Lumières spirituelles

15 décembre 2017

Convertir les pensées

En matière de pratique, il faut essayer toutes sortes de choses, et ce n'est qu'en les essayant qu'on sait si ça marche. La plupart de ce qui est enseigné ne marche pas (je parle de résultat réellement spirituels, pas de bien-être), c'est du prêt-à-porter pour les nuls. Si cela n'en était pas, il serait impossible de gagner sa vie avec, puisque le public serait trop restreint. Donc non seulement il faut essayer toutes sortes de choses, mais en plus il faut les inventer.

Il n'y a j'ai l'impression que très peu de pratiques qui peuvent être élevées au rang de méthodes. On ne le sait qu'au bout de plusieurs mois ou années, en regardant ce qui tient bon, et produit des changements au niveau du quotidien. On a souvent des surprises, d'ailleurs. Les pranayamas ressemblent plus à une méthode que le roman, et pourtant c'est le roman qui a porté les meilleurs fruits. En plus il fait des petits là où je ne l'attendais pas.

Depuis quelques mois, j'ai une "méthode" pour transformer les pensées en pensées pures. En théorie, on pourrait se dire que c'est inutile, puisque le but serait l'arrêt du mental. C'est un but défendable, dans une certaine mesure, moi-même je peux pratiquer l'arrête du mental, par moments, c'est une excellente chose. Seulement voilà, quand je suis en train de faire la vaisselle, ou toute activité distrayante, ça ne tient pas. On peut arrêter son mental avec profit quand on n'a rien d'autre à faire. Enfin, je parle pour moi. J'ai aussi essayé la Prière du coeur. Là le problème est différent, quand on a une activité prenante on cesse de se concentrer correctement sur le sens et on finit par répéter comme un perroquet. Notre esprit - le mien - n'est pas capable de se concentrer sur plusieurs choses à la fois. On peut aussi se concentrer sur la sensation de la vaisselle, ce qui n'a rien de divin en soi, sauf si on a un corps divin, mais ça n'est pas encore mon cas. Enfin, en 20 ans j'ai tout essayé.  

Mais je n'avais pas essayé, la méthode de la pensée pure. Ça demande évidemment de pratiquer pas mal, en temps, au moins 3h par jour je dirais, mais 4 serait l'idéal, ou plus. Pendant ce temps, on convertit en terre pure tout ce qui nous traverse. C'est pas gagné avec tout. Ces temps-ci je suis en train de regarder la série "Stranger Things", que j'aime bien à cause des gamins, mais il y a un peu des trucs horribles qui demandent un vrai boulot. Enfin le truc, c'est de tout regarder du point de vue du yidam. Ça transforme tout.

Et alors, lz bénéfice de la méthode, c'est que quand on fait la vaisselle, on a la tête traversée par un tas de conneries. Mais au bout d'un certain temps, on aura la chance que ces conneries aient été transformées par une méditation préalable. Des images de toutes sortes. Le magasin bio, lé série d'hier soir, le bouquin en cours... alors ça devient intéressant, parce que l'esprit peut vagabonder à sa manière habituelle, ce dont on ne l'empêchera jamais j'ai l'impression, sauf qu'il vagabonde dans une terre pure.

Ceci pour dire que la méthode ne consistait finalement pas à arrêter le mental, ce qui demande trop d'attention, mais simplement à modifier la nature des pensées. Intellectuellemet c'est contre-intuitif, mais pratiquement c'est ce qui marche.

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Transformer son esprit

Je discutais récemment avec un ami dont le principal problème est qu'il n'est pas trop créatif, sur le plan "spirituel" du moins, puisque matériellement il l'est assez bien. Nous cherchions une puissante explication occulte, résidant dans la course des astres ou l'agencement des forces cosmiques, mais en fait c'est beaucoup plus simple. Dès que je lui demande d'écrire un roman, c'est-à-dire d'imaginer quelque chose, il n'en sort que des clichés. J'en parle, parce que c'est finalement un cas très répandu. Acquérir une compétence matérielle, c'est devenir créatif. Que ce soit en bricolage, jardinage, construction de maison ou autre, le gars compétent c'est le gars inventif. Sinon c'est juste un mauvais ouvrier. Mais alors en spiritualité, la compétence, ce serait je ne sais quoi d'indicible qui nous rendrait tout à coup "réalisés". Comme si l'on pouvait espérer vivre une vie divine au milieu de clichés - pas ceux de maître Philippe, mais ceux de tout le monde -. Ça serait comme de vouloir vivre dans un palais divin où on aurait transporté avec soi toutes ses vieilleries, le poster de Johnny, le bureau Ikea, l'armoire de grand-mère, une vieille raquette de tennis, les photos de famille... et qu'on en mette dans toutes les pièces, sur tous les murs. Franchement, de quoi il aurait l'air ce palais ?  

Notre esprit c'est ce qui est censé devenir cette terre pure, ce palais de la divinité. Ce qui veut dire que par défintion tout ce qui est dedans doit être transformé en quelque chose de divin. Mais aussi de personnel. Il n'y a pas d'Ikea ou même de Roche et Bobois de la terre pure. Par définition, tout ce qui constitue notre palais, c'est nous-même, sous notre forme divine. La seule solution, c'est donc de nous demander ce que nous désirerions vraiment avoir dans notre palais. Mais on dirait que personne ne se le demande. Parce que finalement personne ne veut rien, sinon se contenter de sa petite vie médiocre, fût-il président de la République.

