Entomologie humaine et pratique spirituelle

23 mai 2017

Des inconvénients d'être ignare

Je viens de lire un livre de Salin Michael, je ne dirai même pas lequel. Le gars m'est sympathique, mais alors franchement il aurait dû s'abstenir d'écrire, surtout vu la peine que ça lui a coûté. Premièrement le nombre d'informations contenu dans le livre est très restreint. De page en page, on retrouve quasiment (ou carrément) les mêmes phrases, ce qui est assez troublant de la part de quelqu'un qui nous met en garde contre la tendance à répéter sans cesse. Il est resté illettré jusqu'à 19 ans et je pense qu'il en a résulté un retard intellectuel assez conséquent, car sa pensée tourne autour d'idées très restreintes. Cela ne signifie pas grand chose quant à sa réalisation, qu'il tenait visiblement d'une vie antérieure même s'il a dû faire des efforts pour l'actualiser, cela signifie simplement qu'il avait assez peu de neurones. Mais comme Ramana a déclaré que sa vache était réalisée, on ne voit pas pourquoi Salim Michael ne pourrait pas l'être malgré sa totale absence de sphère intellectuelle. 
Un signe évident du fait qu'il la tenait d'une vie antérieure, c'est qu'il ne lui vient pas à l'idée que les exercices de concentration que l'on fait devraient être signifiants. De plus, il répète sans cesse que si on se tient dans le vide, on finira par percevoir son être véritable. Encore faudrait-il qu'on en ait un, car pour quelqu'un qui n'en a pas, faire les exercices qu'il conseille conssiste juste en une forme de suicide spirituel. Si on brise la coquille de l'oeuf avant que le poussin soit complètement formé, c'est con pour lui. Du coup il se retrouve à proposer des exercices de concentration totalement dénués de sens (qui doivent ressembler à des trucs Gurdjieff j'imagine) en disant qu'on devrait y trouver une intense joie spirituelle. Pire que cela, il propose de diviser l'attention, ce qui est la pire chose à faire. D'un côté il faudrai se concentrer sur le nada, tout en restant conscient du ciel au dessus de notre tête et du sol sur lequel on marche. Alors déjà il faudrait entendre le nada, et puis ensuite pour diviser son attention comme ça, il faudrait qu'elle soit dans le canal central d'un bout à l'autre, car à ce moment elle ne serait pas réellement divisée mais occuperait simultanément plusieurs lieux qui ne seraient en réalité pas séparés à la façon des lieux physique, et certainement pas à la façon du haut et du bas. Que ça ait marché pour lui prouve simplement qu'il avait un être psychique déjà très constitué. De la même façon qu'il est devenu concertiste seulement après avoir étudié le violon pendant 3 ans. A quel point aurait-il été sérieux pour lui d'écrire une méthode de musique pour expliquer comment devenir concertiste en 3 ans ? Et qui l'aurait pris au sérieux ? C'est ce qu'il a fait dans le domaine de la spiritualité, en pire. Bon, je ne vais pas pointer les incohérences de son discours, qui sont nombreuses, notamment sur les états post-mortem - il prétend connaître le sujet mais n'y connaît rien et se contredit d'une page à l'autre, tantôt on est réintégré dans le grand tout, tantôt on se retrouve figé dans l'état créé de son vivant, tantôt on se réincarne, mais on ne sait ni quoi ni qu'est-ce... -.
Bref, j'en ai assez de tous ces ignorants qui n'ont pas la moindre idée de ce qui est en jeu, qui descendent de leur nuage pour venir nous enseigner à nous, pauvres mortels, en nous expliquant que nous sommes comme eux, et qu'il n'y a qu'à faire comme eux. Et puis évidemment qui disent que l'intellect, c'est mal, que tout est en soi et qu'il suffit de faire le vide.

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17 mai 2017

Salim Michael

http://fr.meditation-presence.com/fr/articles/roledelamusique

Edward Salim Michael : Kamaal a symphonic tale for narrator and orchestra.

