Je commence à penser que l'ego est une maladie, plutôt qu'une chose dont nous aurions la responsabilité au sens moral. Je veux dire que quand une personne a attrapé la grippe ou la peste, il ne viendrait pas à l'idée de qui que ce soit de l'accuser de l'avoir fait exprès. Mais pour l'ego finalement, on accuse les gens de mauvaise moralité. A peu près. C'est de leur faute, et il serait de leur ressort d'y faire quelque chose. Mais je commence à croire que c'est beaucoup plus compliqué que ça. Que c'est de notre ressort à peu près autant que les maladies - et après tout il y a bien des gens qui se guérissent de maladies mortelles avec des diètes et autres.
Pour moi, l'ego est un ensemble de défauts des canaux, défauts qui peuvent être extrêmes ou modérés.
Dans le genre extrême, je parlais à un collègue de vélo qui me racontait comment il avait pété un plomb dans un avion - je le comprenais d'autant mieux que moi-même je n'aime pas du tout les avions. Bref, il expliquait que sur ce coup, il se serait roulé par terre si on ne l'en avait pas empêché, et qu'en un mot il ne se maîtrisait absolument plus, et qu'il en avait été fort surpris par ailleurs. Dans ma nomenclature, il s'agit d'un secteur de canaux cassés. J'en ai quelques uns, ça ne me fait pas rouler par terre, mais ça me paralyse pour le coup et c'est pas la peine de venir me parler à ce moment. Tout le monde en a, même Adi Da parle de quelque chose qui y ressemble dans sa biographie.
Ensuite, il y a le cas un peu plus léger ou un peu moins lourd, qui correspond à une distorsion de la perception. Un ami par exemple me faisait part de ses perceptions sur Macron, ça ressemblait à du Lovecraft, et il m'est apparu qu'il n'était pas en train de me décrire EM mais un secteur de canaux abîmés. Si, on est assez observateur, on peut se voir soi-même glisser là-dedans à telle ou telle occasion, et avec un peu de familiarité on peut aussi le voir chez les autres. 
Et finalement il me semble évident que si les gens sont tellement incapables d'entendre des choses nouvelles ou d'écouter ce qu'on leur dit, c'est que ça les ferait glisser dans un secteur défectueux. En somme, ce qu'on appelle l'ego, c'est à la fois le rigidité qui protège de ces secteurs, et ensuite la folie qui s'empare de nous quand on y tombe. C'est finalement l'ensemble des maladies de nos canaux, puisqu'on peut supposer qu'il y en a de plusieurs sortes. Mais si on a bien vu ces choses en face, on sait que malheureusement le remède est très difficile à trouver et ne dépend nullement de notre volonté. A peine de notre bonne volonté.
Il n'y a que la lumière divine qui puisse remettre ça d'aplomb, à supposer qu'elle n'amplifie pas la destruction. En effet, j'ai remarqué chez moi et chez les autres qu'une surcharge énergétique (de shakti) va aller déborder dans ces zones pour y mettre un vrai bazar. Voilà pourquoi les gens deviennent complètement fous avec les gourous. Alors avant d'en approcher un, il faut certainement se réparer, avec un peu de lumière, mais pas trop, sinon le remède est pire que le mal.
Ma méthode consistant à se créer son propre yidam est moins efficace que de trouver un vrai gourou au niveau de la quantité, mais beaucoup plus sûre au final, car le yidam qu'on crée ne va pas activer nos névroses - en principe. Car bien sûr si on a trop de névroses, le yidam sera lui aussi atteint d'une manière incurable, ou plutôt on y laissera entrer des influences incontrolables -. Le yidam qu'on se crée peut apporter la quantité de lumière adéquate pour réparer pas mal de choses, ce qui ne veut pas dire que ça soit facile.