Détox et pratique spirituelle

21 octobre 2017

Nous sommes insensibles à notre propre état

L'autre jour, j'ai réalisé que nous sommes tout à fait insensibles à notre propre état, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Cela m'a sauté aux yeux, parce que mon yidam, qui est maintenant un petit bout de saint, est absolument touché par son propre état. Et donc par celui des autres, puisque c'est la même chose. En effet, si on pleure en voyant la misère des autres, c'est parce qu'on y voit la sienne, qui est aussi celle de Dieu d'ailleurs.
Que les gens fassent leur victime, cela ne veut pas dire qu'ils soient sensibles à leur situation. Cela veut juste dire qu'ils font les intéressants, essayant d'attirer l'attention pour voler de l'énergie. Parce qu'ils fuient totalement la réalité de leur situation. S'ils ne la fuyaient pas, ils demanderaient l'aide de Dieu, au lieu de se plaindre de ce qu'ils n'obtiennent pas celle de leur prochain. Tant qu'on essaie de culpabiliser le prochain, c'est qu'on n'a pas la moindre idée d'où on se trouve soi-même. On se croit au fond très méritant et très intelligent. Mais quand on souffre avec la mémée qui se balade avec son déambulateur, on s'en fiche d'être intelligent, parce qu'en premier lieu, on est souffrant, avec la mémée, et impuissant à l'aider. Il n'y a plus qu'à demander à Dieu.
La première chose à régler, c'est donc notre ignorance, qui n'est rien d'autre qu'une insensibilité physique. Parce que, ce qui est fort, c'est que mon yidam, il pleure vraiment sur la misérable créature qu'il est. Alors que moi, je ne parviens pas vraiment à me penser comme ça. De fait, ça n'est pas une pensée. Ce serait plutôt de l'ordre de la sensation. C'est peut-être ça, pleurer sur ses péchés, et se repentir. Obtenir la sensation vraie de ce qu'on est. Bref, ça m'est tellement plus facile en passant par quelqu'un d'autre, que je me dis que si je n'avais que moi-même, ça me serait impossible. Et je comprends que les autres sont dans cette situation où ça leur est impossible. Ma copine me dit bien parfois que sa vie n'a pas de sens, mais de là à s'effondrer par terre à cause de ça, il y a loin.
Le problème, c'est que notre vie ne peut pas avoir le sens d'une mission, ou d'une profession, ou d'une passion, ou que sais-je. Ça, ce sont les faux sens, ceux après lesquels tout le monde court. Le vrai sens, c'est de sentir que Dieu est en nous, là tout de suite. A partir de quoi, mission ou pas mission, ça ne fera pas de différence.   

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20 octobre 2017

Commentaire sur le roman d'un ami (une histoire de télépathie, de rêves et de chats)

Je l'ai fini hier soir et j'y ai réfléchi ce matin. Il y a des bonnes et des mauvaises choses. Au plan des bonnes choses, je trouve l'idée excellente (les 2 sortes de télépathies), et avec un peu de persévérance, on finit par être pris par l'action. C'est assez dynamique. Et c'est aussi assez didactique et bien expliqué (pour la télépathie), tu me diras si tes autres lecteurs ont capté quelque chose.

Au plan des mauvaises choses, il y a le style. Là je trouve qu'on est quand même en-dessous de la ligne de flottaison. On sent que t'en as vraiment rien eu à foutre mais ça se sent un peu trop. Les descriptions sont tellement indigentes qu'on arrive difficilement à imaginer les lieux et les gens, et c'est un problème, parce qu'ils restent dans une sorte de brouillard, qui est le garant que la mémoire va partir très vite. Si ça se grave d'une manière floue, ça ne va pas rester longtemps. Le problème c'est que tu as décrit des lieux que tu connais, pour toi ils sont tellement évidents que tu n'as pas besoin de te les décrire, mais ton lecteur, lui, il n'habite pas à Puteaux.Le second problème c'est que tu as une conception des descriptions qui est fonctionnaliste, en gros ça sert juste à planter le décor. Mais en fait non. Une description fonctionnaliste on peut effectivement la jeter à la poubelle. La vraie description te révèle le fond des choses.

Un petit extrait d'Anatole France (description d'une salle de tribunal) "Jérôme Crainquebille, marchand ambulant, connut combien la loi est auguste, quand il fut traduit en police correctionnelle pour outrage à un agent de la force publique. Ayant pris place, dans la salle magnifique et sombre, sur le banc des accusés, il vit les juges, les greffiers, les avocats en robe, l’huissier portant la chaîne, les gendarmes et, derrière une cloison, les têtes nues des spectateurs silencieux. Et il se vit lui-même assis sur un siège élevé, comme si de paraître devant des magistrats l’accusé lui-même en recevait un funeste honneur. Au fond de la salle, entre les deux assesseurs, M. le président Bourriche siégeait. Les palmes d’officier d’académie étaient attachées sur sa poitrine. Un buste de la République et un Christ en croix surmontaient le prétoire, en sorte que toutes les lois divines et humaines étaient suspendues sur la tête de Crainquebille. Il en conçut une juste terreur. N’ayant point l’esprit philosophique, il ne se demanda pas ce que voulaient dire ce buste et ce crucifix et il ne rechercha pas si Jésus et Marianne, au Palais, s’accordaient ensemble(...) Mais Crainquebille ne se livrait à aucune considération historique, politique ou sociale. Il demeurait dans l’étonnement. L’appareil dont il était environné lui faisait concevoir une haute idée de la justice. Pénétré de respect, submergé d’épouvante, il était prêt à s’en rapporter aux juges sur sa propre culpabilité. Dans sa conscience, il ne se croyait pas criminel ; mais il sentait combien c’est peu que la conscience d’un marchand de légumes devant les symboles de la loi et les ministres de la vindicte sociale. Déjà son avocat l’avait à demi persuadé qu’il n’était pas innocent". Description d'une rue :"Or, en ce moment précis, l’embarras des voitures était extrême dans la rue Montmartre. Les fiacres, les haquets, les tapissières, les omnibus, les camions, pressés les uns contre les autres, semblaient indissolublement joints et assemblés. Et sur leur immobilité frémissante s’élevaient des jurons et des cris. Les cochers de fiacre échangeaient de loin, et lentement, avec les garçons bouchers des injures héroïques, et les conducteurs d’omnibus, considérant Crainquebille comme la cause de l’embarras, l’appelaient « sale poireau ».