Alors certes, ce n'est pas le néo-advaita qui arrange les choses, en nous disant de ne rien vouloir parce que tout est déjà là. Mais en fait, on s'aperçoit que tout est déjà là uniquement lorsque l'on commence à créer sa terre pure, car effectivement, tout devient matière à cela. Ce qui ne veut pas dire que rien n'est transmuté. Si rien ne devait être transmuté, personne n'aurait besoin de revenir dans le samsara. Si l'on vient sur terre, c'est pour trouver du matériau pour constituer notre terre pure, et si l'on revient, c'est parce qu'on n'a pas réussi.

Bon, la plupart des gens ne veulent même pas savoir à quel point ils sont attachés à ce monde, ou plutôt ils ne voient pas à quel point ils y seraient attachés s'ils le voyaient vraiment. Parce que Dieu s'y manifeste, quand même. Alors si on le regarde pour de bon, on se dit qu'on ne va pas y couper, qu'on va être obligé de revenir, sauf si on peut emporter tout ça avec nous. On ne peut évidemment pas le faire sous sa forme brute, il faut transformer ce matériau en quelque chose d'exportable. Ce qui veut dire que l'on doit définir ce qu'on veut exporter. Une vieille me disait un jour "on n'emporte rien dans la tombe". Bien sûr que si. Mais quand, arrivé à la fin de sa vie, on déclare qu'on a eu assez d'une vie et qu'on ne reviendra pas, c'est qu'on n'a même pas commencé à comprendre pourquoi on était venu.

Quand on sait comment transformer le contenu de son propre esprit, on devient créatif, forcément, parce que ce ne sont plus des clichés qui se trouvent là mais des choses vivantes, un peu comme des plantes. Et les choses vivantes, ça fait des petits sans qu'on le leur demande.      

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14 décembre 2017

Au sujet des canaux et du karma (correspondance)

Du fait que je parle de canaux, tu crois que je manipule des canaux. Mais en fait pas du tout. Je manipule des images et des conceptions, ce qui se traduit fort opportunément en canaux, ce qui permet de faire des distinctions très précises. Et puis après ça simplifie au niveau du langage. A supposer que le lecteur comprenne de quoi on parle. Chez les tibétains la transposition est automatique. Ils savent pertinemment que personne n'a jamais rien fait bouger en trafiquant des canaux. Et je peux te garantir que personne n'atteint la claire lumière en faisant entrer des vents dans des canaux. Mais on peut dire que ce qu'ils font peut s'exprimer de cette manière, et que c'est super pratique parce que ça donne une base de langage commune pour se refiler des méthodes.
Par exemple, le saint chrétien va te dire "Médite sur les plaies de Jésus et tu verras...". Sauf que si ça ne me dit rien Jésus, ça ne m'aide pas. Le tibétain va te dire "Ouvre tels et tels canaux". Il ne pense évidemment pas que le gars sera assez con pour le prendre au pied de la lettre. En fait ça veut dire :"Trouve les conceptions chez toi qui vont produire tel effet physique. Peut-être ça sera les plaies de Jésus, ou de ta grand-mère, ou une méditation sur les dalles de ta terrasse. Va savoir".   
Donc Dieu est là, nous sommes d'accord que ça n'est pas lui qui fait défaut. Mais mes conceptions. Donc par exemple, si je médite sur le Père ou sur la Mère, ça va ouvrir des canaux situé à tel et tel endroit et je vais sentir Dieu descendre de telle ou telle manière. Et puis je vais méditer sur toutes sortes d'autres choses qui vont en ouvrir d'autres etc. Et puis à la fin je vais résumer ça en disant "J'ai passé le mois dernier à ouvrir le 7è chakra (un peu)". 
Idem pour le nettoyage de karma. C'est une conséquence, pas une cause.
Alors l'utilité, c'est que ça permet de se refiler les expériences, parce qu'on est construits de manière assez similaire. Le Père est ici, la Mère est là, en fait tout l'univers est positionné d'une certaine manière dans notre microcosme. Un jour j'ai compris que cette histoire de kabbale de diffusion de lumières dans l'univers, ça parlait peut-être de l'univers, mais ça parlait surtout de différentes strates énergétiques qui se situent autour de notre corps. L'ain sof est la couche la plus éloignée, notre corps physique c'est malkut, et il faut arriver à nettoyer le merdier intermédiaire. Qui se présente sous la forme de ce que nous appelons "l'univers", qui est en fait une projection de notre esprit. Bref. 
Donc c'est un langage super pratique, si on est bien d'accord que ça veut dire "débrouille toi pour trouver la cause qui va produire telle conséquence". Et ça, ça change pas mal en fonction des gens, parce que le Père la Mère et le reste, ça se présente différemment chez chacun. Mais ça atterrit à peu près toujours dans les mêmes canaux.
La Vérité c'est que Dieu est là et qu'il n'y a aucun prérequis.
Mais bien sûr qu'il est là, je dis même qu'il est jusque dans toutes les choses les plus horribles. Le prérequis c'est que je trouve comment moi je lui barre le passage. Vu que lui, respecte ma liberté. Donc si je me sens mal le jour où on me torture, la faute n'est pas à Dieu, elle est à moi qui ne sais pas le reconnaître dans cette action. Quelle que soit la façon dont je finis par le reconnaître, ça sera traduisible en termes de vents et de canaux. Ce qui me permettra de transmettre une méthode.  

