir de notre état de base, c'est pas gagné.