Bon, je crois que tu comprends mon propos. Avec quelques mots bien choisis, on installe toute une ambiance, et ça, par contre, ça marque le lecteur. Un mur n'est pas un mur, une table n'est pas une table, on peut leur faire dire toutes sortes de choses. Si on ne le fait pas, on perd le temps du lecteur en lui faisant lire des choses qui ne l'enrichissent pas et qui lui remplissent seulement la tête. Moi aussi j'ai du mal avec les "décors expressifs", ça demande un effort, mais je crois que ça vaut le coup de réfléchir à la question. De plus, en lisant une description qui ressemble à un rapport de police, le lecteur est justifié de se demander si l'auteur éprouve le moindre sentiment, en général. Ces auteurs du 19è, on finit par comprendre qu'ils ont une vie intérieure plus riche que nous, parce que pour eux le moindre mur et la moindre casserole ont un sens. En même temps, ces sortes d'esprits ça n'existe plus guère. Mais quelqu'un qui arrive à retrouver cela, ça plaît. Je ne sais pas si tu as lu "le parfum". Dans mon souvenir c'est très bien écrit, justement parce que ça exprime toutes sortes de choses assez subtiles.Chez toi la subtilité est dans les positionnements de conscience (je ne sais pas combien de tes lecteurs y seront sensibles), mais on a l'impression que tu ne regardes rien autour de toi. Si c'est le cas tu pourrais nous en faire profiter. Par exemple, le cercle de poker, tu le décris, mais on n'en apprend rien. A travers lui tu pourrais nous décrire le type d'esprit qui a agencé un tel environnement. Chaque objet nous dit quelque chose sur celui qui l'a mis là, ou fabriqué. Idem pour le cabinet d'ostéo, tiens.

Sinon, au plan des réflexions perso (et pas littéraires), je trouve dommage que tu n'aies pas essayé de faire progresser ton personnage. Je veux dire, le super pouvoir s'y prête bien. Ça n'était pas comme s'il était devenu spiderman, on ne peut pas faire grand chose d'intéressant avec des pouvoirs de spiderman. Mais ce qu'il a, ça pourrait lui ouvrir des horizons. Or ça ne lui ouvre finalement que les horizons du transfert de conscience en lui-même. Je veux dire, on sent que tu as l'expérience du transfert de conscience en toi-même, mais que tu n'as pas cherché à percevoir comment fonctionnent les autres (oui pardon, je sais que je m'adresse à un joueur de poker dont ça serait en principe un peu l'activité), et plus généralement l'esprit humain.  Enfin, il y a un début, mais ta vision est quand même super unifiée. Pour donner quelques pistes. Par exemple, il y a une fille super belle qui entre dans le métro. Le gars pianote les gars autour pour savoir comment ils perçoivent la fille, et il s'aperçoit qu'ils la voient d'une manière totalement délirante, chacun sa manière, filtré par son propre karma. Du coup, il peut être amené à se demander s'il n'est pas comme eux. Mais à ce moment, il s'aperçoit qu'il n'y a pas "une" fille, mais autant de filles que de gens qui la voient. Et sa perception de la réalité pourrait en prendre un sacré coup. (Comme la mienne en avait pris un coup quand tu m'avais décrit les mêmes événements qu'A** lors de votre cohabitation : vous n'habitiez clairement pas dans le même univers).
A ce sujet, il existe des bouquins intéressants. J'ai acheté "Contre-transfert" d'Harold Searles. Il décrit l'esprit de gens psychotiques. Et c'est super intéressant, parce que ça a l'air vraiment délirant, et pourtant... Par exemple il décrit uns schizophrène : pour elle, à chaque fois qu'elle a une pensée différente, ce n'est pas des pensées qui se succèdent dans sa tête, mais sa tête qui est remplacée. De même, si une personne change d'humeur en face d'elle, la personne a été remplacée (et la précédente assassinée). Bref, les personnes et les lieux existent en des milliers d'exemplaires. Et pendant des années à chaque fois qu'elle arrivait dans le bureau de son psy, elle le considérait comme une nouvelle personne. Il note cependant que son état à elle est clairement lié à ses états et pensées à lui. Mais il ne va pas jusqu'au bout de la constatation : elle a un outil qui lui livre la vérité de manière brute, tout ce qui se passe dans l'esprit des gens. Par exemple, elle croit que son psy la crée par ses pensées. Mais quand on y réfléchit, c'est très juste. Quand on rencontre quelqu'un, on décode ce que cette personne attend de nous, et on réagit en fonction de ça. On ne s'en rend pas compte, parce qu'on n'a aucun référent. Mais justement, la pratique (la vraie), te donne un référent. Pas ce truc artificiel du témoin où tu te mets en recul et où tu observes, puisque là, par définition, tu ne te transformes plus, donc tu ne peux pas comprendre comment se produisent les transformations. Donc je parle d'un référent qui ne serait pas dans la forme mais dans l'énergie qui irrigue la forme. L'énergie émotionnelle nous empêche de voir ces formes. Mais l'énergie spirituelle nous permet de les voir. Et alors là, on réalise qu'on est vraiment fou, en quelque sorte, mais qu'on ne le voyait pas. Les psychotiques sont juste des gens qui n'ont pas, par dessus leur perception, la super-structure organisée (le moi), qui leur permet d'organiser tout ça et de fonctionner avec. A l'inverse, les gens "sains d'esprit" ont les mêmes perceptions, mais ils ne s'en rendent pas compte et ne peuvent donc plus les utiliser. Ça devient "inconscient". Mais en fait c'est tout à fait là, et pas du tout inconscient, si on se donne la peine.