Pourquoi veux-tu nettoyer tout ton karma? (C'est pas une question piège ou rhétorique. L'entreprise est louable mais je me demande si le résultat sera conforme à tes attentes).

Il est entièrement conforme à mes attentes, puisque je ne procède pas en nettoyant du karma, mais en extrayant les essences divines que mon expérience terrestre. C'est ce que j'ai toujours voulu. Je n'ai trouvé que récemment comment procéder. 
C'est forcément conforme à mon attente, puisque c'est exactement ce que je veux. Est-ce que tu connais une voie plus directe que de faire exactement ce qu'on veut (selon la vérité profonde de son être, j'entends) ? Comment pourrait-on être déçu ? 
Je pourrais même dire que ma voie est plus directe que la "voie directe", puisqu'on pourrait dire que "investiguer sur le soi" est encore une conséquence. Alors je n'investigue pas sur le soi. Je réalise mon désir profond, il est semble que le résultat peut aussi être décrit comme une investigation sur le soi. 
  
Il est vain d'essayer d'avoir le dernier mot, je me contente de tenir pour "vrai" ce qui est seulement le meilleur pour moi et de considérer qu'Il sait ce qui est le meilleur pour moi. Je ne crois pas en l'existence d'un "vrai" absolu.
Nous avions une conversation ce soir avec A*. Il m'expliquait que Malebranche avait la meilleure analyse du christianisme, en prouvant logiquement que le Christ ne pouvait être ni omniscient ni omnipotent. 
Je lui ai répondu que Malebranche n'était pas chrétien, mais tenant d'une religion objectiviste. Que le christianisme consistait à l'inverse à développer des conceptions qui deviendraient vraies dans leur univers même si elles sont fausses dans l'univers "objectif" (qui serait en quelque sorte le contenant de tous les univers subjectifs, mais qui n'a pas forcément de l'importance puisque la seule vérité qui a du sens est subjective). 
C'est comme de dire "l'amour universel c'est quand tu fais des bisous à tout le monde". Tu prends une conséquence pour une cause.
Je vais dire "trouve la cause qui fera que tu auras envie de faire des bisous à tout le monde". Ce qui laisse finalement plus de liberté que de dire "trouve l'amour universel", puisque l'amour universel, des tas de gens en ont une conception complètement faussée. Et pour certain ça va même les dégoûter de tout. 
Alors qu'une conséquence matérielle, ça fait moins "peur" finalement. Les tibétains ne sont pas si bêtes qu'ils en ont l'air. Ensuite, que les Occidentaux soient stupides au point de n'avoir pas compris que tous leurs textes ne font que gloser sur des conséquences... sans doute que personne ne l'avait prévu.  

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12 décembre 2017

Le vénérable Georges

Hier j'ai lu la vie de Hadji-Georgis, un saint athonite, écrite par le Père Paisios. Et alors là, vraiment, notre déchéance saute aux yeux. Déjà, quand on lit la vie du Père Joseph et de ses ouailles, on se dit qu'il doit y avoir un problème. Mais si on recule d'un siècle, on est en sûr, parce que c'est encore autre chose. Que le Père Joseph ait pu jeûner beaucoup, être saint, et éduquer huit disciples de la même façon, des hommes durs à la tâche (on a le témoignage du Père Charalampos), on dit que bon, ils se sont bien trouvés. Mais qu'un homme puisse avoir une communauté de 50 personnes, avec une règle de jeûne perpétuel (à la manière orthodoxe) où ils ne mangent presque rien, où ils ne dorment presque pas (lui-même ne dormant que debout, d'ailleurs), un régime qui à le lire m'a semblé plus dur que celui du Père Joseph, et qu'en plus il y ait des enfants dans le tas... non, là je me dis qu'il y a un souci.

Il est clair qu'il y avait autrefois un soutien surnaturel puissant à toutes ces ascèses impossibles - parce que bon, que le Père Charalampos et quelques autres tiennent ce régime, pourquoi pas, mais des gosses ? -. Il ne faut pas penser que ce régime est humainement possible sous prétexte que c'était aussi celui de la Trappe à une époque : l'espérance de vie y était alors de 5 ans. Alors que dans cette communauté, eh bien par exemple son Ancien est mort à 106 ans. Ce qui m'a rappelé la vie de Saint Nil qui avait passé 9 mois sans boire ni manger. Beaucoup de gens penseraient que c'est un mensonge (quoique maintenant il y a toutes ces histoires d'inédiques, mais j'attends de voir, et si c'était vrai ça ne veut pas dire que la cause soit divine, de plus ils ne font aucun autre miracle, ce qui est louche). Mais ce que rapporte le Père Paisios, cela ne peut définitivement pas être des mensonges. Tout ceci est d'ailleurs confirmé par des miracles en pagaille, qui étaient déjà bien moins nombreux au XXè siècle. L'imaginal est complètement mélangé au monde physique. Les gens de la communauté n'étaient jamais malades. Quand quelqu'un tombait malade, on priait pour lui, et il guérissait dans la journée. 
A la fin de sa vie, on envoyait ses photos en Russie, et les gens qui touchaient les photos étaient guéris. Mais déjà tout jeune il faisait des miracles, il a converti un sultan turc (qui a fini assassiné comme on s'en doute). Mère rêvait du supramental, mais j'ai l'impression qu'il y a des zones du Mont Athos qui ont été supramentalisées avant l'heure...