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14 mai 2017

"Mise au point"

A un correspondant :

La concentration en un point c'est concentrer son esprit tout entier sur une chose à la fois, et il n'y a que comme ça d'ailleurs qu'on arrive à quelque chose. Au début on le concentre sur des qualités, ou des objets ayant des qualités, ensuite sur des canaux, mais il faut déjà avoir mélangé des qualités aux canaux, parce que sinon ça ne sert à rien.
Ce que je fais généralement quand je médite, c'est que laisse venir des souvenirs et j'essaie de me concentrer sur les qualités qui en émergent. Par exemple vous avez vu un tableau qui vous a inspiré, ou un animal, ou une plante, ou une personne, en général c'est toujours un petit détail, il faut arriver à attraper ce détail et à se concentrer dessus pour l'amplifier. C'est un peu comme pour la thérapie primale où on attrape le détail qui fait mal, sauf que là c'est avec des détails qui inspirent. Comme je le dis ailleurs, la méditation n'est au fond qu'une extension de la thérapie primale...
Cette histoire de détail n'est pas connue, la plupart des gens posent globalement leur esprit, dans zazen par exemple, mais à mon avis c'est une incompréhension totale, ils commencent par la fin. Pour pouvoir appréhender une multiplicité d'objets de manière correcte, c'est un niveau déjà avancé. Puisque ça correspondrait au fait de faire circuler des vents purs dans la multiplicité des canaux correspondants (puisque les objets perçus sont en réalité dans nos canaux). Vu notre état c'est déjà bien beau si on peut les déboucher un par un.    Donc les tibétains peuvent parler de toutes sortes de méditations possibles, mais il n'y en a qu'une qu'ils considèrent comme efficiente, c'est la concentration en un point qui pour eux peut mener à la réalisation complète. Bon, j'exclus le dzogchen, en même temps je crois que le dzogchen est une méthode avancée de concentration en un point, qui se ferait en de multiples points.

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Perception non-duelle

Publié quelque part : 

Je ne comprends pas tout ceci, parce que je ne vois aucune différence entre attention interne et externe. Comme le disent les soufis, l'amant l'aimé et l'amour sont une seule et même chose, ce que je ne percevais pas il y a quelques années. Mais aujourd'hui si par exemple je regarde une mouette qui vole, il est évident que ce n'est pas une "mouette extérieure" que je suis en train de regarder, mais une production intérieure que se forme à partir d'un inconnaissable (la mouette en soi et pour soi, disons). Quand je conduis, le flot de circulation est lui aussi une production intérieure, ni plus ni moins que toutes les pensées intérieures que je pourrais avoir au même moment. Steve Jourdain a parfaitement analysé la réalité de cette situation, qu'il a résumée en disant "Nous croyons percevoir, alors que nous concevons".
Je me permets de citer un extrait :"Tout ceci est un rêve ! A tout instant, tout ce que nous désignons à l’extérieur de notre conscience et qui nous apparaît si réel, doué d’une réalité autonome et extérieure à notre propre conscience, tout ce que nous apercevons à l’extérieur de nous-même par la fenêtre de notre pensée, tout cela est hallucinatoire. Ceci n’a pas un atome de réalité. C’est un phénomène purement imaginaire. Ce sont des effets subjectifs que ta conscience endormie constitue subrepticement en réalité autonome et séparée de toi. Voilà le propre de l’hallucination. Ressentir comme réel ton passé, le passé en général, ou l’avenir, ou Paris, ou le cosmos en tant que réalités séparées de toi, c’est être halluciné, comme le fou qui passe dans la rue en discutant avec un interlocuteur fantôme. Le type a perdu les pédales parce qu’il a constitué en réalité un effet purement subjectif et irréel. Tout ceci te donne la mesure de ce qui doit être éradiqué. Cela te donne aussi la mesure de l’immensité de ce qui doit être remis au sein de la conscience pour s’y dissoudre. Une fois cette conversion énorme opérée, il n’y a rien de mal à agiter une marionnette et à jouer. Mais il faut absolument percevoir que mon avenir, ma mort, moi-même en train de produire les pensées que je suis en train de produire, les diplodocus, Charlemagne, ne sont que marionnettes agitées par mon esprit, mais qu’en vertu d’une horrible maladie spirituelle qui s’est abattue sur moi voici un milliard d’années, c’est-à-dire maintenant immédiatement tout de suite, plus vite que moi, plus tôt que moi, mon âme ne sent plus ses propres doigts agiter la marionnette et la traite comme une réalité étrangère. Il te faut donc récuser l’irrécusable partout où il sévit, c’est-à-dire dans la totalité de ton champ de perception !"
Il serait faux de penser que Steve Jourdain est solipsiste. Ce qu'il dit, c'est que nous ne percevrons jamais que notre propre esprit. Je ne crois pas qu'il se prononce sur l'origine du contenu, qui apparemment ne l'intéresse pas.
Donc, j'oserais dire que la réussite de la méditation externe est subordonnée au fait que par-delà l'illusion de l'objet externe, on devient capable de percevoir la pensée primordiale qui engendre cette illusion (un autre des chevaux de bataille de Steve Jourdain). Je deviens conscient que par-delà l'apparence de la mouette, je perçois ma mouette intérieure, et c'est cela qui me donne cette joie car à ce moment la perception devient effectivement non-duelle. Donc, que l'on y aille par l'extérieur ou par l'intérieur, il s'agit toujours de réaliser que l'amant l'aimé et l'amour sont une seule et même chose.
En effet, il ne faudrait pas s'imaginer que dhyana va nous libérer de nos productions intérieures et nous faire aboutir dans la pure vacuité. Pour les tibétains, nous ne percevons jamais directement quoi que ce soit jusqu'à la "claire lumière de signification". Jusque-là, même si nous avons l'impression que tout se résorbe, nous sommes toujours en train de percevoir une image générique de la vacuité. Cela dit je ne me prononcerai pas sur le sens de "percevoir directement la vacuité" je n'ai pas la moindre idée de ce que c'est. Il faut préciser que c'est un niveau rarement atteint, même par les saints, car même pour le saint qui "meurt de son vivant", il va commencer par réaliser la claire lumière analogique ultime (analogique, donc), qui engendre le corps illusoire impur. Pour ce qui est de la purification de cette expérience et l'obtention du corps illusoir pur, même les tibétains se battent entre eux concernant la réelle possibilité de le réaliser. Dudjom Rinpoche n'y croyait pas, par exemple. Bref.
Tout cela étant dit, je ne remets pas en cause l'expérience de JLC mais seulement son analyse. C'est un problème récurrent avec la littérature mystique d'ailleurs. La plupart des saints ne parviennent pas à analyser correctement leur expérience (leur grille de lecture n'étant pas adéquate), en sorte que s'il n'y a pas de doute sur l'expérience, l'explication qui en est faite conduit sur des fausses pistes.
Du coup, je conseille fortement la lecture de Steve Jourdain, qui est un "théologien" hors pair, et qui remet un grand nombre de pendules à l'heure sur le fonctionnement de l'esprit.