Donc où en étais-je...  la télépathie pourrait faire réaliser tout cela à une personne. A quel point les esprits sont morcelés, et le sien. Et puis ensuite, il pourrait se demander comment utiliser cette télépathie pour se transformer. Il pourrait se poser la question du bonheur, du moins l'auteur pourrait se la poser pour lui : mon perso a un super pouvoir, en quoi ça lui est réellement utile ? Là, on a juste l'impression d'un gars ordinaire, assez gentil, avec un super pouvoir posé par-dessus. Mais un tel super-pouvoir, ça pourrait aboutir à une transformation radicale (et pas en chat. En plus on n'y croit pas, à sa transformation en chat. Si tu voulais écrire un truc un peu plus réaliste, ou qui aurais l'air plus réaliste, lis les bouquins de Lusseyran, ou sur les psychotiques, c'est la même chose à mon sens, et étudie leurs perceptions). Donc déjà tu pourrais te demander ce qu'est une personne plus évoluée que la moyenne. Est-ce que c'est quelqu'un qui aide les autres (mais les aider à quoi, au fait ?) et qui est heureux parce qu'il se dit qu'il aide les autres ? Ici, son bonheur tiendrait à son image de soi. Ou à une impression de communion avec les autres, qui à mon avis serait rapidement démolie par un peu de télépathie... Mais que serait un bonheur qui ne tiendrait pas à ça ? Sachant que la réalité est absolument multiple et finalement inconnue, comme je le disais plus haut. Donc il y a des choix à faire : dans quelle réalité je veux vivre ? La réponse cependant ne peut pas être mentale, comme dans le cas des disciples de Murphy qui veulent tout voir en rose. Parce que le mental n'a pas le pouvoir de créer, juste de constater, il n'est pas performatif. Il nous faut donc découvrir l'instance créatrice en nous, ce qui a le pouvoir de changer notre réalité pour de vrai. Et lui demander de créer ce que nous voulons vraiment. Ce qui invite à nous demander ce que nous voulons. Et pour ton héros on voit finalement qu'il ne le sait pas, parce qu'il avance tête baissée dans son histoire, sans mettre à profit son super pouvoir pour créer ce qu'il veut. Parce que ça serait possible.

D'un certain point de vue, la pratique donne effectivement ce super pouvoir, sous sa forme yang, je le précise. C'est-à-dire qu'on acquiert le pouvoir de repérer des structures, celles qui vont faire circuler en nous l'énergie spirituelle. On apprend à les capter chez les gens qui les ont (les saints, les maîtres), et à les reproduire en soi. A la base, on ne voit pas ces structures, et on ne croit même pas qu'elles existent. C'est parce que c'est des trucs vraiment subtils. Pour te donner une idée, ce qu'on perçoit dans un transfert de conscience est disons 10x plus subtil que ce qu'on constate avec ses yeux physiques quand on regarde une personne. La forme physique se donne à tout le monde. La forme psychique apparaît dans le transfert de conscience (de rêve), c'est une énergie spécifique qui dessine des formes étranges. Alors on peut dire que les formes spirituelles sont 10x plus subtiles que les formes psychiques, pour donner une idée. Et ça s'applique à la joie ressentie. Regarder une jolie fille, c'est sympa. Faire un transfert de conscience en rêve, c'est 10x plus sympa. Et capter une structure spirituelle... bon ben là ça commence à 10x mieux, mais ça peut monter à 100 ou 1000. C'est sans commune mesure en réalité. D'où l'intérêt. Mais c'est super dur puisque comme pour le transfert de conscience il faut créer l'outil. Mes 1ers transferts (de rêve) étaient assez nases, et puis ça s'est amélioré petit à petit. En matière spirituelle c'est pareil, on capte d'abord le plus grossier, et on pense qu'il n'y a rien d'autre. Mais ça s'affine. Du coup on arrête de communier avec les autres dans leurs illusions, et on le fait plutôt au plan d'une réalité qu'ils ne perçoivent pas. Tout revient finalement à créer (par télépathie) un véhicule capable de capter des énergies plus élevées (et dont le modèle ultime n'est pas le chat).

chat-noir

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19 octobre 2017

Visual contrast sensitivity test

J'ai trouvé un test qui permet de détecter la présence de neurotoxines dans le cerveau. Apparemment si j'ai un problème il n'est pas là. Bon, d'un côté je ne sais pas si la lumière de la pièce était suffisante (quoique j'ai vu sur youtube une vidéo où c'était pareil, en tous cas il ne s'agit pas d'avoir la fenêtre dans la figure), par contre le contraste de mon ordi est réglé assez bas, alors je ne pense pas que le test ait été trop faussé.