Bref, tout semble prouver qu'autrefois le monde physique était loin d'être aussi solide, et que c'était l'effet d'un grand nombre de saints. Que leur disparition produit une solidification progressive de la matière. Et que nous on est dans la merde. La meilleure c'est que notre durée de vie étant ce qu'elle est, personne ne voit le changement.   

elder-hadji-georgis-the-athonite

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11 décembre 2017

Quelques précisions au sujet du vital et de l'être psychique, en rapport avec la réincarnation

Quelques textes d'Aurobindo https://www.aurobindo.ru/workings/sa/22/0005_f.htm :

Le jîvâtman, l'étincelle de l'âme et l'être psychique sont trois formes différentes d'une même réalité et il ne faut pas les confondre, car cela brouille la clarté de l'expérience intérieure.
Le jîvâtman ou esprit existe en soi au-dessus de l'être manifesté ou instrumental — il est au-delà de la naissance et de la mort, toujours le même, c'est le Moi individuel ou Âtman, l'être vrai éternel de l'individu.
L'âme est une étincelle du Divin au cœur des créatures vivantes de la Nature. Elle ne se tient pas au-dessus de l'être manifesté; elle descend dans la manifestation du moi, consent à participer à son devenir phénoménal dans la nature, soutient son évolution dans le monde de la Nature matérielle. Elle porte tout d'abord en elle un pouvoir indifférencié de la Conscience divine qui contient toutes les possibilités encore sans formes, mais auxquelles l'évolution a pour fonction de donner une forme. Cette étincelle de la Divinité est présente dans tous les êtres vivants sur terre, depuis les créatures terrestres les plus élevées jusqu'aux plus basses.
L'être psychique est une personnalité spirituelle formée par l'âme au cours de son évolution; son développement indique le stade atteint par l'individu dans son évolution spirituelle et ses possibilités immédiates pour l'avenir. Il se tient derrière la nature mentale, vitale et physique, croît par leurs expériences, porte la conscience de vie en vie. C'est la personne psychique, caitya puruṣa. Il est d'abord voilé par les parties mentales, vitales et physiques, limité dans son expression par leurs limitations, lié aux réactions de la Nature mais, au fur et à mesure de sa croissance, il devient capable de venir en avant et de dominer le mental, la vie et le corps. Chez l'homme ordinaire, il dépend encore d'eux pour s'exprimer et il ne peut s'en saisir ni les utiliser librement. La vie de l'être est animale et humaine, et non divine. Lorsque l'être psychique, par la sâdhanâ, peut prédominer et utiliser librement ses instruments, l'élan vers le Divin devient alors complet et ce n'est pas seulement la libération, mais la transformation du mental, du vital et du corps qui devient possible.

Le mode d'être de l'être psychique :

L'être psychique n'est pas au-dessus mais derrière; il est situé derrière le cœur, son pouvoir n'est pas une connaissance, mais un sentiment essentiel ou spirituel: il a au plus haut degré le sens clair de la Vérité et une sorte de perception innée de la Vérité qui est de la nature d'une perception de l'âme, d'un sentiment de l'âme. C'est notre être le plus profond, et il soutient tous les autres: mental, vital, physique, mais il est aussi très voilé par eux et doit agir sur eux comme une influence plutôt que par son droit souverain à agir directement; son action directe ne devient normale et prépondérante qu'à un stade élevé de développement ou par le yoga. Ce n'est pas l'être psychique qui, comme vous le sentez, vous donne des intuitions sur l'avenir ou vous met en garde contre les conséquences de certaines actions: c'est une certaine partie de l'être intérieur, tantôt le mental intérieur, tantôt le vital intérieur, tantôt (cela se peut) le Pourousha physique intérieur ou subtil. L'être intérieur — mental intérieur, vital intérieur, physique intérieur ou subtil — sait beaucoup de choses qui ne sont pas connues du mental extérieur, du vital extérieur, du physique extérieur, car il a un contact plus direct avec les forces secrètes de la Nature. L'être psychique est, de tous, le plus intérieur; ses prérogatives sont une perception de la vérité qui est inhérente à la substance la plus profonde de la conscience, un sens du bien, du vrai, du beau, du Divin.

Le différentes parties du vital :


L'être vital contient quatre parties: d'abord le vital mental qui, par la pensée, le langage ou tout autre moyen, donne une expression mentale aux émotions, désirs, passions, sensations et autres mouvements de l'être vital; le vital émotif qui est le siège de sentiments divers, tels que l'amour, la joie, la tristesse, la haine, et le reste; le vital central qui est le siège des désirs les plus ardents et des réactions les plus fortes du vital: ambition, orgueil, peur, amour de la gloire, attractions et répulsions, désirs et passions d'ordres divers, et qui est le champ d'un grand nombre d'énergies vitales; enfin le vital inférieur préoccupé des petits désirs et des petits sentiments dont est faite pour la plus grande partie notre vie quotidienne: désir de nourriture, désir sexuel, petits penchants, aversions, vanité, disputes, amour des louanges, colère devant les reproches, petites envies de toutes sortes et une foule innombrable d'autres choses. Leurs sièges se situent respectivement: 1) entre la gorge et le cœur, 2) dans le cœur (c'est un centre double qui, en avant, appartient à l'émotivité et au vital et, en arrière, au psychique), 3) entre le cœur et l'ombilic, 4) en-dessous de l'ombilic.