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Bon, j'ajoute un truc. Je discutais récemment avec une ami, il m'expliquait qu'il y avait des perceptions objectives, subjectives etc... et alors je ne comprenais rien à ce qu'il me racontait. Subjectif c'était par exemple une hallucination, et objectif, ça voulait dire "vrai", d'une vérité séparée de nous en quelque sorte. Bon, j'ai fini par comprendre qu'il raisonnait sur un mode duel et que c'était pas gagné de lui expliquer ce qu'il en était. D'ailleurs je n'ai plus de réponse depuis mes explications probablement vaseuses...

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12 mai 2017

Epousailles

Un ami FB m'a fait découvrir un excellent auteur, ou plutôt un excellent roman Epousailles. Bon, j'ai acheté la version kindle, pas trop chère... Alors disons-le tout de suite l'auteur n'est pas un écrivain, ni un poète, son langage est purement descriptif. Par contre ce qu'il décrit est très intéressant puisque c'est du vécu. Le début est sans doute un peu ennuyeux, mais à partir du voyage en Thaïlande, on trouve de nombreuses descriptions de ses expériences, qui tiennent pour une bonne part de la thérapie primale, et surtout une excellente description de stage de développement personnel. Il y a aussi une très bonne description de l'institution de l'école publique et de sa folie. De la façon dont ceux qui peuvent aider les enfants peuvent se faire accuser d'être dans une secte par des gens jaloux prêts à tous les faux témoignages. On sent là aussi le vécu. 
Ensuite, bon, la conclusion est un peu optimiste, au sens où tout serait à sa place. Sauf que le "à sa place" laisse entendre que tout est pour le mieux. Il suffit pourtant d'aller voir les témoignages de rescapés d'Hiroshima ou d'Auschwitz, ou des poulets en batterie s'ils pouvaient parler, pour comprendre que pas grand chose n'est pour le mieux. En revanche, tout est conforme à la loi du karma, et puisque la loi du karma est la Justice divine, alors certes, notre karma nous permettra de réaliser ce qu'est Dieu, si la possibilité nous en est laissée. Or c'est là que le bât blesse. Pour la plupart des êtres, c'est impossible. Je ne crois pas que beaucoup d'animaux d'élevage industriel aient le loisir de réaliser le divin, ni les somaliens qui meurent de faim, ni les paysans indiens qui se suicident, ni les chinois qui vivent dans des cages à lapins. On pourra toujours leur dire qu'ils sont à leur place, je ne crois pas que cela leur sera du moindre réconfort. Saint Bonnet disait qu'en toute époque, pas plus d'un individu sur dix mille n'avait une chance de se sortir du samsara, en vertu de je ne sais quelle loi occulte. On voudrait que ça soit faux, ne serait-ce que dans son propre intérêt, mais malheureusement quand on regarde autour de soi...     