Snap2

 

 

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Réflexions sur la génétique

En lisant un forum aujourd'hui, j'ai trouvé qu'il existe des gènes qui font de nous un "slow-oxidizer" ou un "fast-oxidizer". Je n'ai pas trouvé d'article expliquant précisément ce que c'est. Par contre, ce que j'ai lu, c'est que les slow, paraît-il, digèrent fort mal le cru, et utilisent mal les sucres simples. Pour eux le régime Casanovas ne serait donc pas approprié. Leur proportion dans la population ne serait pas négligeable. Du coup ça m'a fait réfléchir aux thèses de Dominique Guyaux. Sa méthode est bonne, il s'est demandé dans quelles conditions vivaient les premiers hommes, et comment s'est fait la sélection génétique jusqu'à il y a quelques milliers d'années disons. Il a découvert que le régime cru, c'était exactement ce à quoi ces hommes-là étaient adaptés. Je pense qu'il a raison. Ensuite, il a déclaré que ce n'est pas en quelques milliers d'années que nos gènes auraient muté pour s'adapter au cuit. Je pense que c'est vrai aussi. Il a juste oublié une chose. Peut-être que sur cette population d'autrefois il y avait une infime minorité qui supportait mal le cru, ils mouraient jeunes et ne se reproduisaient guère. Mais il y en avait. Et l'apparition de la cuisson aurait fait tout à coup qu'ils auraient cessé de mourir et se seraient mis à se reproduire. Et donc maintenant il y en a un certain nombre. Et ce que je me dis, c'est qu'on peut étendre ce raisonnement. Notre mode de vie aurait permis le développement de populations aux gènes inadaptés aux conditions de vis préhistoriques, mais adaptés à un type de vie plus moderne. Il y a par exemple des gens qui réagissent mal aux composés soufrés (et donc au DMPS DMSA et aux choux). Il y a aussi des gens qui ont besoin de plus de sel que d'autres (une histoire de balance sodium/potassium qui ne se fait pas pareil que chez les autres), et pour qui le régime sans sel serait une catastrophe. Bon, je connais très mal ces histoires de génétique, mais mes lectures me montrent qu'il y a de plus en plus de labos qui testent ces trucs, et que c'est primordial.
Du coup, cela me fait dire qu'on ne peut pas définir une norme, aujourd'hui moins que jamais, parce qu'avec les facilités de la vie moderne, des tas de personnes au profil génétique bizarre ont réussi à se reproduire. Peut-être d'ailleurs que nous avons tous quelques gènes bizarres, qui nous rendraient assez inaptes à la vie préhistorique - je veux dire que je ne m'exclus pas du tout de tout ça. Et donc cela complique immensément la tâche des médecins. Ceux qui essaient de pratiquer intelligemment, je veux dire. Déjà parce que la plupart ne sont pas conscients de ces différences.
Rien que pour moi, je vois qu'il y a des choses auxquelles je réagis mal, d'autres auxquelles je réagis bien, et que ça peut être différent de ma copine. L'humex marche bien sur moi, pour elle c'est le pépin de pamplemousse (pour les rhumes). L'hydrothérapie lui a fait un peu mal au ventre, moi c'est passé comme une lettre à la poste, mais après coup, ça m'a fait un paquet de gaz, et beaucoup moins pour elle. La nuit dernière j'ai dû prendre du charbon à 5h du mat', sinon je sentais que j'allais finir aux Urgences avec une appendicite aiguë.
Bref, on expérimente.

Autre sujet de réflexion : je crois que les suppléments et plantes sont efficaces, mais pas forcément aux doses prescrites. Donc comme je ne peux pas prendre 100 gélules par jour non plus, je vais essayer de faire des cures. Donc là, cure du foie, puisque c'est quand même le plus important. Tous les matins, jus d'orange + ail + gingembre + huile d'olive ( l'odeur de cette mixture est vraiment attirante pour moi, d'après D Guyaux c'est signe qu'un truc est bon pour nous, s'il est cru). Ensuite hépatonic + desmodium + chardon marie. L'idée serait de le faire pendant un mois ou deux, et ensuite de rester sur un niveau de base avec 20% de ça, et de passer par exemple aux intestins, ou aux reins. Et de tourner. En plus du programme métaux lourds que j'ai l'intention de faire dès que je reçois les produits. Je continue aussi la terre de diatomée, jour après jour les effets semblent s'atténuer, donc je pense que bientôt ça sera une formalité. J'en ai repris ce soir avec le japonais, j'ai lu des histoires horrifiques sur les sashimis... je pense en prendre pendant 8 semaines, il semble que ça soit la bonne durée pour couvrir le cycle complet des parasites éventuels.

