Dimanche je me sentais finalement guéri de mes problèmes de foie et autres (les enzymes et la bétaïne HCL avaient rétabli 80% de la chose, mais ça a pris du temps pour les 20% restants), mais voilà qu'hier je me réveille avec la gastro que L nous avait ramenée de l'école et qui est passée par toute la maison avant d'arriver jusqu'à moi. C'est sympa de se dire qu'on va se choper tout ce qui passe à l'école. J'ai donc passé la journée au lit, et j'ai reperdu 1kg des 500g que j'avais repris ces 15 derniers jours. (Pour info : c'est parti sans laisser de traces après 40h de jeûne et 10g de charbon, alors que franchement j'ai jamais vu pire au niveau gastro).

Je me dis que finalement, ma vraie vocation, c'est peut-être de finir au lit comme Marthe Robin et quelques autres. Ce qui n'est pas de tout repos, il faut le dire. Mais quand même, c'est la première fois qu'une journée au lit a été favorable à la pratique. Certes, il m'a été impossible d'agir directement sur le mal au ventre (alors que quand il est moins fort, il est possible d'agir dessus), en revanche il y avait une bonne énergie "surnaturelle", et du coup j'étais assez content. Je me disais que passer sa vie comme ça avait des avantages, malgré le fait que ça soit pénible par certaines côtés.

J'ai également vu que le mental a plus diminué que le vital, et que j'en avais plus rien à foutre les mails de Greenpeace et de Sortir du nucléaire. Ce qui semble indiquer une certaine direction. Ne plus penser à rien, c'est bien, pour autant qu'on puisse attraper une certaine énergie spirituelle qui n'existe plus dans l'atmosphère. Je veux dire que je commence à avoir conscience de la longueur des cannes à pêche qu'il me faut pour maintenir le contact avec telle ou telle énergie, et pour tout ce qui est "traditionnel", c'est long. Le Père Paisios a dit (il y a 50 ans il est vrai), qu'il y avait au Mont Athos 50 saints "invisibles". Mais 1) c'était il y a 50 ans, alors à moins qu'ils soient immortels, leur nombre aujourd'hui pourrait bien avoir diminué 2) leur nombre réel au fond n'est pas important, ce qui est important c'est leur accessibilité énergétique. Et là, les Pères visibes du Mont Athos sont d'accord pour dire que depuis la mort du Père Iacovos Tsalikis, il n'y a plus de grand saint au Mont Athos. Qu'il n'existe plus de Père spirituel à l'ancienne, qui puisse guider les gens par son omniscience, et que donc il n'y a plus qu'à se prendre n'importe quel confesseur et suivre les "règles" (qui ne marchent pas vu le résultat). Donc même s'il y avait des myriades de saints invisibles, il n'y a presque plus personne pour les capter au niveau visible, là-bas, sur place. Ce qui indique à peu près l'effort à fournir si on voulait les capter sans être sur place - puisque le lieu, tout de même, est assez spécial, ainsi que certaines églises.

Le problème, à mon sens, n'a jamais été de trouver une connexion, mais de la maintenir. C'est le problème auquel je suis en train de réfléchir, même s'il est déjà certain que c'est une affaire de gouttes. Il faut graver les connexions dans une substance stable. Faire des tests...