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05 mai 2017

Transmissions

(Je recopie ma réponse à un commentaire)
Bon, c'était juste pour dire que si on affirme quelque chose au sujet des saints/maîtres, il me semble raisonnable d'appuyer cela 1) soit sur l'expérience personnelle 2) soit sur ce qu'on a lu d'eux et qu'ils auraient écrit à leur propre sujet 3) soit sur les récits d'expériences des disciples. Si tu examines les affirmations qui ont cours dans le domaine de la spiritualité, tu en trouveras beaucoup qui sont de l'ordre de la croyance générale, qui ne sont étayées par rien du tout sinon la "certitude" que c'est vrai, absolument sans preuve. Si on veut s'en sortir, il me semble qu'il est nécessaire de vérifier tout ce qu'on croit, et de se demander en vertu de quoi on le croit. Puisque tu parles de mon livre, je peux affirmer qu'il n'y a dedans aucune affirmation gratuite, c'est le principe de ma démarche. Je n'ai pas cité toutes mes sources car ça ferait des centaines de notes de bas de pages, mais j'ai plusieurs preuves directes ou indirectes de tout ce que j'affirme.
Cela étant dit, il est évident que si chaque croyance doit être vérifiée, chaque mot doit avoir une définition précise. Donc pour ma part je n'emploie aucun mot à toutes les sauces, ni à une sauce générale. Donc la transmission c'est pas un vague truc qu'on attrape à droite à gauche, c'est quelque chose de précis, qu'on demande de manière assez formelle, en principe. Pour le prêtre dont je parlais plus haut, il fallait demander, ça pouvait être "le lumière de la Mère de Dieu", celle du "Saint-Esprit", celle du "Père" ou du "Christ", ou même d'un ange. Et ça n'est pas la même chose qui vient. Il était catholique, j'aime autant le dire (pour préciser que ça n'était pas un charismatique, ce qu'on pourrait croire). Pour le tibétains, on demande la transmission de telle ou telle divinité, ou encore de la nature de l'esprit, mais enfin c'est toujours très précis. Je connais moins l'islam, mais je sais qu'il y a là de nombreuses lumières, ou Noms divins, et que rien n'est vague non plus.
Si c'est devenu vague chez nous, c'est non seulement avec les charismatiques qui mettent le Saint-Esprit à toutes les sauces, mais aussi avec les hindous, qui mettent la Shakti à toutes les sauces eux aussi. C'est passé dans l'égrégore général. Et ensuite, n'importe qui qui va n'importe où reçoit toutes sortes de "transmissions", sauf que si on demande une description un peu plus précise, évidemment il n'y a rien de très convaincant, parce que soit c'est un truc "sauvage" qui fait un peu n'importe quoi, soit ça n'est "rien" tout simplement. Chez les tibétains c'est très net, les gens disent recevoir toutes sortes de transmissions, mais l'effet est nul. S'ils lisaient les maîtres, ils verraient que ces derniers ne transmettent rien à tous les vents, et que s'ils prétendent le faire, c'est pour des raisons qui les concernent, ce n'est pas pour autant qu'ils le font.
En un mot quand on a reçu une transmission, la moindre des choses c'est qu'on peut décrire exactement à quoi ça ressemble (comparée à d'autres par exemple) et l'effet que ça a eu (ou les canaux que ça a ouvert et les compréhensions que ça a fait germer).
Donc les transmissions, telles que je les entends, ce ne sont pas des graines. C'est encore une notion très répandue, et qui est là pour cacher le néant effectif. Quand j'étais chez les bouddhistes, ou ailleurs, on me répétait sans cesse que le lama ou je ne sais qui "plantait des graines". Genre un jour tu découvriras tout à coup un rosier dans ton jardin. Ensuite les gens se fabriquent des armadas de rosiers imaginaires qui auraient germé tout seuls parce que "quelqu'un" les aurait mis là, mais on n'en voit jamais l'effet.
Pour ce que j'ai vu, les transmissions ne sont pas des graines, mais des lumières déjà bien formées, qui influencent très nettement. Tu es transporté dans un autre univers pendant quelques jours. Mais en général tu n'y restes pas, sauf si tu restes avec le gars qui te l'a donné, ou si tu t'accroches comme un fou. Mais bon, des transmissions il y en a aussi autour de nous dans l'atmosphère, il faut "juste" accéder à la dimension où elles se trouvent.