Donc je résume mon programme actuel quotidien :
- cure du foie
- diatomée
- thé pour les reins à la cerise et aux 3 racines.
- vitamine C
- multi-vitamines
- charbon quand nécessaire
- 12 ou 25mg de DMSA par jour

Et je fais une liste de suppléments à essayer plus tard. Je ne suis pas près de m'ennuyer.

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17 octobre 2017

Quelques réflexions

Cet aprem, hydrothérapie du colon avec ma copine. Enfin, après elle. La dame était très gentille, avec une bonne aura si j'ose dire, cela dit je ne l'ai pas laissée me masser le ventre. Je me connais, dès qu'on me touche le ventre, je tombe malade. Les gens aussi bien intentionnés soient-il font bouger des trucs pas dans le bon ordre, ça me met les vents de travers et après ça ne va plus. Elle voulait aussi me faire de l'hypnose, m'expliquant que depuis qu'elle en faisait, les gens éliminaient mieux. Pas moi. Quand je suis dans mon lit, j'arrive à peu près à déclencher le péristaltisme ou je veux, en me concentrant sur divers canaux. Mais avec quelqu'un qui me parle pour me faire visualiser des trucs, c'est impossible. En plus j'ai remarqué que je suis devenu tout à fait réfractaire aux techniques du style "rêve éveillé dirigé". Parce que je ne me sers plus des images de la même façon. Quand j'évoque une image, c'est pour y trouver une énergie, ensuite l'image se résorbe, et je reste dans les canaux où ça circule. A ce moment, il y a peut-être des images spontanée. Mais donc, rien de tellement suivi. Alors qu'un RED par définition c'est suivi, et là mon esprit décroche complètement. Me promener dans la nature tout ça, franchement je trouve ça d'un ennui. Bon, je n'ai trop rien dit, j'ai fait un peu semblant, mais ça m'empêchait de me concentrer correctement.
Pour les résultats, je ne sais pas si ça sera positif ou pas. J'ai essayé pour voir, mais peut-être que j'ai les vents qui se mettent trop facilement en vrac pour ce genre de procédés.

En fait je me rends compte que ces histoires de détox, c'est comme la pratique. Et je pense d'ailleurs que ça devrait être lié. Quoi qu'il en soit, c'est semblable, parce que comme pour la pratique, il y a tout un tas de gens qui s'improvisent plus ou moins spécialistes, avec quelques années de formation. Mais ils n'en savent pas plus que les profs de yoga ou les gourous néos. Le corps physique ou le corps subtil, les Occidentaux n'y connaissent rien finalement. On n'a pas en médecine l'équivalent d'un Rinpoche, ou d'un saint. Parce que c'est forcément lié. Donc on se retrouve à tâtonner, à tester des trucs, exactement comme pour la pratique. Je veux dire que s'il s'agit d'aller à peu près bien, c'est possible. Des tas de gens malades arrivent à retrouver un état moyen, et au plan de l'esprit, c'est la même chose, des gens qui vont mal retrouvent une certaine fonctionnalité grâce à la méditation ou à je ne sais quoi. Mais la sainteté, on a même oublié que ça existe. Il n'y a plus de méthode pour devenir saint, de même qu'il n'existe pas de méthode pour promouvoir un corps qui conduirait à la sainteté. Ce qui était originellement l'objet du yoga je crois, mais c'est devenu une méthode de bien-être.
Je ne vais pas ré-expliquer ici pourquoi les saints chrétiens peuvent le devenir en étant malades, et pourquoi nous avons au contraire besoin d'un corps en bonne santé.  

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16 octobre 2017

Détox suite

Voilà deux jours que j'attrape mal au ventre (et au foie) avec un coup de bambou à la même heure, je crois que c'est la terre de diatomée. Il doit y avoir des morts en pagaille là-bas dedans, aujourd'hui j'ai été obligé de faire un lavement. Du coup je me demande si demain matin je ne vais pas prendre la maxi-dose de brou de noix (ça serait 50ml) quelques heures avant d'aller à l'hydrothérapie. Apparemment on peut en abuser pas mal de ce truc bien que ça soit assez mauvais à boire. Mais à haute dose ça marcherait assez bien et surtout ça atteindrait les parasites en dehors du système digestif, sans être neuro-toxique, hépato-toxique etc... Parce que bon, ceux qui sont dans le ventre, ça va, on sait comment les avoir (même si ça n'est pas si simple), mais les autres ? Alors il y a les HE et j'en ai acheté pas mal, mais il y a des inconvénients. Il semble cependant qu'à les faire passer en suppositoire, on évite l'hépato-toxicité. Je me méfie quand même. J'ai appris aussi que la terre de diatomée est efficace contre le candida, en tous cas celui qui est dans l'intestin.
Donc, en attendant les produits du Dr Shade pour les métaux lourds, je continue le programme anti-parasites, brou de noix+artemisia+clove, lavements, à côté de ça je prends des petites doses de DMSA + le thé pour les reins du Dr Clarke, + de la vitamine C et une multivitamine à bonne dose. Quand j'y pense je prends aussi un peu d'ashwagandha, rhodiola, chancapiedra, CoQ10. Sans oublier les jus... En résumé, je ne bois plus rien sans me demander ce que je pourrais prendre avec. Par contre j'ai arrêté le traitement anti-marcons, parce que là aussi ça fait du rémue-ménage, et trop à la fois c'est trop.