Et pour finir :

Non, un vital faible n'a pas la force de se tourner vers la spiritualité; et étant faible, il tombe plus facilement sous une mauvaise influence et éprouve des difficultés, même quand il le veut, à accepter tout ce qui dépasse sa propre nature habituelle. Le vital fort, quand la volonté est là, peut le faire beaucoup plus facilement; son unique difficulté centrale est l'orgueil de l'ego et l'attirance de ses pouvoirs.
La poitrine a plus de liens avec le psychique qu'avec le vital. Un vital fort peut avoir un physique solide, mais tout aussi souvent ce n'est pas le cas — il tire trop sur le physique, le dévore en quelque sorte.

Au sujet de la réincarnation du psychique :

Le "fantôme" d'un homme n'est évidemment pas son âme. C'est soit l'homme qui apparaît dans son corps vital, soit un fragment de sa structure vitale dont une force ou un être du monde vital se saisit à ses propres fins. Car normalement, après la dissolution du corps physique, l'être vital et sa personnalité ne subsistent que quelque temps; ensuite, l'être vital passe dans le plan vital où il demeure jusqu'à ce que l'enveloppe vitale soit dissoute. Puis on passe dans l'enveloppe mentale vers un monde mental; mais finalement l'âme quitte aussi son enveloppe mentale et va vers son lieu de repos. Si le mental est fortement développé l'être mental peut subsister; de même pour un vital fortement développé, à condition qu'ils soient organisés et groupés autour du véritable être psychique; ils peuvent alors partager l'immortalité du psychique. Mais ordinairement cela n'arrive pas; il y a une dissolution des parties mentales et vitales comme des parties physiques et l'âme, en renaissant, revêt un nouveau mental, une nouvelle vie et un nouveau corps, et non, comme on le suppose souvent, une réplique de son ancienne nature. Une telle répétition n'aurait ni sens ni utilité et irait à rencontre des fins de la renaissance, dont le but est un progrès de la nature par l'expérience, une croissance de l'âme évoluant dans la nature vers la découverte de soi. En même temps, l'âme conserve l'empreinte de ce qui était essentiel dans ses vies et ses personnalités passées; la nouvelle vie et la nouvelle personnalité sont un équilibre entre ce passé et les besoins de l'âme pour l'avenir.

Bernard de Montréal à mon avis y voit plus clair sur ce qui se passe dans le monde vital (qu'il appelle "le monde de la mort"). Pour lui Esprit = être psychique, et Ame = vital/mental http://hommageabdm.canalblog.com/archives/2016/03/07/33479037.html :

Il y a une différence entre l’âme et l’esprit :

l’âme étant une mémoire expérientielle, que tous les êtres humains possèdent. l’esprit étant cette partie de l’être humain, indivisible, qui vit et qui exécute et qui évolue au-delà des plans de l’âme. Et cet esprit, est une conjugaison vibratoire atomique, de très haute vibration, qui lorsque l’être humain meurt ne retourne pas au monde de la mort, mais retourne au monde de l’Esprit Universel, où il est étudié par les Intelligences dans ces mondes de Lumière, pour référence future lorsque dans le futur il y aura incarnation.

Ce n’est pas suffisant pour un être biologique, une unité biologique, d’avoir seulement une âme, si un être humain avait simplement une âme, il serait effectivement ce que l’on peut appeler un "zombie". Un zombie c’est un être biologique, une unité biologique qui possède une âme, c’est-à-dire qui est doué d’une faculté de mémoire contrôlé par le monde ou du monde de la mort.

(...)

"Et ce sont les Mondes de l’Eternité, c’est-à-dire ces Mondes infinis où la seule Réalité qui existe est la perfection de leur Lumière, qui dirigent sur les globes en évolution dans le Cosmos, l’évolution des êtres biologiques dotés d’une âme, tels que les êtres humains.

Et lorsqu’un être humain a atteint un niveau d’évolution suffisant, c’est-à-dire que lorsqu’un être humain a un esprit suffisamment évolué, cet esprit n’a plus besoin de la mémoire de l’âme".

(...)

Je n’ai absolument rien, contre le concept de la réincarnation, parce que le concept de la réincarnation est un concept viable si nous regardons l’être humain comme étant une unité biologique qui a la faculté de revenir dans la matière, avec la faculté additionnelle de se rétérer (vieux français - référer) constamment sur le plan émotionnel et mental, d’une façon très, très subliminale, au niveau de sa conscience atomique de se rétérer, de se référer à sa mémoire d’âme, mais, la faculté de l’incarnation ou le phénomène de l’incarnation, qui est effectivement un phénomène astral, qui est effectivement un phénomène de retour dans la matière, pour retourner à la mort et pour retourner à la matière et ainsi de suite, de façon cyclique, c’est un phénomène qui doit éventuellement être mis en doute, non pas parce qu’il n’est pas véritable comme je disais, mais parce qu’il y a des êtres humains sur la Terre qui ne sont pas des êtres réincarnés, ils peuvent être des êtres incarnés.