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04 mai 2017

Méditation et vélo

Aujourd'hui je suis allé faire du vélo avec un nouveau groupe, encore des petits vieux, mais qui ont la forme (28 de moyenne sur 75km). En fait il y a 3 groupes, les jeunes, les moins jeunes et les vieux, sachant que les jeunes roulent à 37-40 de moyenne... bref. Je me trouve bien chez les vieux, j'ai vu des jolies paysages, j'ai rien pu manger, à peine boire, j'ai raté le sprint final parce que c'est toujours pareil, des camions de 90kg se rappliquent là et comme c'est plat ils sont imbattables... (les plus gros étant toujours avantagés sur le plat) en plus on m'a dit qu'il y avait là des gars du groupe 2. Bon. Donc sur le moment c'était sympa, sauf que j'ai passé tout l'après-midi à m'en remettre et que c'est pas fini. Mais c'est bien pour la pratique en fait. Je gis comme une larve dans le canapé, mais en même temps je ne peux pas vraiment dormir (une histoire de vents), donc je médite. 
En tous cas il y a un truc de sûr avec le vélo, c'est que c'est, comme pas mal de sports, un monde tout à fait masculin. Si on veut voir des filles, c'est pas là qu'il faut aller. Je crois qu'il n'y en avait qu'une sur les 3 groupes (100 personnes au moins je dirais). Maintenant quand je vois le physique de certains, je me dis que je suis clairement défavorisé (sauf dans les côtes) et que je le serai toujours. Sauf si je fais comme Jeanne Liberman et que j'utilise la méditation pour progresser en vélo. Un usage super intelligent de l'énergie spirituelle. Mais que faire d'autre ? Je ne veux certainement pas être gourou au vu des ennuis que ça garantit, et en plus c'est un type de relation qui ne m'intéresse pas. Voir les gens dérailler et être obligé de le leur dire, non merci. Il faut avoir une âme de dictateur quelque part, ou avoir attiré en soi un ange dictatorial.
J'ai également pu noter à diverses reprises que c'est un milieu très raffiné ("Ptain les gars y a eu une cassure après le stop, pour vous rattraper c'était mortel, j'ai la selle dans le trou du cul !"). En même temps je crois que je préfère ça aux milieux soi-disant raffinés, intellectuels ou artistes, qui sont d'une prétention insupportable. Je deviens comme certains qui préfèrent fréquenter les animaux plutôt que l'élite du genre humain qui se croit dans des mondes divins mais navigue surtout dans son propre fantasme. Bref. Heureusement que "l'amour" au final se révèle fondamentalement sans objet. Au début on cherche des gens à aimer, on n'en trouve pas des masses, alors on s'en invente, et puis on réalise finalement que le geste ne nécessite pas d'objet pour être bien réel - auquel cas ça tombe probablement sur les plantes et les escargots -. On n'en demande pas plus, finalement.
   

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03 mai 2017

Anecdote

Cet aprem je discutais avec un collègue de vélo, en lui disant que les "bons" on les reconnaît rien qu'en voyant leurs jambes.

