Tu négliges les déclencheurs. Tu t'es fait enfumer par l'espèce d'égrégore dominant qui dit en gros que le "bon" truc doit venir sans intermédiaire, de la vacuité en quelque sorte, genre "tout est là il n'y a rien à faire d'autre qu'à se détendre et ça vient". Moi aussi j'aimerais bien, ça m'aurait fait gagner 10 ans (ou 20).
Je ne sais si tu te rends compte que le résultat dépend entièrement du modèle qu'on a, et qu'au fond, tu paries ta vie sur un modèle. Vu qu'en plus c'est le modèle dominant, tu peux te douter que c'est pas le bon modèle, vu la tête des gens, c'est comme s'imaginer qu'au forex on va gagner en faisant comme tout le monde (qui perd).
Du coup c'est ce qui m'a fait changer de modèle sans arrêt, par exemple "tout es là" -> "rien n'y est". A partir de là, tout change, mais le plus dur c'est de l'admettre. Parce que si on n'a l'a pas à l'intérieur, on doit le chercher à l'extérieur, et ça personne n'en veut. Tu imagines, au lieu de pouvoir rester dans ton lit à farfouiller tranquille dans ton esprit, tu es obligé de lever la tête et de regarder dehors. Merde... Je te rassure, il y a un moment où on peut s'en passer, mais pas tout de suite. Je ne sais pas si tu avais lu les bouquins de Rudi, du coup. Mais il explique bien le processus. Disons qu'à la base on est collé sur terre. Il faut construire un "mécanisme", un truc qui nous permet de décoller. L'étape de la construction, c'est la "spiritualité". Tu prends des matériaux sur terre et tu t'en sers pour ouvrir les chakras (les vrais, pas ceux du cours de yoga de quartier). Il dit que ça c'est vraiment dur si personne ne te donne l'énergie. Mais l'énergie, on la trouve autour de nous, elle est plus ou moins contaminée d'ailleurs. Pour moi, ça veut dire trouver des choses qu'on aime vraiment, en s'en nourrir. Dans les bouquins j'en ai trouvé beaucoup, notamment les vies de saints. Pour certains, il y en a plus dans les arbres et la nature. Avant les saints, je crois que c'était les romans de SF et fantasy, à partir desquels j'ai construit le mien qui m'a permis de raffiner tout ça.
Oui, parce que cette énergie il faut la raffiner. Ce qu'on trouve en premier, c'est toujours assez grossier. Il faut en arriver au point où tu aimes assez ce que tu contemples pour faire fondre les gouttes (retour à tummo...). Les gouttes sont l'essence du corps physique. Pour moi c'est passé par le fait de se concentrer le plus possible, justement parce qu'on a très peu d'énergie. Donc par exemple imagine que tu prennes tes chats pour en faire des persos de roman. Que tu imagines un super chat, genre Loki. Il ne faut pas le voir globalement mais dans le détail. Par exemple tu te concentres sur une certaine qualité de son regard, jusqu'à ce que tu sentes quelque chose bouger dans un chakra, et il faut que ça y produise aussi de la chaleur. A partir du moment où de la chaleur est produite, ça veut dire que tu as fondu une goutte que tu as mélangée à la qualité du regard de ton chat. Ça, ça reste, c'est une brique de posée (à ta fondation). Toutes les gouttes ne vont pas fondre à la vue des mêmes qualités. Donc il faut chercher partout autour de toi des qualités qui vont te faire éprouver ça. Ça te construit peu à peu un autre corps, tu deviens sensible à plein de trucs qui auparavant te laissaient indifférent. Genre les arbres. Les qualités perçues sont évidemment "indicibles", mais elles sont très différentes les unes des autres. Bref, ton corps grandit avec tout ce que tu peux trouver, et il fabrique des nouveaux canaux, le "mécanisme".  
Beaucoup s'arrêtent à la nature et à l'art, parce qu'ils estiment qu'il y a tout dedans, ce qui n'est pas le cas. Je ne pense pas qu'on puisse décoller avec ça, qui n'est que le bas de la fusée (les chakras du bas, en fait). Pour le haut, je ne vois réellement rien d'autre que les vies de saints, car il n'existe rien d'équivalent sur terre. On y devient sensible un jour, quand le bas commence à être construit. Et quelque part, ta construction, elle monte, elle monte, et un jour, quand le mécanisme est enfin complet, tu te réveilles en percevant des trucs qui ne sont plus dans ce monde (bon, tu les perçois avant, mais c'est très intermittent). Des trucs qui sont au-dessus de la nature, de l'art etc (Rudi appelle ça "Time and space"), et sans le secours des livres et autres. A savoir que tu commences à les choper dans "l'atmosphère", au-dessus de toi.
Ceux qui ont répandu le "tout est déjà là", ce sont les gens de ce niveau-là, qui effectivement n'ont plus besoin d'une aide extérieure, pour qui ça tombe du ciel. Parce qu'ils ont les canaux pour atteindre ce ciel. Mais les perroquets qui l'ont répété n'avaient pas ce niveau, ils se sont fait croire qu'ils l'avaient, et ils ont entraîné le monde entier derrière eux. (Tous des fainéants).
Bref, pour dire qu'on ne se nourrit pas de vacuité, mais de tous les "êtres spirituels" qui y habitent. On t'a fait croire que tu pouvais boire de l'eau de l'océan, mais non, c'est bien de poisson qu'on se nourrit.
Avec quelques expériences, tu devrais vite constater qu'en te concentrant sur tel ou tel sentiment, ça ouvre plus de canaux qu'en te concentrant sur la sensation elle-même. En effet, c'est seulement dans le nouveau corps, que le sentiment est mélangé au corps (par la fusion des qualités et des gouttes), et qu'il devient possible de se concentrer uniquement sur la sensation (qui est aussi une qualité). Avant cela, le corps est "vide". Encore un coup des néo, de nous avoir fait croire qu'il contenait des qualités par lui-même.
Et si tu prends un gars du style Christophe Allain, son cas devient à peu près clair. Sa Kundalini était en fait focalisée sur la "nature". Comme il n'a jamais lu de bio de saint, il n'a jamais su qu'il existait un autre univers au-delà de celui qu'il percevait naturellement, et donc il n'a jamais construit les canaux pour ça.