Et un être humain à un certain moment de sa vie, doit réaliser s’il est un être incarné ou réincarné, et s’il est un être incarné, c’est-à-dire que, s’il possède encore la mémoire, ou le lien avec le Monde Astral, il est possible qu’il soit obligé de briser cette mémoire éventuellement, pour cesser ce phénomène de réincarnation qui n’est en fait que le retour dans la matière de l’exécution des plans ancestraux de sa mémoire, liés à sa personnalité pour le but simplement de créer dans le monde de la mort des espaces qui puissent servir à habiter l’être humain, c’est-à-dire que son cerveau puisse servir de demeure à ces êtres."

Bref, on comprend finalement qu'il y a 2 lignes d'incarnation (sans compter l'égrégore familiale qui se transmet avec le physique), ce qui est également clair avec le Livre des morts tibétains, qui ne décrit certainement pas le destin post-mortem de l'être psychique, mais plutôt de l'être vital/mental.

 

 

 

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Pourquoi on ne progresse que d'un cheveu en une vie

Maître Philippe disait qu'en une vie, on ne progresse que d'un cheveu. Enfin, c'est l'ordinaire. Je pense qu'il parlait de l'être extérieur (mental/vital), puisqu'il parle aussi beaucoup de karma. Or l'être psychique ne porte pas le karma.

Ce fait nous est dissimulé parce que nous voyons des gens très variés. Mais si on les suit pendant 20 ans, on s'aperçoit de la chose suivante : soit ils commencent encrassés et le restent (c'est à peu près entre 15 et 30 ans qu'on a un bon état de la situation), soit ils commencent plus ou moins décrassés et le restent aussi.

Mon ami JP par exemple, qui était d'un bon niveau relativement à la moyenne, quand on l'écoutait on se rendait compte qu'il ne faisait que répéter en boucle ce qu'il savait depuis l'âge de 28 ans. Le thérapeute dont je parlais récemment, il avait un excellent niveau à 30 ans, après n'avoir à peu près rien fait, et depuis, il semble que ça n'a pas bougé du tout, ou alors de manière horizontale, des choses sont parties, d'autres sont venues, mais l'équilibre est respecté. J'ai eu aussi cet ami qui est peut-être devenu moine à l'heure qu'il est. Il y a 12 ans, il était complètement inconséquent tout en captant facilement la shakti et rien n'a changé. L'autre gars dont j'ai aussi parlé récemment, un tibétologue, il est devenu plus érudit, mais moins perméable à l'influx spirituel. Etc. Parce que ce qu'on perd avec la jeunesse (une certaine souplesse des canaux), on le compense avec une certaine expérience, mais le résultat n'est pas un progrès spirituel. Si je regarde par exemple le Père Brune, il sait plein de choses, et il est horriblement rigide au niveau des canaux. Comme disent les tibétains, on perd quelques canaux par jour, si on n'a pas le moyen de les régénérer, on décline irrémédiablement, et la compensation d'une certaine connaissance intellectuelle n'est qu'une maigre compensation.

C'est un peu comme les virtuoses ou les génies en musique. Ils atteignent leur meilleur niveau vers 30 ans, et puis voilà. Il est rare de les voir évoluer, même si ça existe bien sûr. Et que dire des écrivains ? Le style devient meilleur, plus travaillé, mais comme le moral diminue généralement avec l'âge... Par exemple j'ai acheté 2 journaux de Julien Green. Je pensais que celui de 80 ans serait meilleur que celui de 60 puisque c'était un chrétien pratiquant, mais non. On n'y retrouve que des ratiocinations de vieillard, il était plus intéressant quand il était plus jeune. Du coup, peut-être que les meilleurs sont entre ses 20 et 30 ans. On peut penser aussi à Pierre Bordage, sa meilleure oeuvre sera toujours Les guerriers du silence.

Bref, ne serait-ce que pour garder ses canaux de jeunesse, c'est déjà un effort de tous les jours. Alors les améliorer...

Il y a un facteur concomittant, c'est qu'on ne peut pas les faire changer de structure, même si on peut les faire changer de croyance. Par exemple, un tel qui était bouddhiste, et puis hindouiste, et puis chrétien, le sera toujours de la même manière. Du style "Si l'on suit les règles, on parviendra au but". Ce qui est hautement problématique, puisque les règles ne sont pas les mêmes ici et là. S'il n'a pas réussi dans la 1ere crèmerie en suivant les règles, on peut en inférer que ça ne marchera pas mieux dans la deuxième. Ou alors "je vais tout tirer de moi-même parce que mon être intérieur sait ce qu'il faut faire". A condition d'être bien connecté... parce que comme dit Mère, des êtres psychiques, il y en a des petits et des grands, et il n'y a que les grands qui savent à peu près, encore faut-il pouvoir les écouter.
En effet, on peut aussi remarquer que plus la différence est grande entre l'être extérieur et l'être psychique, plus il sera difficile d'y rester connecté. Forcément, parce que l'être psychique n'est pas du genre à s'imposer. Les saints sont ceux qui ont pu choisir leur incarnation, et qui ont un vital discipliné dès l'origine. Par exemple le Cherif Hamallah est descendant du Prophète, et d'une famille de gens très évolués spirituellement, qui ont pu tout de suite lui donner une bonne éducation. C'est signé, le gars n'est pas tombé là par hasard. Comme le disait Chepa Rinpoche "Même s'il y a 2 karmapas, le fait qu'ils soient nés à cette place prouve que ce sont de très grands maîtres".