Au niveau des résultats, je dors mieux, et j'ai parfois l'impulsion de me lever après seulement 5h. Alors qu'avant ça aurait été impensable. A la muscu j'ai pas mal d'énergie même quand je suis nase. Bref, je me dis que dans quelques mois peut-être ça n'ira pas trop mal, une fois que j'aurai viré le gros des parasites et les métaux lourds.

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Dieu et le monde

Je crois que je commence à voir le bout du tunnel. Dans la mesure où je commence à voir ce qui ne va réellement pas. Quand on s'engage dans la pratique, on prend d'emblée la mauvaise direction :"Je vais faire de la méditation, ou je vais prier, et ma vie va changer". Le problème c'est que nous détestions notre vie et tout ce qui nous entoure. Mais nous ne nous en rendons absolument pas compte. Je parle des chaises, des tables, de choses tellement concrètes et basiques que nous ne faisons plus du tout attention à elles. Nous les avons éjectées de notre intériorité il y a tellement longtemps, elles nous sont devenues tellement extérieures, que nous ne savons plus qu'elles existent. Leur éloignement nous est devenu totalement habituel. Il y a longtemps je m'étais posé cette question. Je regardais un stylo et je me demandais "comment ramener ce stylo dans mon intériorité", et vraiment c'était un grand mystère, un problème insoluble. J'ai laissé tomber. En fait, c'est un problème insoluble depuis l'extériorité. Il faut regarder à l'intérieur, trouver ses canaux, et les déboucher. Au début, on en trouve un par ci par là, et puis d'ailleurs on n'imagine pas qu'il y en ait qui nous relient aux meubles. On trouve ceux qui nous relient à toutes sortes d'objets imaginaux, et puis de temps en temps on voit émerger un verre ou une portière dans ce monde imaginal. Mais enfin pas trop non plus, faut pas exagérer. 
Là j'en suis au point où je sens qu'il y a globalement un grand nombre de canaux reliés à tous les objets extérieurs, et où je commence à me demander pourquoi ils sont fermés. Enfin, je commence à trouver ça bizarre. Bon, d'un autre côté, imaginez que vous regardiez votre salon et que vous ayez l'impression d'être en train de faire l'amour avec un dieu. Ça aussi c'est bizarre, on n'est pas exactement câblé pour ça, et ça ne correspond pas très bien avec notre image de nous. Un salon c'est un salon, pas un dieu, et encore moins un dieu qui serait en train de nous rentrer dedans. On ne va pas laisser comme ça les tables et les stylos nous rentrer dedans, là où seul Dieu aurait éventuellement le droit d'entrer. Je ne suis pas en train de parler d'une vague sensation d'unité, mais de quelque chose de plus différencié, parce que la vague sensation d'unité tout le monde l'a plus ou moins éprouvée un jour. Mais pouvoir différencier les canaux c'est tout autre chose. L'autre jour par exemple je regardais un espèce de cerf-volant et ça me faisait des sensation dans la bouche. Ou alors on peut entendre la tondeuse du voisin et sentir que c'est comme un nectar qui entre dans la tête, à tel endroit. Des canaux, quoi. Il y en a des milliers, il y en a de partout, et on peut être bien certain qu'ils sont tous reliés aux objets.
Bref, on veut bien que Dieu vienne nous parler, mais il y a en nous le refus de tous ces objets, probablement depuis la naissance, depuis qu'on s'est sentis agressés par le monde extérieur. Le problème c'est que Dieu nous parle à travers ces objets, non par je ne sais quel channelling bizarre. Alors il faut arriver à trouver comment on a fermé ces milliers de petites portes.                

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15 octobre 2017

Dans la tête de...

Je trouve cette vidéo assez intéressante (le reste aussi n'est pas mal mais disons que c'est la meilleure partie). Ce qui est frappant, c'est lorsqu'il avoue son forfait. Les gens ont vraiment l'air d'avoir la haine, pendant quelques secondes. La haine de soi de s'être laissé berner pour cause d'avoir été trop stupide. Et donc la haine du gars de leur avoir montré leur bêtise et leur manque de discernement. Ensuite évidemment comme ils sont bien éduqués, et comme ce sont des gens spirituels n'est-ce pas, ils cachent ce vilain sentiment et basculent dans le sentiment inverse... Pour ma part je pense que le gars aurait dû continuer l'expérience. Parce que là il a arrêté au point où il a découvert que les gens croient n'importe quoi. Mais il n'est pas arrivé au point où lui-même aurait pu découvrir qu'il existe autre chose que l'état ordinaire. S'il avait continué, je pense qu'une énergie spirituelle aurait pu lui tomber dessus, qu'il aurait pu s'en trouver transformé, et découvrir un autre univers. Et réviser son opinion sur les gourous. Il y a des faux, il y a des vrais, et si les vrais n'ont pas forcément les pouvoirs qu'on leur prête, ce n'est pas forcément pour les raisons qu'on croit.
Sur le début de l'émission (le gars avec son séminaire), on voit assez bien la "dynamique de groupe" (le truc auquel j'ai toujours été totalement insensible). Au fond, le gars est amené à croire que son truc marche parce que les gens s'échangent de l'énergie et se sentent mieux. Mais ça ne veut pas dire que son truc marche. 

