(Je recopie ma réponse à un commentaire)
Bon, c'était juste pour dire que si on affirme quelque chose au sujet des saints/maîtres, il me semble raisonnable d'appuyer cela 1) soit sur l'expérience personnelle 2) soit sur ce qu'on a lu d'eux et qu'ils auraient écrit à leur propre sujet 3) soit sur les récits d'expériences des disciples. Si tu examines les affirmations qui ont cours dans le domaine de la spiritualité, tu en trouveras beaucoup qui sont de l'ordre de la croyance générale, qui ne sont étayées par rien du tout sinon la "certitude" que c'est vrai, absolument sans preuve. Si on veut s'en sortir, il me semble qu'il est nécessaire de vérifier tout ce qu'on croit, et de se demander en vertu de quoi on le croit. Puisque tu parles de mon livre, je peux affirmer qu'il n'y a dedans aucune affirmation gratuite, c'est le principe de ma démarche. Je n'ai pas cité toutes mes sources car ça ferait des centaines de notes de bas de pages, mais j'ai plusieurs preuves directes ou indirectes de tout ce que j'affirme.
Cela étant dit, il est évident que si chaque croyance doit être vérifiée, chaque mot doit avoir une définition précise. Donc pour ma part je n'emploie aucun mot à toutes les sauces, ni à une sauce générale. Donc la transmission c'est pas un vague truc qu'on attrape à droite à gauche, c'est quelque chose de précis, qu'on demande de manière assez formelle, en principe. Pour le prêtre dont je parlais plus haut, il fallait demander, ça pouvait être "le lumière de la Mère de Dieu", celle du "Saint-Esprit", celle du "Père" ou du "Christ", ou même d'un ange. Et ça n'est pas la même chose qui vient. Il était catholique, j'aime autant le dire (pour préciser que ça n'était pas un charismatique, ce qu'on pourrait croire). Pour le tibétains, on demande la transmission de telle ou telle divinité, ou encore de la nature de l'esprit, mais enfin c'est toujours très précis. Je connais moins l'islam, mais je sais qu'il y a là de nombreuses lumières, ou Noms divins, et que rien n'est vague non plus.
Si c'est devenu vague chez nous, c'est non seulement avec les charismatiques qui mettent le Saint-Esprit à toutes les sauces, mais aussi avec les hindous, qui mettent la Shakti à toutes les sauces eux aussi. C'est passé dans l'égrégore général. Et ensuite, n'importe qui qui va n'importe où reçoit toutes sortes de "transmissions", sauf que si on demande une description un peu plus précise, évidemment il n'y a rien de très convaincant, parce que soit c'est un truc "sauvage" qui fait un peu n'importe quoi, soit ça n'est "rien" tout simplement. Chez les tibétains c'est très net, les gens disent recevoir toutes sortes de transmissions, mais l'effet est nul. S'ils lisaient les maîtres, ils verraient que ces derniers ne transmettent rien à tous les vents, et que s'ils prétendent le faire, c'est pour des raisons qui les concernent, ce n'est pas pour autant qu'ils le font.
En un mot quand on a reçu une transmission, la moindre des choses c'est qu'on peut décrire exactement à quoi ça ressemble (comparée à d'autres par exemple) et l'effet que ça a eu (ou les canaux que ça a ouvert et les compréhensions que ça a fait germer).
Donc les transmissions, telles que je les entends, ce ne sont pas des graines. C'est encore une notion très répandue, et qui est là pour cacher le néant effectif. Quand j'étais chez les bouddhistes, ou ailleurs, on me répétait sans cesse que le lama ou je ne sais qui "plantait des graines". Genre un jour tu découvriras tout à coup un rosier dans ton jardin. Ensuite les gens se fabriquent des armadas de rosiers imaginaires qui auraient germé tout seuls parce que "quelqu'un" les aurait mis là, mais on n'en voit jamais l'effet.
Pour ce que j'ai vu, les transmissions ne sont pas des graines, mais des lumières déjà bien formées, qui influencent très nettement. Tu es transporté dans un autre univers pendant quelques jours. Mais en général tu n'y restes pas, sauf si tu restes avec le gars qui te l'a donné, ou si tu t'accroches comme un fou. Mais bon, des transmissions il y en a aussi autour de nous dans l'atmosphère, il faut "juste" accéder à la dimension où elles se trouvent.