Donc le problème, c'est de changer sa structure. Un tel changement serait par exemple de passer de la connaissance par réflexion ou contemplation intellectuelle à la connaissance par identité. Si on le fait vraiment. Ou encore passer des règles à l'esprit. Du maître extérieur à ce même maître dans l'imaginal. De conséquences -> causes à causes -> conséquences. Ici je fais allusion à une erreur moderne consistant à singer les conséquences en espérant produire les causes. Genre le gars qui s'empêche de manger et de dormir en espérant devenir saint. Sauf que le jeûne est une conséquence et non une cause. Bref, toujours est-il que ces schémas sont généralement inamovibles dans les têtes. Tout se tient. 

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09 décembre 2017

Comment on reconnaît un Pôle

 

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    Cherif Hamallah, renovateur de la Tidjaniya et pôle de son temps

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Le secret qui n'a plus lieu d'être vu que tout le monde s'en fout

Après Catherine Delorme, je suis en train de relire Vie et enseignement de Tierno Bokar qui décrit un certain milieu spirituel soufi, assez différent de Catherine Delorme mais tout aussi intéressant. Toutes choses qui me font repenser à cette notion de "secret" en matière spirituelle. Quelque chose qui allait de pair avec les lignées, des initiations etc... Tout un tas de gens qui n'ont à peu près rien reçu prennent aujourd'hui prétexte de cela pour dire "je ne te raconterai pas mes expériences, parce que ça doit rester secret". Comme si ça m'intéressait et qu'ils soient le centre de mon univers. Mais en fait tout le monde s'en fout, des expériences de tout le monde, et c'est d'ailleurs bien pour cette raison qu'on peut les raconter. Non pas pour aller se vanter de je ne sais quoi d'ailleurs, puisque tout le monde croit avoir des expériences mirifiques alors que je n'ai encore vu personne faire tomber la pluie en pleine sécheresse ou guérir un voisin à l'article de la mort. Plutôt pour montrer comment on s'y prend, comme Christophe Allain par exemple. 

Quoi qu'il en soit, on voit que ça ne change rien de les raconter, précisément parce que tout le monde s'en fout. Alors qu'autrefois, ça n'aurait pas été le cas. Comme le dit Michel Potay, il a été assez surpris, quand il a raconté ses apparitions**. Il pensait qu'on allait le traiter de menteur, pas du tout. Les gens s'en foutaient en fait, genre "on est content pour toi mais on ne voit pas en quoi ça nous concerne". Si demain la Sainte Vierge m'apparaît et me fait traverser un mur, et que je viens le raconter ici, je suis bien convaincu que ça ne concernera personne. Au pire lds me demandera un ou deux détail, quel mur c'était, l'impression que ça fait, un peu comme on parlerait d'un saut à l'élastique. Il n'y a plus aucun enjeu. Du coup j'ai été d'ailleurs étonné qu'une personne qui ne croit absolument pas à la "vie spirituelle" en tant que telle, m'accuse de venir l'étaler sur son mur FB où je n'étalais d'ailleurs rien. L'une de ces personnes qui bien sûr refuse absolument de parler de sa vie spirituelle qu'elle n'a pas, et qui est évidemment terriblement jaloux. Non pas d'expériences que je ne raconte pas, mais que je prétende finalement avoir compris l'application pratique de la philosophie, alors que lui, grand philosophe, enseigne à longueur de temps que c'est une occupation purement intellectuelle.

Bref, du coup je dévie un peu de mon sujet, j'ai constaté avec lui que le plus brillant esprit devient malhonnête intellectuellement à partir du moment où il a un voile émotionnel. Pour le moment il a rejeté le bouddhisme et embrassé le christianisme, alors il prétend que seul le christianisme est surnaturel. A partir de la définition chrétienne du surnaturel. Il est évident qu'ils ont calibré leur définition pour exclure les autres et dire qu'eux seuls détiennent la vérité. Il faut le faire exprès pour ne pas s'en rendre compte. L'Eglise se comporte un peu comme Monsanto qui voudrait faire une marque déposée sur tout. Enfin... hier je relisais l'histoire d'une église Protestante, et on voyait bien que le surnaturel était là aussi actif qu'ailleurs. Et aussi chez les soufis et les tibétains... Comment peut-on faire profession de déchiffrer des vieux manuscrits tibétains et de ne pas reconnaître leur valeur ?

C'est pour cette raison que je pense en être à ma première vie. Tout ce qui est considéré comme bonheur chez les humains, je ne comprends pas. Un restau sur les bords de Marne, une balade en forêt, une soirée au feu de bois... tout cela n'a strictement aucune valeur si ça n'est pas vécu du point de vue du psychique, et ça l'est très rarement. Comment peut-on avoir une telle capacité à vivre les choses spirituellement et ne pas s'en servir, en se contentant de verroterie et de miroirs aux alouettes ? Comment accepter une perte de temps aussi considérable, qui fait finalement que les gens perdent leur vie ? Ça me dépasse. Si encore les gens n'avaient pas d'être psychique, je me dirais que bon, c'est normal. Mais non, ils en ont un et le jettent aux orties. C'est ça qui est puissant. Je ne comprends vraiment rien à cette société, et d'ailleurs des amis pourront témoigner de ce que je les ai longuement interrogés sur leur non-recherche du bonheur... 