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13 octobre 2017

Ecoper son karma

Il y a une chose intéressante avec la détox, c'est qu'elle fait sortir le karma. Au fond, ce qu'on cherche avec la pratique, ce n'est pas la paix ou le bien-être (ah bah non hein), c'est à obtenir des cycles où on va pouvoir nettoyer du karma, sauf que par la méditation c'est toujours assez aléatoire. Mais comme le karma est engrammé dans le corps physique, on peut aussi provoquer ça par la détox. A la condition (me semble-t-il) qu'on soit capable de convertir l'énergie physique en énergie spirituelle. Parce que si tout le monde l'était, les grands blacks qui font des callisthenics seraient tous des grands réalisés. Et puis tous les jeunes, aussi. Enfin, ça n'est pas tellement un hasard si pas mal d'ados ont des expériences spirituelles. Ils sont finalement à l'âge où on a le plus d'énergie, et comme le conditionnement n'est pas encore trop fort, ça arrive à déborder dans le domaine spirituel pour certains. Mais arrivés à l'âge adulte, entre le conditionnement qui s'est multiplié, le mauvais usage de l'énergie, et ensuite sa diminution... bref. Ceci pour dire qu'il ne suffit pas de retrouver un niveau d'énergie élevé, il faut aussi s'être débarrassé de sa cuirasse caractérielle. Retrouver un certain état du petit enfant ou de certains ados. (Ce qui me rappelle une anecdote. A une époque j'avais des serpents, et je sortais souvent avec l'un d'entre eux qui était assez joli, environ 2m de long. Et j'avais remarqué que les petits enfants aimaient bien venir le caresser, mais que passé un certain âge (7 ans), ils avaient peur. Ne parlons pas des parents, terrifiés). Est-ce que ça suffit à transmuter l'énergie physique en énergie spirituelle ? Je n'en sais fichtrement rien. Sans doute qu'il faut quand même avoir une relation au divin pas trop tordue, ne pas s'imaginer le roi de la galaxie, mais plutôt avoir réalisé qu'on n'est que l'humble serviteur d'une puissance supérieure, et s'en trouver heureux bien sûr.
Donc pour moi, je peux dire que tout est arrivé à se mettre à peu près en place, l'énergie du haut, l'énergie du bas, et le karma m'apparaît de moins en moins sous forme de souvenirs/émotions, et de plus en plus sous forme de vents tordus dont je n'ai pas la moindre idée de ce qu'ils représentent. C'est un peu la différence entre un mauvais souvenir et une crise de foie. Je veux dire que le mauvais souvenir, ou l'émotion douloureuse, tout ça est assez bien intégré. Ce qui veut dire de moins en moins d'inertie. Mon passé m'apparaît de plus en plus comme une calamité, mais une bonne calamité. Bien qu'il n'y ait rien à sauver là-dedans, il y a de l'énergie. C'est un beau tas de merde, mais comme j'ai réussi à acquérir un composteur, je ne m'en plains pas. Au passage, je dirais que les bons et mauvais souvenirs ont tous rejoint le tas de merde. A savoir qu'ils sont tous la manifestation d'une jeunesse sans Dieu et totalement misérable. Dans cette misère tout se vaut absolument, sauf peut-être de très rares séquences plus lumineuses, avant 5 ans. Mais bon, ma famille y a mis bon ordre.
Donc ce qui me reste maintenant que 80% des empreintes émotionnelles sont nettoyées, ce sont les empreintes physiques, et alors là y a du boulot. Pour reprendre ce que je disais plus haut, une empreinte émotionnelle, ce serait par exemple me souvenir de tout l'art que mettait ma grand-mère paternelle à étouffer chez moi le peu de bien qu'il y avait, et une empreinte physique, c'est une crise de foie. Ou une crise sans foie. Enfin, sans cause. Parce que je pense que finalement, la cause primordiale gravée dans ce corps, c'est le traumatisme de la naissance, qui chez moi a été immédiatement suivi par d'autres, puisque ma naissance a été suivie par un mois d'hopital. Du coup je n'ai jamais su ce qu'était une mère, ni un père d'ailleurs, et le reconstruire a été compliqué. Mais disons que le corps, lui, il a pas mal de mauvais souvenirs datant de cette époque, où rien n'était encore conceptualisé ni conceptualisable. Il s'est donc construit autour d'une certaine structure qui lui est propre, je ne sais pas laquelle, et dès qu'un thérapeute, docteur etc vient y mettre ses petits doigts, il me fout le bazar. Il a un certain équilibre (évidemment artificiel), qui est rompu dès que je touche quoi que ce soit, et c'est de plus en plus visible. Pour chaque "action", les vents se mettent de travers d'une étrange façon, mais quand la situation revient à la normale, il semble que l'état naturel soit plus "naturel" que la fois d'avant. 
J'ai pu voir la différence dimanche dernier à Arcachon. "Autrefois", je tentais d'accrocher le bon état par le stade de génération, yidam et compagnie. Ça marchait difficilement parce qu'il faut être très concentré, alors avec le restau et tout le reste... Maintenant il s'agit juste d'être conscient du corps physique, à la "jonction" où l'énergie physique se transforme en énergie spirituelle. Ce qui demande assez peu de concentration et reste très facile tant que les vents ne se mettent pas de travers. Donc au lieu d'avoir 3mn d'état naturel sur la séquence de 90mn disons, ce serait plutôt 30mn.
A chaque fois que les vents sont de travers, mal au ventre ou autre, c'est d'ailleurs assez différent d'autrefois. Dans la configuration ordinaire, on a mal au ventre, on se concentre pour le faire passer, on essaie de mettre de l'énergie dessus en se disant par exemple que ça va le dissoudre. Ce que fait tout le monde. Dans la configuration nouvelle, on ne cherche pas à le faire passer, on cherche juste à le mettre au jour. Comme si on attrape la queue d'un animal mort et qu'on essaie de le faire sortir en entier. Le but, c'est juste de le sortir du placard, même pas d'aller le jeter quelque part. Parce qu'on sait qu'en le mettant au soleil, Dieu va s'en occuper. En quelque sorte. Dans l'attitude commune on se prend pour Dieu, on essaie d'agir sur le mal, dans l'autre attitude, on montre le mal à Dieu et on le laisse agir.
La première méthode conduit souvent à enterrer le mal, parce que dans la mesure où on n'en veut pas, on prend plus ou moins consciemment des mesures pour le faire disparaître, d'une manière ou d'une autre. C'est pour cette raison que c'est sans fin, parce que si un mal visible est relié à un mal plus profond, ce qui est toujours le cas, on ne le saura pas avant longtemps. Plus on cherche à se débarrasser du mal, plus on le garde. C'est ce qui pose problème avec la pensée positive. En revanche, si le but est seulement de l'exposer, mais absolument pas de s'en débarrasser (j'insiste), il parvient à se défaire. Aucune action ne peut être intentée contre lui. Simplement on le tire par la queue et on le pose là, devant Dieu. Ce qui demande d'avoir un certain sentiment de Dieu. On ne peut le poser là en se disant "Dieu est probablement là". Il faut avoir le lien, sinon le mal est juste posé sur la table dans l'obscurité, pas devant Dieu. Et alors là rien ne change. C'est la différence entre sortir sa poubelle dans son jardin, où elle va moisir sous la pluie, et la mettre sur le trottoir, là où les éboueurs vont la vider. C'est ce qui fait la différence entre un karma qui sort pour se nettoyer, et un karma qui sort pour moisir et se remultiplier. La souffrance qui a un sens et celle qui n'en a pas.

