Après une petite pause, le retour. Les habitués sont habitués.

Dans la série "j'ai testé pour vous" : le carême. 40 jours sans produits animaux (excepté les mollusques) ni huile (d'olive). C'est sensé nous apprendre la modération, et sur le papier, ça a l'air bien. Dans la pratique, moi qui m'étais débarrassé du pain (une véritable addiction), des pâtes, et qui n'abusais plus des sodas, m'y voilà retourné. Franchement c'est intelligent. En plus je ne suis pas convaincu que les plats Picard à la crevette et aux huiles de soja colza, et les moules frites, soient ce qu'il y a de mieux pour moi. Je pourrais également manger des chips et des cacahuètes. Ça m'avait pris du temps pour mettre en place une alimentation presque correcte, et seulement 3 semaines pour tout défaire.

C'est un problème qui n'aurait pas existé autrefois, où le blé n'était pas allergène, où les sodas n'existaient pas, et où les plats chinois Picard ça n'existait pas non plus. C'est donc typique de notre époque, et je pense que c'est emblématique de ce qui se passe avec la spiritualité en général. Ce qui était bon autrefois, ça ne marche plus aujourd'hui, parce que tout a été détourné, tordu. On ne peut pas appliquer les remèdes d'autrefois aux problèmes modernes.  

Par exemple, je pense que la méditation n'a pas le pouvoir de combattre les méfaits de l'audio-visuel. Alors qu'elle a le pouvoir de combattre ceux de la lecture. Je n'ai pas besoin d'un IRM pour savoir que ce n'est pas les mêmes zones du cerveau qui sont impliquées. Dans le cas d'une lecture de divertissement, on va imaginer des situations à base de ce qu'on connaît, et ça n'est pas un problème pour la méditation, c'est même assez positif en un sens. Dans le cas d'un film ou autre, il y a une rémanence visuelle terrible qui brouille totalement le cerveau, c'est franchement impressionnant. A mon avis c'est proche d'une drogue, au sens où c'est un effet imposé de l'extérieur, qui peut durer toute la nuit si on ne fait rien, et 1h minimum dans le cas d'une méditation efficace. Les gens confus en général (comme moi autrefois) ne peuvent pas le savoir, car de la confusion sur de la confusion ça ne se voit pas. Mais de la confusion sur de la clarté, ça fait tache.
Le fait que personne ne se soit aperçu du phénomène montre l'état des cerveaux actuels (parce qu'on signale toutes sortes de méfaits de l'audiovisuel, mais celui là, je ne l'ai vu signalé nulle part, alors que c'est à mon avis le plus grave).