 **La nuit du 2 octobre 1977, coups métalliques, bourdonnements et comme une rumeur au dehors réveillent Michel Potay. D'une porte-fenêtre il voit l'air nocturne brasiller et étinceler. À 25 m de là, des vagues d'épaisse lave blanche coulent le long des murs de la chapelle (maison transformée en lieu de prière), qu'éclaire la même lave à l'intérieur. Quand il entre, la charpente craque comme des troncs en feu ou "bombardés". Un bâton de lumière se dresse, éblouissant. Une voix en sort. Le témoin, sur un bloc-note qui se trouve là, transcrit le Message. Il y aura ainsi cinq visites du Créateur ou théophanies, les 2, 9, 19 octobre et les 9 et 22 novembre. http://www.michelpotay.info/Revelation_Ares_Le_Createur.html

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08 décembre 2017

Quand j'habitais dans les nuages

Bon alors moi c'est ma première vie humaine. C'est pour ça que je ne comprends rien aux gens, pourquoi ils perdent autant de temps en conneries, pourquoi ils n'ont aucune volonté, pourquoi ils sont tellement soumis à leurs parents et famille, qu'est-ce qu'ils peuvent bien trouver d'intéressant dans les groupes, pourquoi ils oublient complètement leur vie spirituelle après avoir vu clairement leur être psychique etc...
Je ne parle pas de mon être psychique, de ce côté c'est le contraire. Quand les gens arrivent au Tibet ou en Inde et se sentent tout à coup "à la maison", je ne comprenais pas non plus, je me sens à la maison partout. Il m'est impossible de trouver une maison qui le soit plus qu'une autre. Les monastères chrétiens, les Himalayas, tout le monde arabe, l'Egypte et le Moyen-Orient, les Celtes, les Vikings, l'Inde et la Chine, et même le Japon. Je pourrais même définir à peu près les époques où j'étais ici ou là. Les aires qui me seraient les moins familières seraient la Russie et l'Amérique du Sud. A cause sans doute du froid, et de la jungle... Mais il s'agit surtout d'une familiarité spirituelle. Le reste, les sociétés, les "usages"... j'ai ça en horreur.

Pour le coté du vital, je crois que j'habitais au-dessus des océans, à fabriquer des cyclones. Je n'aime pas les autres calamités, tremblements de terre, épidémies etc... mais les tempêtes c'est autre chose. J'ai toujours été fasciné par ce truc, surtout celles qui sont au-dessus de la mer et qu soulèvent des murs d'eau. Dès qu'il y a un film comme The storm, Twister, The day after tomorrow, dans Black sails il y a aussi un épisode excellent avec une grosse tempête... bref ma copine ça l'angoisse, moi j'adore. Pas être dessous, hein, quoique si je suis bien abrité, ça va.
Ça expliquerait un truc étrange qui s'est passé. Les deux fois où je suis allé en Belgique pour des séjours spirituels, il y a eu un orage supercellulaire. Des éclairs dans tous les sens, le tonnerre ininterrompu, des trombes d'eau. Je me suis dit que bon, ils devaient en avoir tout le temps. Mais non c'est très rare, j'ai retrouvé le 1er sur wikipedia et le 2è il y est peut-être maintenant. Peut-être que j'avais un pote dans le ciel qui m'a reconnu et qui m'a fait coucou. 
Quand j'étais petit je me souviens aussi qu'une fois sur l'autoroute on avait traversé une série de cumulonimbus, il y en avait 5 je crois, c'était génial, du coup je m'étais intéressé aux nuages. Petit aussi, il y avait un orage dehors, mes parents m'ont demandé d'aller chercher un plat d'abricots qui était resté sur le puits, la foudre est tombée juste à côté de moi. Et je suis bien entendu fasciné par les histoires de lamas qui dirigent les éclairs avec leur phurba, de saints qui ne sont pas mouillés par la pluie etc... Dans mon roman, Daniel va se balader dans le ciel quand il y a des gros orages et discute avec les entités qui font ça. Bref. Après m'être rendu compte un peu de tout ça, j'ai fait un rêve où j'étais connecté psychiquement à une entité qui était dans un cumulonimbus, rêve très étrange mais pas spécialement inquiétant.

Bon, c'est pas le tout de parler du bon vieux temps, maintenant y a du pain sur la planche.

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Petit rêve lucide

Je fais des posts à part pour les RL, comme ça les gens qui ne sont intéressés que par ce sujet retrouveront plus facilement ce qu'ils veulent.

Finalement c'est pas gagné de faire des RL toutes les nuits, parce que pratiquer une heure + s'endormir du bon côté c'est moins facile que prévu.

Donc cette nuit, j'ai une espèce de faux état intermédiaire, puisque c'est dans un ancien logement. Vu l'endroit, je n'ai aucune chance de trouver un maître ou même un perso intéressant. Du coup je décide de me concentrer et de demander une transmission de nulle part, en quelque sorte. Et la meilleure c'est que ça marche, un truc tombe du ciel, comme s'il y avait là un maître. Deux fois de suite. En plus j'ai aussi une partie de l'énergie du rêve.

Voilà qui ouvre des horizons. Parce que trouver des maîtres, c'est jamais gagné. Du coup il va falloir que j'étudie diverses façons de se concentrer, en rapport avec ce qui pourra tomber.

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