Et donc, un peu plus tard, au niveau de la côte de la Brède (une petite côte de 2mn), on se retrouve avec devant nous un papy et un plus jeune. Le papy a un vrai physique de merde, pas un pet de muscle et 15kg de trop. Je me dis "celui-là je m'en vais te le déposer au bord de la route...". Et donc on entame la montée, et mon papy toujours à 20km/h, il ne ralentit même pas dans la portion difficile, et en plus il n'a pas l'air de fournir tellement d'effort. Moi je suis derrière son collègue qui monte assez bien (il a un assez bon physique), mais voilà que le vieux nous prend 20 mètres ! J'y crois pas. Bon j'avais encore de quoi partir à sa poursuite, mais j'en crois tellement pas mes yeux que l'idée ne me vient même pas. J'ai déjà constaté que quand on voit un truc impossible, on a du mal à réagir. Arrivé en haut je parle au gars devant moi "Dites donc il monte drôlement bien votre collègue, j'en reviens pas.
- Il a un moteur".
Hein ? Quoi ? Il me faut quelques secondes pour réaliser qu'il a un moteur dans son vélo. Après ça je vais examiner le vélo, bon ben si on n'est pas au courant ça ne se voit pas. Dingue.

Je crois qu'il était dans la roue arrière car ça ressemblait à ceci :

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Nature de l'ego

Je commence à penser que l'ego est une maladie, plutôt qu'une chose dont nous aurions la responsabilité au sens moral. Je veux dire que quand une personne a attrapé la grippe ou la peste, il ne viendrait pas à l'idée de qui que ce soit de l'accuser de l'avoir fait exprès. Mais pour l'ego finalement, on accuse les gens de mauvaise moralité. A peu près. C'est de leur faute, et il serait de leur ressort d'y faire quelque chose. Mais je commence à croire que c'est beaucoup plus compliqué que ça. Que c'est de notre ressort à peu près autant que les maladies - et après tout il y a bien des gens qui se guérissent de maladies mortelles avec des diètes et autres.
Pour moi, l'ego est un ensemble de défauts des canaux, défauts qui peuvent être extrêmes ou modérés.
Dans le genre extrême, je parlais à un collègue de vélo qui me racontait comment il avait pété un plomb dans un avion - je le comprenais d'autant mieux que moi-même je n'aime pas du tout les avions. Bref, il expliquait que sur ce coup, il se serait roulé par terre si on ne l'en avait pas empêché, et qu'en un mot il ne se maîtrisait absolument plus, et qu'il en avait été fort surpris par ailleurs. Dans ma nomenclature, il s'agit d'un secteur de canaux cassés. J'en ai quelques uns, ça ne me fait pas rouler par terre, mais ça me paralyse pour le coup et c'est pas la peine de venir me parler à ce moment. Tout le monde en a, même Adi Da parle de quelque chose qui y ressemble dans sa biographie.
Ensuite, il y a le cas un peu plus léger ou un peu moins lourd, qui correspond à une distorsion de la perception. Un ami par exemple me faisait part de ses perceptions sur Macron, ça ressemblait à du Lovecraft, et il m'est apparu qu'il n'était pas en train de me décrire EM mais un secteur de canaux abîmés. Si, on est assez observateur, on peut se voir soi-même glisser là-dedans à telle ou telle occasion, et avec un peu de familiarité on peut aussi le voir chez les autres. 
Et finalement il me semble évident que si les gens sont tellement incapables d'entendre des choses nouvelles ou d'écouter ce qu'on leur dit, c'est que ça les ferait glisser dans un secteur défectueux. En somme, ce qu'on appelle l'ego, c'est à la fois le rigidité qui protège de ces secteurs, et ensuite la folie qui s'empare de nous quand on y tombe. C'est finalement l'ensemble des maladies de nos canaux, puisqu'on peut supposer qu'il y en a de plusieurs sortes. Mais si on a bien vu ces choses en face, on sait que malheureusement le remède est très difficile à trouver et ne dépend nullement de notre volonté. A peine de notre bonne volonté.
Il n'y a que la lumière divine qui puisse remettre ça d'aplomb, à supposer qu'elle n'amplifie pas la destruction. En effet, j'ai remarqué chez moi et chez les autres qu'une surcharge énergétique (de shakti) va aller déborder dans ces zones pour y mettre un vrai bazar. Voilà pourquoi les gens deviennent complètement fous avec les gourous. Alors avant d'en approcher un, il faut certainement se réparer, avec un peu de lumière, mais pas trop, sinon le remède est pire que le mal.
Ma méthode consistant à se créer son propre yidam est moins efficace que de trouver un vrai gourou au niveau de la quantité, mais beaucoup plus sûre au final, car le yidam qu'on crée ne va pas activer nos névroses - en principe. Car bien sûr si on a trop de névroses, le yidam sera lui aussi atteint d'une manière incurable, ou plutôt on y laissera entrer des influences incontrolables -. Le yidam qu'on se crée peut apporter la quantité de lumière adéquate pour réparer pas mal de choses, ce qui ne veut pas dire que ça soit facile.  