 

07

Posté par Ian Alexander à 22:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Responsabilité

Hier sur FB je suis tombé sur un post où un gars faisait la pub de son livre "Le yoga comme art de soi". Je me suis dit "tiens c'est un début" et je lui ai demandé "Le yoga comme art de Dieu c'est pour quand ?". Je pensais faire une boutade, en fait je me disais que le gars devait être un peu athée, et j'imaginais déterrer une souris d'athéisme. Mais j'ai déterré une montagne d'athéisme... car il m'a répondu "Dieu est un pur néant". Non pas l'idée de Dieu car cela Steve Jourdain aurait pu le dire, mais Dieu. Alors je lui ai répondu qu'il ne parlait que de son idée et de son expérience, et je lui ai demandé s'il se croyait la norme de toute expérience humaine. Du coup il a enlevé mes commentaires. Je lui ai quand même signalé que sur Amazon, il n'est pas possible de faire la même chose. Il faudrait quand même que je trouve quelque part un extrait de son bouquin, même si j'en imagine assez bien le contenu.

En fait le paradigme de notre époque est vraiment diabolique. Ça a commencé par "l'individu possède en lui-même tout ce qu'il lui faut pour réaliser les sommets de la vie spirituelle" je l'ai encore relu hier sur un site. Et puis ça s'est étendu à l'enfant, et bientôt au nourrisson. C'est-à-dire que l'enfant, qui a besoin de ses parents pour survivre physiquement et pour se construire psychiquement, n'en a plus besoin pour l'éduquer, puisque maintenant il s'éduque tout seul. C'est-à-dire qu'il n'en a besoin que pour ses fonctions inférieures mais plus pour ses fonctions supérieures. Qu'on se le dise : la structure de l'univers a changé. Ce qui est en haut n'est plus comme ce qui est en bas. Dieu n'engendre plus l'univers comme un acte simple.

Et donc tout le monde a oublié que si on a des parents qui sont nécessaires à la survie du corps physique, l'âme elle aussi a besoin de parents pour grandir - cela dit, je pense que le prochain objectif, c'est de retirer les enfants à leur parents, pour les mettre dans des milieux entièrement automatisés où ils pourront grandir tout seuls. Au nom de l'auto-détermination des individus. En bref ce qui est nécessaire à la croissance spirituelle (la relation de paternité spirituelle) est en train de devenir un crime. Traditionnellement, elle était reconnue par exemple entre le mari et la femme. Dans toutes les traditions je pense. Mais aujourd'hui, prendre la responsabilité d'une autre personne, c'est devenu un jeu de pouvoir. La seule chose acceptée, c'est l'image du couple égalitaire, c'est-à-dire de deux enfants paumés et terrifiés qui se tiennent vaguement par la main. Parce que bon, si plus personne n'a de parent spirituel, il n'y a plus que des enfants, et c'est d'ailleurs ce qu'on constate. A l'heure actuelle, on trouve toutes sortes d'enseignants, mais la dernière chose qu'ils sont prêts à faire, c'est à prendre des responsabilités. Comme si la transmission spirituelle pouvait être dégagée de toute responsabilité. Toute transmission d'ailleurs, puisqu'autrefois ce principe de responsabilité valait pour tous les arts. Bref, je crois que c'est la condition même de transmission du savoir qui est en train d'être détruite aujourd'hui, et de manière très consciente.     

Posté par Ian Alexander à 15:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]