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23 avril 2017

Au passage

(suite à un autre commentaire non publié...) Je n'ai pas envie d'expliquer pourquoi je ne méprise pas tant que ça mes acheteurs qui me permettent de payer mon loyer. Je citerai juste un cas. Un jour un gars m'écrit pour me dire qu'il a acheté par compulsion pour 220$ sur mon site, qu'il a sa famille à nourrir, qu'il n'a plus d'argent etc. et me demande remboursement. Je lui ai remboursé la moitié, après avoir pris conseil auprès de JW qui si je me souviens bien m'avait conseillé de ne rien rembourser. Je me suis dit que si son histoire est vraie, ne rien rembourser serait difficile pour lui, mais tout rembourser ne ferait que l'inciter à recommencer. Il m'a fait presque regretter mon geste puisqu'il final je me suis fait insulter. Quoi qu'il en soit, je ne ferai jamais cadeau de 110$ à une personne que je méprise, surtout vu ma situation financière.

En même temps le fond du problème serait peut-être de vendre des articles incitant à la compulsion ? Mais est-ce que ce n'est pas le cas de tout ce qu'on trouve ? Que dire de ceux qui passent leur vie chez Décathlon à s'acheter sans cesse des articles de sports ? Quand ce n'est pas des vélos à 5000 euros ? (je parle de gens des classes 'populaires') Que dire des bonnes femmes pas forcément riches qui ont 10 paires de chaussures, 20 ou 30 robes, et dont la compulsion est de s'acheter sans arrêt des habits ? Tout est sujet à compulsion de nos jours, les habits, les articles de sport, la bouffe, les ordinateurs... chacun la sienne, c'est tout. Il y en a peut-être certains qui estiment que le "fantasme" c'est vilain, j'estime pour ma part que c'est une des rares sources d'énergie qu'on ait à disposition. Ce que je fais ne se rapproche pas de ce qui est occultement malsain, je pense à certains dessins animés japonais dont le même JW m'a envoyé une fois un lien. Mais il est certain qu'une personne frustrée, genre prêtre catholique, va trouver malsain absolument tout, car évidemment tout va lui rappeler sa propre obsession. Y compris des situations qui n'ont rien à voir avec cela, comme un gars en kimono qui fait du judo avec une fille en kimono.

Il y a des tas de monastères qui vendent de la confiture, du chocolat, des friandises. Un obsédé sexuel va voir le démon dans tout ce qui lui rappelle son obsession. Moi, j'ai une addiction au sucre, et un monastère qui vend du chocolat, c'est ça pour moi le démon.
L'autre jour je voyais une vidéo avec un paysan qui expliquait que son métier c'était d'empoisonner les gens.
On s'empoisonne aussi avec les colorants des habits chinois, avec les meubles Ikea traités à je ne sais quoi, avec le moindre matelas.
Alors, enseigner le dharma pour faire le bien autour de soi ? J'en connais qui ont fait bien plus de mal avec le dharma qu'avec des vidéos plus ou moins érotiques. Un gars qui vient me dire que si son gourou tuait quelqu'un ce serait pour son bien parce que son gourou est omniscient, c'est une corruption bien plus profonde que celle de mes clients.

Tiens, et pour rire, je mets une conversation que j'ai eue l'an dernier avec un client :
"I recently purchased the member 27 package yet cannot access any video downloads.The order # is: 02162 10401 00000 5563. Please investigate. Merci.
- What is your login password ? Anyway the right page is here ***
- my order number should be sufficient. It is as follows:   0216210401000005563. This should be enough. Please activate this subscription.
- Your Highness, I understand that you have forgotten your password and login. So : login is ***. password is ***. It's perfectly working with the link I gave to you : ***. Is there anything else that you humble servant can do for you ?" (j'oublais, le mail du type est quand même votretrone@***.com ça ne s'invente pas").
- Deign kneel, (asshole)-prithy nay such a fix worked not! Try again, dipshit! S'il vous plait...............
- Try firefox
- I have forgotten my password. My confirmation # is: 02162 10401 00000 556. Please email it to me. Thanks.
- You will find it in my last email"

Il y a des gens vraiment très étranges.

 

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